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Sorties de ZEP : positions d’organisations (FCPE Var, Questions de classe(s), Ecole émancipée) et tribune libre d’enseignants et parents de Seine-Saint-Denis

15 décembre 2014 Version imprimable de cet article Version imprimable

L’éducation est-elle vraiment prioritaire ?
Les responsables FCPE des départements de PACA réunis en Comité Régional expriment collectivement leur opposition à la proposition de nouvelle carte de l’Education Prioritaire telle que prévue pour nos territoires.

Extrait de Facebook.com du 14.12.2014 : Communiqué de presse de la FCPE Paca

 

Questions de classe(s). Site alternatif d’éducation, de lutte et de pédagogie
La coordination des établissements mobilisés pour l’éducation prioritaire, réunie le 9 décembre appelle à poursuivre le mouvement engagé depuis plusieurs semaines.
Pour le maintien de tous les établissements (écoles, collèges et lycées) dans les réseaux d’éducation prioritaire ;
Pour l’élargissement de la carte de l’éducation prioritaire (REP/REP+) ;
Pour des moyens pérennes, à hauteur des besoins, permettant une refonte de l’éducation prioritaire, assurant une limitation des seuils d’élèves par classe, la pérennité des équipes enseignantes, un recrutement massif de personnels…

Extrait de questionsdeclasses.org du 10.12.14 : Pour l’Education Prioritaire, tous ensemble on continue !

 

[...] Enfin, par cette pétition, nous réclamons qu’aucun établissement ne sorte du réseau de l’Education prioritaire, à l’exception des établissements qui en exprimeraient la préférence explicitement. Les quartiers populaires souffrent déjà suffisamment de la crise, pour qu’il ne soit pas nécessaire d’y rajouter le démantèlement de leur établissement scolaire.
Ne laissons ni nos écoles, ni nos collèges, ni nos lycées être exclus de l’Education prioritaire.
Collectif Ecole émancipée

Extrait de petitions24.net : Contre le démantèlement de l’éducation prioritaire

 

Tribune libre
A la date du 15 décembre, cela fera plus de 3 semaines que nos collèges sont vides. Parents et enseignants, solidaires, considèrent que les mesures d’exclusion de l’Education Prioritaire qui les frappent sont intolérables et injustes. En face d’eux, des gestionnaires, sourds à tout argument, totalement coupés des réalités de nos classes, débitant les mêmes éléments de langage, les yeux rivés sur leurs indicateurs, capables de louvoyer quand les enjeux politiques sont délicats, incapables de gérer une situation de crise qu’ils ont eux mêmes provoquée en nous assénant leurs décisions d’exclusion, sans préavis, sans sommation, sans concertation.

A ceux qui nous disent que les 350 millions d’investissement sont un effort conséquent de la part du ministère, nous répondons que pour en apprécier « l’importance », il convient de le mettre en perspective avec de récents arbitrages du budget de l’Etat. Que sont ces 350 millions face aux 800 millions d’euros de pénalités consentis pour la rupture de contrat avec l’entreprise privée Écomouv’ ? Que sont ces 350 millions face aux 50 milliards d’euros du pacte de responsabilité, accordés aux entreprises ?
Ces 350 millions d’euros restent donc bien un effort marginal envers l’éducation prioritaire qui, bien que rassemblant 20 % des élèves de France, ne représente que 1,98 % du budget de l’Education.

A ceux qui nous disent que l’on ne peut élargir davantage le périmètre de l’Education Prioritaire, nous répondons qu’il est inadmissible de déplacer des moyens spécifiques d’un établissement nécessiteux à un autre, censément plus nécessiteux, engageant en cela une course à la misère malsaine et délétère. Que cela est d’autant plus inadmissible que dans le même temps les hauts cadres de l’Education Nationale chargés de mettre cette réforme en application se voient gratifiés d’une bonification d’indice rétroactive augmentant leur traitement de façon conséquente. C’est honteux et indécent.

A ceux qui nous disent que si tout le monde bénéficie des conditions de travail de l’Education Prioritaire cela n’aura plus de sens, nous répondons qu’il y a une certaine ironie à se plaindre sans arrêt de l’échec scolaire, du décrochage, de la démotivation des élèves, de la perte de sens d’une pédagogie frontale et impersonnelle tout en considérant que mettre un enseignant formé devant une classe de 25 élèves est un luxe que la Nation ne peut financer. Nous répondons que nous accueillons TOUS les élèves à l’école de la REPublique, que beaucoup méritent attention, inventivité, aide, soutien, encouragements, et dispositifs pédagogiques ambitieux. Sortir des écoles et des collèges de l’Education Prioritaire c’est alimenter l’échec scolaire dans les quartiers populaires, c’est une politique de régression scolaire et sociale à laquelle jamais nous ne souscrirons.

Personne ne consent à arrêter le travail 3 semaines, à occuper des établissements jour et nuit, soutenus par les parents, les élus pour une bagatelle, pour un luxe. Cette réforme heurte le cœur de nos missions, le cœur de nos métiers, de nos convictions. La colère est profonde, nous sommes déterminés, aujourd’hui, nous le serons demain quelque soit l’issue de ce combat car nous sommes l’Education Prioritaire.

Les équipes éducatives :
Paul Eluard, Montreuil
Barbara, Stains
Courbet, Romainville
Balzac, Neuilly-sur-Marne
Christine de Pisan, Aulnay-sous-Bois
Gérard Philipe, Aulnay-sous-Bois
Victor Hugo, Aulnay-sous-Bois
Descartes, Tremblay-en-France
et les parents du collège Eluard et de la FCPE Romainville

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