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L’éducation dans la conférence de presse d’Emmanuel Macron : étendre à la GS de maternelle le dédoublement en éducation prioritaire, limiter à 24 élèves la taille des classes, de la grande section au CE1, revaloriser le métier d’enseignant. Réactions et revue de presse

26 avril Version imprimable de cet article Version imprimable

ADDITIF du 29.04.19

Macron : Des annonces efficaces et réalistes ?
Que restera-t-il des annonces du président de la République du 25 avril ? Tirant ses conclusions du Grand débat, E. Macron a dévoilé des mesures importantes pour l’Ecole : le dédoublement des classes de grande section de maternelle (GS), la limitation à 24 élèves par classe de la GS au CE1, l’arrêt des fermetures d’écoles et même la revalorisation des enseignants. Ces mesures répondent à des attentes des enseignants. Mais elles semblent incompatibles avec les politiques menées jusque là par le gouvernement. Dès maintenant la question du budget de l’Education nationale est posée.

Les annonces d’E Macron

Lors de son allocution du 25 avril, Emmanuel Macron a longuement parlé d’éducation et fait des annonces importantes. « J’ai demandé au gouvernement… de pouvoir étendre le dédoublement des classes qui fonctionnent et il y a déjà de très bons résultats dans les quartiers défavorisés, de l’étendre à la grande section de maternelle mais de pouvoir dans toutes les écoles de la République, de la grande section de maternelle au CE1 avoir des classes à taille humaine c’est-à-dire qui ne dépassent jamais 24 élèves », dit le président de la République « Nous devons… ne plus avoir d’ici à la fin du quinquennat de nouvelles fermetures, ni d’hôpitaux ni d’écoles, sans l’accord du maire…Cela suppose de mieux former les professeurs, de rendre leurs carrières plus attractives. Et donc dès à présent de progressivement rebâtir, revaloriser ce métier essentiel à la République et à la vie de la nation qu’est l’enseignant, le professeur, le maître.. Et de toute façon en vue de la réforme des retraites que nous aurons à conduire, il faudra revoir en profondeur et revaloriser cette profession ».

10 000 postes à créer dans le premier degré

Selon le ministère de l’Education nationale, ces mesures seront étalées de 2019 à 2022. Si certaines semblent faciles à mettre en œuvre, d’autres vont poser beaucoup plus de problème à l’Education nationale.

Dès 2019, les fermetures d’école nécessiteront l’accord des maires, ce qui illustre le caractère déséquilibré des relations actuelles entre l’Etat et les collectivités territoriales. « Dès la prochaine rentrée et jusqu’à la fin du quinquennat, plus aucune fermeture d’école n’aura lieu sans l’accord du maire », écrit le ministère. Mais il ajoute « certaines de ces fermetures pourront s’inscrire dans le cadre de la signature d’une convention ruralité. Il en existe aujourd’hui 52 qui privilégient ainsi le partenariat et le dialogue avec les élus. » En réalité, cette mesure est facile à mettre en œuvre car elle concerne moins de 200 cas pour la rentrée 2019. Et l’engagement ne porte que sur les fermetures d’école et non de classes, qui vont continuer à être imposées par l’Education nationale, particulièrement en zone rurale.

Le dédoublement des classes de Grande section de maternelle (GS) en éducation prioritaire va être beaucoup plus difficile à réaliser. Elle devrait commencer à partir de la rentrée 2020. C’est que cette mesure concerne 6000 classes et donc autant de postes à créer.

La limitation à 24 élèves des classes de GS à CE1 hors éducation prioritaire concerne selon l’Education nationale de 3000 à 5000 postes. Au total ce sont environ 10 000 postes que l’Education nationale devra créer entre 2020 et 2022 dans le premier degré pour répondre à cet engagement présidentiel soit plus de 3000 par an.

Flou sur la revalorisation des enseignants

Quant à l’engagement présidentiel de revaloriser le métier d’enseignant, le ministère s’en tient à l’annonce de l’application des accords PPCR pris par le précédent gouvernement et par la revalorisation de la prime de Rep+, qui se fait d’ailleurs attendre. On est loin d’une mise à niveau des carrières des enseignants, notamment avec la mise en place de la réforme des retraites .

Qui paiera le prix de ces mesures ?

Sur Twitter des professeurs des écoles ont immédiatement souligné l’impasse entre les annonces et la réalité de la politique gouvernementale. « Ce qui nous inquiète, c’est que nous voyons que les effectifs de profs des écoles sont en baisse…Nous savons qu’il n’y aura pas assez de profs pour réaliser ce bel objectif. Même si on décrètait aujourd’hui l’augmentation mirifique du nombre de profs au concours, on ne parlerait que du concours 2020, donc titularisés en 2021 (dernière année scolaire du quinquennat). C’est cela qui nous inquiète : quand le gouvernement annonce l’application progressive dès cette rentrée 2019, c’est donc forcément au détriment des classes de PS, MS, CE2, CM, qui sont déjà très chargées, et des remplacements, déjà sinistrés », écrit une enseignante.

« L’annonce de la fin des fermetures d’écoles, celles des d’hôpitaux, plus de fonctionnaires sur le terrain... n’est pas compatible avec le dogme de la baisse des dépenses publiques qu’il a pourtant confirmé », a tout de suite souligné la FSU. « Le ministère devra donc expliquer rapidement comme il entend procéder, sauf à charger encore un peu plus les autres niveaux de classes », réagit immédiatement le Snuipp Fsu.

Pour le Se Unsa, ces mesures nécessitent « un accompagnement budgétaire spécifique. Sans cette garantie, les logiques déjà à l’œuvre de redéploiement depuis le second degré vers le premier degré jusqu’à l’intérieur même des écoles sont appelées à s’amplifier. Au regard du projet de loi Fonction publique et de son objectif d’accentuer le recours aux emplois contractuels, rien n’assure non plus que les moyens alloués riment bien avec des recrutements de professeurs des écoles formés et sécurisés… Pour le SE-Unsa, il faut dès aujourd’hui un plan prévisionnel des recrutements pour les 3 années à venir ».

Une politique inefficace ?

Les créations de postes dans le premier degré depuis 2018 ont été financées en supprimant autant de postes dans le second degré. Ainsi en 2019 cela concerne 2600 postes. Les mesures annoncées imposent d’aller encore plus loin jusqu’en 2022. Même si les réformes du lycée et du lycée professionnel vont permettre de supprimer des postes, puisque les volumes horaires diminuent et que le système de spécialités permet de maximiser le remplissage des classes, l’étalement sur trois ans ne pourrait se faire qu’au détriment des lycéens et aussi des écoliers du CE2 au CM2.

Dès maintenant les regards se portent sur le budget 2020. Comment JM Blanquer, qui jusque là n’a pas su négocier avec Bercy une revalorisation de son budget, compte-il s’y prendre pour appliquer ces mesures ? Comment Bercy , qui mise sur la suppression de 50 000 fonctionnaires d’Etat pour équilibrer son budget, compte-il faire ?

Alors qu’une étude vient de souligner que la réduction des effectifs des classes n’est pas plus efficace que l’apport de maitres surnuméraires mais est beaucoup plus couteuse, c’est le choix gouvernemental qui est interrogé. En généralisant les réductions d’effectif par classe, le gouvernement envisage une mesure qui est politiquement porteuse. Mais il semble que faute d’un budget suffisant, la mesure ne soit atteignable qu’en aggravant la situation dans les autres niveaux de l’enseignement au point d’en affaiblir encore l’efficacité.

François Jarraud

Extrait de cafepedagogique.net du 29.04.19

 

Petits-déjeuners gratuits, cantine à 1 euro : les maires et les parents n’ont pas confiance
Petits-déjeuners gratuits, cantine à 1 euro, aisance aquatique... Les annonces se succèdent, savamment mises en scène, au nom de la lutte contre les inégalités. Le problème est lorsque l’on passe à la concrétisation. Quand ces mesures vont-elles s’appliquer ? Sur quels territoires ? Comment les finance-t-on ? On entre alors dans un océan d’incertitudes. La conférence de presse organisée le 24 avril dernier par la FCPE sur le thème de la cantine à 1 euro a fourni un exemple éclatant de la perplexité suscitée par la « com » trépidante du ministre. Rodrigo Arenas, co-président de la FCPE, a expliqué qu’il avait tout appris par la presse et qu’il attendait toujours un rendez-vous officiel. Les trois élus locaux présents étaient tout autant dans le brouillard et inquiets : ces mesures vont-elles encore peser sur leurs budgets déjà amputés ? Retour sur une conférence de presse sous tension des annonces ministérielles.

Extrait de cafepedagogique.net du 29.04.19

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Annonces d’Emmanuel Macron

Voir la revue de presse des cahiers-pedagogiques.com du 28.04.19

Annonces
Education, petite enfance, école, enseignement, formation : Les pistes d’E. Macron
“Pouvoir d’achat, temps de travail, retraites... Le chef de l’État Emmanuel Macron dévoile un plan d’action pour relancer son quinquennat lors d’une conférence de presse à l’Élysée.”

Annonces de Macron : Pour des classes à 24 élèves, quels moyens ?
“Dans sa conférence de presse, jeudi 25 avril, Emmanuel Macron a annoncé que les effectifs seront limités à 24 élèves dans toutes les classes de la grande section de maternelle au CE1.”

24 élèves par classe : Macron tente de colmater les brèches ouvertes par la mobilisation enseignante
“Macron a annoncé jeudi vouloir plafonner les effectifs de la grande section au CE1 à 24 élèves par classe. Une mesure pensée pour apaiser la colère et la mobilisation dans l’Education Nationale, qui semble pourtant bien ridicule face à l’ampleur des attaques menées par Blanquer.”

Éducation : quel accueil pour les annonces d’Emmanuel Macron ?
“C’est l’une des annonces faites par Emmanuel Macron cette semaine : les classes de grande section de maternelle, de CP et de CE1 ne dépasseront plus 24 élèves. Une mesure bien accueillie par les parents d’élèves.”

Éducation : la question du financement après les annonces d’Emmanuel Macron
“Emmanuel Macron a annoncé, lors de sa conférence de presse du jeudi 25 avril, qu’il souhaitait que certaines classes ne dépassent pas les 25 élèves. Enseignants et parents attendent désormais des actes.”

Jean-Michel Blanquer affirme que les fermetures de classes se poursuivront
“Le ministre de l’Éducation a confirmé ce samedi 27 avril la promesse d’Emmanuel Macron de ne plus fermer d’écoles primaires contre l’avis des maires. Mais il a expliqué que des classes continueraient à fermer en fonction des besoins.”

 

Après les « CP à 12 », Emmanuel Macron souhaite des « classes à 24 » en CE1
Le chef de l’Etat vient de fixer un nouveau cap et veut plafonner le nombre d’élèves de la grande section de maternelle au CE1, partout sur le territoire.

Baisser les effectifs, un remède aux maux de l’école ? C’est en tout cas la ligne assumée par le président Emmanuel Macron. Après les dédoublements de classes en CP et CE1 dans l’éducation prioritaire, censés être achevés en septembre 2019, le président de la République souhaite l’étendre à la grande section de maternelle. Cette mesure entrera en application à partir de la rentrée 2020 et concernera 6 000 classes en plus. Mais le chef de l’Etat vient de fixer un nouveau cap, jeudi : plafonner à vingt-quatre élèves le nombre d’enfants – soit 1,4 million d’élèves – dans toutes les classes allant de la grande section de maternelle au CE1, partout sur le territoire et pas seulement en « ZEP », entre les rentrées 2020 et 2022. Le ministère chiffre le nombre de classes supplémentaires entre 3 000 et 5 000.

La mesure rejoint une revendication récurrente des parents d’élèves. Elle répond aussi à une demande des enseignants : le SNUipp-FSU, syndicat majoritaire au primaire, a lancé à l’automne 2018 le hashtag #pasplusde25, pour réclamer « partout » pas plus de vingt-cinq élèves par classe – et pas plus de vingt en éducation prioritaire.

Un virage ? Si l’on s’en tient aux moyennes divulguées, rentrée après rentrée, par le ministère de l’éducation, l’école française n’est pas si loin de ce « plafond » de vingt-quatre écoliers sur lequel veut s’engager l’Elysée : le nombre moyen d’élèves par classe s’est établi, à la rentrée 2018, à 24,3 dans le préélémentaire public (c’est-à-dire en maternelle), à 23,3 dans l’élémentaire public. Il est un peu plus élevé dans le privé, mais reste loin de la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit autour de vingt et un.

Où trouver les enseignants ?
Comme toutes moyennes, ces chiffres ne disent pas grand-chose de la diversité des situations. En milieu urbain, il n’est pas rare de voir des classes de grande section accueillant vingt-huit enfants, parfois trente. Des « enfants serrés comme des sardines », peut-on lire sur les pancartes accrochées aux grilles des écoles mobilisées. Le syndicat SNUipp-FSU a sorti la calculatrice : hors éducation prioritaire, il estime à 15 000 le nombre de classes de grande section et à 20 000 celles de CP et de CE1 qui dépassent le seuil de vingt-quatre enfants. L’annonce, selon lui, devrait donc faire porter l’effort sur quelque 35 000 classes.

La suite est réservée aux abonnés.

Extrait de lemonde.fr du 25.04.19

 

[…] « Les vraies inégalités ne sont pas fiscales »
Emmanuel Macron établit une liste de thèmes sur lesquels le gouvernement doit travailler pour « lutter contre les vraies inégalités, qui sont celles d’origine, de destin. Les inégalités à la naissance qui ne se sont pas améliorées ».

Le président évoque ici à nouveau son plan pauvreté, et ses mesures en matière d’éducation. « Il faut étendre le dédoublement des classes en CP et l’étendre à la grande section maternelle dans les ZEP [zones d’éducation prioritaires]. Il faut aussi que les classes entre la moyenne section et jusqu’au CE1 ne dépassent jamais vingt-quatre élèves ». Sans préciser s’il y aura des créations de postes d’enseignants pour cela :

Extrait de lemonde.fr 25.04.19

 

Conférence de presse d’Emmanuel Macron : les mesures en faveur de l’éducation
26 avril 2019

Emmanuel Macron s’est exprimé ce jeudi 25 avril pour présenter à la presse les annonces à l’issue du Grand Débat. Le point sur les annonces faites pour l’éducation.

Une semaine après l’annulation de sa prise de parole en raison de l’incendie de Notre-Dame et la fuite dans la presse de ses propos pré-enregistrés, Emmanuel Macron s’est enfin exprimé. Pas d’effet de surprise donc, mais le président a tout de même fait des annonces en matière de fiscalité, d’écologie, de démocratie, ou d’immigration. Cette conférence de presse a également été l’occasion pour le président de présenter ses mesures en faveur de l’école.

Des classes de 24 élèves en grande section, CP et CE1
Depuis le début de son quinquennat, Emmanuel Macron met l’accent sur l’école primaire. Pour le président, il faut réduire les inégalités dès le plus jeune âge afin que tous les élèves maîtrisent les savoirs fondamentaux, à savoir « lire, écrire, compter ». Après l’obligation de scolarisation dès 3 ans et le dédoublement des classes de CP et de CE1 en réseau d’éducation prioritaire (REP et REP+), Emmanuel Macron prévoit d’étendre cette mesure à l’ensemble du territoire.

Emmanuel Macron a également annoncé la mise en place de classes à 24 élèves en grande section, CP et CE1 dès la rentrée prochaine et d’ici à 2022. Le gouvernement envisage de renforcer la présence des professeurs du 1er degré.

Extrait de vousnousils ;fr du 26.04.19

 

Annonces Macron : le SE-Unsa demande des garanties sans attendre

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Dans le cadre de sa conférence de presse de conclusion au grand débat, le président de la République a fait plusieurs annonces qui concernent l’Éducation.

Limitation à 24 élèves en grande section, CP et CE1, extension à la grande section du dédoublement en éducation prioritaire, plus de fermetures d’écoles sauf avis contraire du maire, revalorisation des enseignants. Si ces annonces concrètes permettent sans aucun doute de faire mouche dans l’opinion, elles nécessitent des explicitations et surtout des garanties.

24 élèves par classes en GS-CP-CE1 et dédoublements

L’objectif sur la fin du quinquennat de limiter à 24 élèves par classe en grande section, CP et CE1 est un premier pas utile vers l’abaissement nécessaire de l’ensemble des effectifs si, justement, il ne repose pas sur le reste du système éducatif. Il nécessite un accompagnement budgétaire spécifique. Sans cette garantie, les logiques déjà à l’œuvre de redéploiement depuis le second degré vers le premier degré jusqu’à l’intérieur même des écoles sont appelées à s’amplifier. Au regard du projet de loi Fonction publique et de son objectif d’accentuer le recours aux emplois contractuels, rien n’assure non plus que les moyens alloués riment bien avec des recrutements de professeurs des écoles formés et sécurisés.

De la même façon, l’ambition d’étendre le dispositif de dédoublement en éducation prioritaire à la grande section doit être assortie de dotations spécifiques.

Moratoire sur les fermetures d’écoles

S’agissant du moratoire sur les fermetures d’école sauf avis contraires des maires, le Président rassure l‘opinion mais propose surtout la glaciation du tissu scolaire pour trois ans au lieu d’encourager les acteurs à concevoir et à investir dans une offre éducative globale de qualité, en particulier dans les territoires qui subissent une baisse démographique continue.

Recrutements et formation

Si mieux former les personnels et rendre leur carrière plus attractive fait également partie du pack « réussite de l’École » de l’Elysée, il va falloir que cela se voie rapidement et notamment par un changement de méthode sur la mise en œuvre d’une formation choisie et non subie comme par une inversion de la courbe des postes ouverts aux concours. Pour le SE-Unsa, il faut dès aujourd’hui un plan prévisionnel des recrutements pour les 3 années à venir.

Revalorisation des personnels

Enfin, le Président a annoncé sa volonté de revaloriser les personnels. Les attentes sont fortes. L’exécutif ne devra pas décevoir. Cette revalorisation devra être à la fois financière et professionnelle pour une réelle prise en compte de l’importante responsabilité inhérente au métier et de l’investissement des personnels au quotidien pour la réussite de leurs élèves.

Suppression d’emplois de fonctionnaires

Le Président s’est dit prêt à renoncer à son objectif de suppression de 120 000 emplois de fonctionnaires mais pas à sa volonté de réduction de la dépense publique. Ces annonces du 25 avril ne font pas oublier le projet de transformation de la Fonction publique et font même craindre son accélération. Le SE-Unsa appelle les enseignants, CPE et PsyEN à réussir la grève du 9 mai avec l’ensemble des fonctionnaires.

Des annonces concrètes, c’est bien. L’explicitation pleine et entière, c’est mieux. Le SE-Unsa souhaite être reçu rapidement pour obtenir toutes les précisions et garanties nécessaires sur ces annonces.

Extrait de enseignants.unsa.org du 26.04.19

 

Annonces d’Emmanuel Macron : premières interrogations des élus et de la FCPE

"Le Réseau français des villes éducatrices se félicite de la volonté d’Emmanuel Macron d’améliorer le taux d’encadrement à l’école primaire", mais demande au Gouvernement de procéder à un "diagnostic précis de la situation actuelle, en particulier dans les très nombreux cas de classes multi-niveaux". Il demande aussi une "discussion sur le niveau à dédoubler" dans les écoles maternelle relevant de l’éducation prioritaire. Pourquoi pas les "très petites" et les "petites sections" plutôt que les grandes sections ? Autre point à discuter, les constructions "de salles de classes, voire de nouvelles écoles", qui impliquent "le soutien de l’Etat aux collectivités en investissement mais aussi en fonctionnement". Il faudrait de plus prévoir la réouverture des places aux concours. "Sans ces préalables, ces plafonnements se feront au détriment des autres niveaux de classes", estime le RFVE.

Pour leur part, l’AMF, l’APVF l’AMRF (les maires, les maires des petites villes et les maires ruraux) s’interrogent. Ils distinguent fermetures d’écoles et fermetures de classes, et l’un d’eux ajoute : "On a baissé de 6 % le nombre d’élèves en France et on a fermé à peu près 24 % des écoles. Cela veut dire qu’il faudra faire vraiment machine arrière dans beaucoup de domaines."

La FCPE se pose des questions similaires. La création de "3 000 à 5 000 classes" suppose des bâtiments, des aménagements, les personnels d’accompagnement. Elle calcule de plus que les classes de l’enseignement privé sous contrat sont plus chargées que celles de l’enseignement public. C’est donc le privé qui devrait surtout tirer profit de cette limitation des effectifs.

Extrait de touteduc.fr du 26.04.19

 

LES TWITTS DE LA SOIREE DU 25 AVRIL

Emmanuel Macron‏Compte certifié
Donner à chacun les mêmes chances pour réussir, c’est avoir des classes à taille humaine au moment où on apprend à lire, écrire, compter. Investir dans l’école, c’est la première politique de lutte contre les injustices dans notre pays.

Emmanuel Macron a retweeté Élysée
Donner à chacun les mêmes chances pour réussir, c’est avoir des classes à taille humaine au moment où on apprend à lire, écrire, compter. Investir dans l’école, c’est la première politique de lutte contre les injustices dans notre pays.

Ne plus avoir de nouvelles fermetures ni d’hôpitaux ni d’écoles d’ici la fin du quinquennat sans l’accord du maire » : c’est dit. Cela n’exclut par « des réorganisations », précise le président.

 

SNUipp-FSU‏ @leSNUtwitte
Poursuivre les dédoublements, les étendre en GS, ne plus fermer d’#école dans le quinquennat : des annonces qui restent à budgétiser !
Contradictoires avec la baisse du nombre de postes au #concoursPE

 

Battaglia‏ @matteabattaglia
En matière d’éducation, l’annonce de classes plafonnées à 24 élèves de la grande section de maternelle au CE1 est confirmée. Le président parle aussi « d’étendre les dédoublements » en grande section de maternelle. De nouvelles « classes à 12 » ? Ce n’est pas très clair.

 

yannick Trigance‏ @yannicktrigance
Revaloriser les enseignants ? Si @EmmanuelMacron veut vraiment le faire, il peut appliquer le PPCR mis en place par @najatvb mais qu’il a gelé à son arrivé avec @jmblanquer ! #education

 

Thibaut Poirot‏ @ThPoirot
Promettre 24 élèves par classe en CP/CE1, alors que le nbre de postes au concours de professeur des écoles a baissé en 2019 (-1075), cela signifie redéploiement de moyens, donc suppressions de postes ailleurs et classes à +30 à.p. du CE2, à ++36 au lycée. #conferencedepresse

 

Sur le site OZP,
voir le mot-clé ***Elysée, Matignon (gr 2)/
voir la rubrique DECLARATIONS GOUVERNEMENTALES

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