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L’éducation prioritaire dans les priorités pour la rentrée 2017 présentées aux recteurs

8 février 2017 Version imprimable de cet article Version imprimable

Najat Vallaud-Belkacem s’est exprimée sur la préparation de la rentrée 2017 à l’occasion de la réunion des recteurs du 7 février 2017.

[...] Je veux commencer par le principe qui doit désormais guider toutes les mesures que nous prenons en matière de carte scolaire dans le 1er comme le 2nd degré : la répartition des postes doit prendre en compte, en priorité, la situation sociale et scolaire des écoles et des établissements. Oui, il est indispensable de donner plus, d’offrir un meilleur encadrement et de meilleures conditions d’apprentissage à ceux qui ont moins ; à ceux qui ont, encore plus que les autres, besoin de l’école pour apprendre.

Dans le premier degré, le contexte démographique est particulièrement favorable. Il est donc essentiel que tous – enseignants, parents, élus de la République –puissent bien mesurer l’effectivité de nos priorités. La priorité au primaire n’est pas un vain mot : c’est une réalité qui doit être vécue, au quotidien, dans les établissements de vos académies. Vous devez également renforcer les moyens du remplacement, essentiels pour la continuité du service public et pour la formation continue des enseignants. La rentrée 2017 permettra aussi de doter chacune des écoles de l’éducation prioritaire qui ne le sont pas encore, d’un "maître plus", soit d’un dispositif "plus de maîtres que de classes". Le comité national de suivi présidé par Marie-Danièle Campion en a encore montré tous les bienfaits sur les conditions d’apprentissage des élèves.

En parlant de bienfaits, je veux insister sur ceux de la scolarisation des moins de trois ans. Nous devons prolonger nos efforts, dans ce domaine : cela passe, notamment, par le partenariat avec les CAF et les mairies. Relancez-le, renforcez-le, partout où cela est nécessaire. J’attire aussi votre attention sur la question des Rased. Là où les Rased sont incomplets, je vous demande de recréer des postes. En effet, avec le CAPPEI nous rénovons la formation des maîtres spécialisés, grâce en particulier, à l’alternance. Nous venons aussi de créer le nouveau corps des psychologues de l’éducation nationale. Il serait donc peu compréhensible que cela ne s’accompagne pas d’un effort en matière de postes.

[...] Dans le second degré, la première des priorités, outre la démographie, est bien sûr la réforme du collège, la poursuite du financement des heures professeurs et de l’autonomie pédagogique.

[...] La troisième priorité dans le secondaire est l’appui aux lycées les plus fragiles, dont ceux relevant aujourd’hui d’un label de l’éducation prioritaire avec les 450 nouveaux postes à répartir comme je l’ai indiqué dans les lycées généraux et technologiques et les lycées professionnels les plus défavorisés. Je remercie en particulier les recteurs des académies d’Aix-Marseille et Versailles, Bernard Beignier et Daniel Filâtre, pour le travail de dialogue et de conviction qu’ils ont su mener à bien. Enfin, je rappelle toute l’attention que j’accorde au travail d’explication et de pédagogie de ces priorités, tant lors du dialogue social que dans vos entretiens avec les élus.

Cette rentrée doit aussi être l’occasion de continuer à nous mobiliser pour vaincre le décrochage.

Je vois, quand je me rends dans vos académies, à quel point vous vous êtes emparés avec intelligence du plan d’action décrochage. Cela nécessite notamment de savoir faire évoluer nos pratiques pédagogiques, et je vous encourage à poursuivre le déploiement des formations dans ce domaine aussi bien en formation initiale qu’en formation continue. Grâce à ces actions, nous sommes, pour la première fois, passés sous les 100 000 décrocheurs. Nous pouvons encore faire mieux.

Comme je vous l’ai dit le 10 janvier, nous pouvons, dès la rentrée 2017, passer sous les 80 000. D’abord, nous avons une marge de progression considérable sur la repréparation à l’examen après un échec au bac ou au CAP. Pour vous donner une idée, seuls 4 élèves sur 10 repassent l’examen du bac en lycée professionnel après un échec en 2016. Ils étaient 3/10 en 2014. C’est un premier progrès, nous devons l’amplifier. Si nous parvenons à accompagner entre 3 et 5 élèves supplémentaires par lycée, toutes filières confondues, cela représente au bas mot 15 000 élèves supplémentaires. Nous devrions également toucher 1 500 élèves supplémentaires dans le cadre du droit au retour en formation d’ici mai 2017. Surtout, nos mesures gagnent en efficacité, année après année : leurs résultats conjugués peuvent être estimés, d’ici à juin 2017, à un nombre d’élèves concernés entre 3000 et 5000, ce qui nous amène in fine à près de 20 000 élèves supplémentaires.

Passer le cap des 80 000, nous pouvons donc le faire. Et nous allons le faire. Ne laissons pas retomber la dynamique vertueuse qui s’est initiée. Votre rôle est essentiel : vous avez tous les leviers nécessaires pour agir, et en particulier, celui de la repréparation à l’examen, je tiens à insister sur ce point.

Extrait de education.gouv.fr du 07.02.17 : Réunion de recteurs du 7 février 2017. Discours de la ministre

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