> 7 - PEDAGOGIE, FORMATION > FORMATION DES ACTEURS > ACTES nationaux, académiques et locaux > Actes locaux > Assises. Synthèses des demi-journées de concertation par réseau : Grenoble, (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

Assises. Synthèses des demi-journées de concertation par réseau : Grenoble, Lyon

22 novembre 2013 Version imprimable de cet article Version imprimable

GRENOBLE

La synthèse académique

Préambule
Les consultations dans les 35 réseaux de réussite scolaire de l’académie se sont déroulées durant la première moitié du mois d’octobre. Elles ont réuni, par réseau ou groupement de deux réseaux, les personnels du premier et du second degrés. Un groupe, réunissant autour du coordonnateur académique un chef d’établissement, un IEN 1er degré, un chargé de mission, a analysé les remonté esdes consultations locales et produit la synthèse suivant.
Celle-ci présente dans une première partie les réactions au diagnostic national proposé par la Cellule Interministérielle de Modernisation de l’Action Publique (CIMAP) et dans une deuxième partie reprend les points saillants des différentes contributions dans leurs convergences, mais aussi les points qui font débat dans et entre les différents réseaux.

Partie 1 : Constat et diagnostic
Deux points d’accord émergent généralement avec les conclusions du diagnostic :
- Le travail en équipe et en concertation est un postulat nécessaire à un travail efficace en Education Prioritaire,
- L’accueil et la formation spécifique des personnels qui doit leur permettre d’être mieux à même de remplir leur mission.
Un point de désaccord est partagé par tous les réseaux qui contestent l’assertion selon laquelle l’effectif des classes serait sans effet sur la réussite des élèves.
Parmi les remarques effectuées, on peut en retenir quatre qui sont particulièrement partagées :
- Un souhait de complémentarité et de globalité est exprimé quant aux différentes actions avec les partenaires, en particulier les parents, et la Politique de la Ville,
- La prise en charge des élèves à besoins particuliers (ENA, ASH..) est notée plusieurs fois comme un enjeu et une difficulté,
- Un besoin de temps de concertation inclus dans les services est exprimé,
- La demande d’une véritable reconnaissance professionnelle est revendiquée.

Partie 2 : Leviers d’évolution proposés

1. Perspectives pédagogiques et éducatives
Un point revient régulièrement autour de « l’estime de soi » à rendre à l’élève, en particulier au travers de l’évaluation et de la valorisation des progrès. En même temps, les équipes insistent sur la nécessité d’avoir des exigences et des objectifs él
evés, mais cohérents et explicités. Quelques réseaux proposent un travail à faire avec les élèves sur l’apprentissage et sa conscientisation.
Le débat autour de l’évaluation est toujours d’actualité, l’appropriation du SCCC et de son évaluation semble rester parfois marginale.
La question de l’apprentissage, de la maîtrise et de la compréhension de la langue est très présente.
Quelques réseaux développent une réflexion assez poussée sur la pratique du langage écrit et oral et sur le sens à lui donner dans les apprentissages tout au long du parcours de l’élève.
La question du travail personnel de l’élève fait la rgement débat à l’intérieur des réseaux et entre les réseaux : devoirs à la maison, temps des devoirs, méthodologie du travail scolaire...
La question du sens à donner aux apprentissages et leur mise en cohérence est abordée par un certain nombre de réseaux. Les propositions vont vers des projets transdisciplinaires et inter degrés ; le levier de l’Education artistique et culturelle est souvent privilégié.
La différenciation pédagogique et l’individualisation sont assez rarement abordées et, lorsqu’elles le sont, font l’objet de débats.
Un certain nombre de réseaux émettent essentiellement des demandes de moyens supplémentaires en les listant et en les justifiant plus ou moins précisément, mais généralement sans les rattacher à un besoin ou une stratégie explicitée. Ces demandes on t pu être assorties d’un constat de personnels qui se « sentent démunis vis-à-vis de l’ampleur de la tâche »
. Souvent ces remarques ne semblent pas laisser la place à un débat contradictoire et la case est vide ou peu significative.

2. Perspectives relatives à l’accompagnement et à la formation
Les demandes peuvent porter sur des temps de concertation assortis de décharges hebdomadaires et une formation spécifique des enseignants (y compris dès la formation initiale) prenant en compte les spécificités de l’EP. Les formations à distance sont généralement peu souhaitées.
Une demande assez forte semble se dessiner de formations d’établissement ou d’école. Certains réseaux évoquent des stages inter degrés, avec des thématiques ciblées sur la prise en charge des élèves. Sont aussi parfois évoqués les groupes de parole ou d’analyse de pratique, le tutorat entre enseignants et la gestion des conflits. Le rôle du conseil école-collège est abordé par trois réseaux.
L’accompagnement par les corps d’inspection n’est que très rarement évoqué et pour en souligner la rareté ou l’attente d’un accompagnement des besoins spécifiques.

3. Perspectives relatives au travail en équipe, en réseau et en partenariat
Un large consensus se fait sur l’institutionnalisation des temps de concertation même si cette concertation paraît abordée de manière plus ou moins approfondie selon les réseaux.
Le souhait d’une harmonisation entre le 1er et le 2nd degré est assez souvent exprimé pour permettre un travail conjoint et lever des « freins administratifs décourageants et chronophages » et un réel travail inter degrés. Une réflexion est engagée sur les échanges et la complémentarité des services entre le 1er et le 2nd
degrés, allant parfois jusqu’à évoquer une forme de bivalence. Une réponse technique est nécessaire pour lever ces freins.
Le besoin de tierces personnes est évoqué pour faire le lien entre la famille, l’école et le social ; les APS peuvent être une réponse. Le rôle des services médico-sociaux est diversement apprécié : élément de continuité qui fonctionne bien, ou au contraire manque de liens.
L’implication de l’ensemble des partenaires locaux est majoritairement soutenue
, mais son efficience fait l’objet de débat. Les partenariats avec la politique de la Ville restent évoqués de manière marginale.

4. Perspectives relatives au pilotage et à l’évaluation
Une attente est formulée en direction des corps d’inspection, en particulier des IA-IPR, d’une présence accrue dans les RRS pour « la mise en lien, la concertation et le pilotage concerté sur des actions concrètes de terrain »
. Il s’agit aussi d’apporter auprès des différents acteurs une forme de
reconnaissance, de soutien et d’accompagnement.
Quelques réseaux expriment l’attente d’un cadrage politique clair et cohérent qui pourrait s’exprimer dans une forme de contrat de réseau avec des objectifs partagés et une garantie des moyens alloués. Le « rendre-compte » est évoqué dans ce contexte.
Une attente forte est exprimée en direction des pilotes des réseaux pour une action de coordination, de soutien, et de régulation des sollicitations... en particulier à l’attention des personnels nouvellement nommés. Les missions du coordonnateur sont évoquées pour demander leur clarification.

5. Perspectives relatives à l’usage des moyens disponibles
L’attachement aux effectifs faibles est affirmé par tous les réseaux comme un moyen de mieux prendre en compte les élèves dans leur diversité (difficultés et besoins particuliers, mais aussi excellence).
Quelques réseaux insistent davantage sur les co-enseignements, les RASED, les dispositifs « plus demaîtres que de classes » et « scolarisation des moins de trois ans »...
La question des « avantages » GRH est évoquée dans la plupart des réseaux, sans
qu’une proposition consensuelle ne se dessine (prime progressive, décharges horaires, gestion de carrière, mutations, postes à profils...).

6. Perspectives relatives à la carte de l’éducation prioritaire
Pour les réseaux « urbains », l’adéquation entre Education Prioritaire et Politique de la Ville paraît un critère partagé. Mais un réseau rural insiste sur la problématique de la ruralité avec le manque de structures locales, l’isolement et la singularité d
e la posture de l’Ecole.
Globalement, ce sont les critères sociaux (plus particulièrement le critère CSP) qui apparaissent comme à privilégier - peut-être par défaut ?- . Toutefois, les critères scolaires sont parfois évoqués : ils sont alors davantage objet de débats intra et inter
réseaux. Le critère de maîtrise de la langue française,en particulier pour les élèves allophones, est évoqué à plusieurs reprises, mais là aussi sans faire consensus.
Le souhait d’un traitement transparent et équitable en cohérence avec la carte scolaire sur l’ensemble du territoire est souvent exprimé.

Extrait de ac-grenoble.fr du 19.13 : Assises éducation prioritaire 2013

 

LYON

Consulter ci-dessous en pièces jointes les synthèses académiques de la demi-journée de concertation de Lyon

Réactions au diagnostic - PDF (214.92 Ko)
Leviers et mise en oeuvre - PDF (373.93 Ko)

 

La journée d’assise inter académique de l’éducation prioritaire
Cette journée réunira les académies de Dijon, Grenoble et Lyon et se déroulera dans l’académie de Lyon le mercredi 27 novembre 2013.

Documents joints



  • PDF - 214.9 ko


  • PDF - 374.6 ko

Répondre à cet article