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Le rapport 2013 de l’ONZUS confirme le taux d’échec scolaire des "élèves résidant en ZUS" et souligne les différences entre la carte des ZUS et celle de l’éducation prioritaire

20 décembre 2013 Version imprimable de cet article Version imprimable

Le rapport 2013 de l’ONZUS (Observatoire national des Zones urbaines sensibles), qui vient d’être publié, comprend un passage sur "la scolarité des élèves résidant en ZUS" (pp.77-92)

 

Innovations de l’ONZUS
Si l’hétérogénéité des situations des différentes ZUS mérite d’être rappelée, le rapport 2013 comporte une nouveauté avec la prise en compte, en ce qui concerne l’éducation, non pas des seuls élèves scolarisés en ZUS, mais de l’ensemble des élèves dont la mère réside en ZUS.
Une différenciation qui a son importance quand l’on connaît les stratégies d’évitement pratiquées autour des établissements scolaires des quartiers sensibles, et qui permet à l’ONZUS de démontrer que la réussite scolaire augmente moins vite pour les élèves résidant en ZUS que pour leurs camarades n’habitant pas ces quartiers.

Pire : le taux de réussite au brevet national décroît en fonction de la concentration d’élèves résidant en ZUS. Il est de 88% dans les établissements comptant moins de 10% d’élèves issus des quartiers sensibles, contre 73,2% dans les collèges où plus de la moitié des élèves résident en ZUS.
Autre statistique peu glorieuse, près de trois élèves sur cinq résidant en ZUS s’orientent – « ou plutôt sont orientés » rectifie Bernadette Malgorn en référence au phénomène d’orientation subie – vers la voie professionnelle, contre moins d’un tiers habituellement. Il n’est pas exclu que la cassure se réalise même quelques années avant, puisque 22 % des élèves de ZUS entrant en 6ème ont au moins un an de retard, contre 13% dans les quartiers environnants.

L’illettrisme des adultes (et donc des parents) est également un phénomène touchant davantage les populations habitant les ZUS que les agglomérations classiques : il s’élève à 15% dans ces territoires en difficulté contre 7% dans le reste de la France, selon des chiffres datant pour leur part de 2011.

Extrait de lagazettedescommunes du 19.12.13 : Zones urbains sensibles. Les principaux chiffres à retenir

 

Les élèves des zones urbaines sensibles (ZUS) aiment bien l’école. Selon une enquête publiée dans l’édition 2013 de l’Observatoire national des ZUS, leur envie d’aller à l’école est normale. Par contre le taux de réussite scolaire est nettement inférieur à la moyenne nationale.

Selon le rapport de l’Observatoire national des ZUS, rien en sépare les enfants des ZUS de ceux des autres quartiers en ce qui concerne le rapport à l’école. 90% d’entre eux se sentent bien à l’école un taux comparable à la moyenne nationale. 16% se sentent en insécurité mais c’est un taux identique à celui des zones plus favorisées. Les sociologues écartent donc l’idée que l’univers scolaire serait étranger à ces élèves. Ils ont bien assimilé la nécessité d’aller à l’école.

Par contre les taux de réussite s’écartent très tôt de la moyenne. Dès la fin du primaire, 22% des enfants ont déjà redoublé, presque le double de la moyenne nationale (13%). A la fin de la 3ème ils sont deux fois plus nombreux à demander un lycée professionnel qu’un LGT (54% contre 30%).

L’enquête révèle également l’inadéquation de la ZUS pour établir une carte scolaire du prioritaire. On a une majorité d’élèves ne vivant pas en zus dans les établissements scolaires de la zus. Inversement la majorité des élèves nés en zus est scolarisée hors zus. Si l’éducation nationale entend se rapprocher de la cartographie du ministère de la ville, elle devra l’adapter en se basant sur les données de chaque établissement.

Extrait de cafepedagogique.net du 19.12.13 : Prioritaire : Les élèves des ZUS et l’Ecole : Je t’aime, moi non plus

 

Le rapport intégral (240 p.)

La synthèse (36 p.)

Le sommaire de la synthèse
Le contexte socio-économique p.4
Les revenus et la pauvreté en Zus p. 5
Emploi et activité p.8
Scolarité au collège et au lycée p.12
Le climat à l’intérieur des établissements scolaires p.18
Les difficultés face à l’écrit et l’illettrisme p.20

L’accès à la santé et aux services sociaux p 22
La sécurité et la tranquillité publique p.24
Les jeunes : accès à l’indépendance et opinions sur leurs conditions de vie
p. 25
Les actions financées dans le cadre des Cucs p.32

 

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