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Les propositions d’ouverture sociale des Assises du supérieur et de la recherche portent surtout sur les bacheliers professionnels

30 novembre 2012 Version imprimable de cet article Version imprimable

Le comité de pilotage a analysé l’ensemble de ces contributions, qui ont fait l’objet de nombreuses discussions. Ce travail a abouti à la rédaction de 121 propositions ou sujets de débats qui sont listés dans trois documents de travail. Ces propositions sont regroupées en trois thèmes définis par la Ministre : « Agir pour la réussite de tous les étudiants », « Donner
une nouvelle ambition pour la recherche », « Redéfinir l’organisation nationale et territoriale de l’enseignement supérieur et de la recherche », qui font l’objet de trois ateliers pendant les Assises nationales le 26 Novembre au Collège de France.

Le site des Assises

Atelier 1. Agir pour la réussite de tous les étudiants
La démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur et la réussite de tous les étudiants nécessitent de prendre en compte toutes les dimensions de leur cursus et de leur vie quotidienne : depuis l’orientation jusqu’à l’insertion professionnelle, en passant par la simplification de l’offre de formation et la rénovation des méthodes pédagogiques, y compris les dispositifs d’alternance et de formation tout au long de la vie. Parmi les questions qui demandent un approfondissement particulier, cet atelier examinera notamment : celle de la
continuité entre le lycée et l’université, celle de la cohérence entre les filières post-bac, les conditions de vie et de travail des étudiants et le rôle du numérique dans la rénovation pédagogique…

[Les 47 propositions de l’atelier 1 : Agir pour la réussite de tous les étudiants

Les propositions concernant les bacheliers professionnels
5. Renforcer dans la loi la priorité d’accueil des bacheliers professionnels en STS, des bacs technologiques en IUT, en leur réservant un nombre minimal de places. Assurer l’application de cette loi en confiant aux recteurs le droit d’affectation des étudiants dans ces filières. S’assurer de l’adaptation de la pédagogie de ces filières aux acquis de leurs étudiants.

6. Encourager des expérimentations de formations spécialement dédiées aux BACs professionnels, par exemple avec un encadrement spécifique, un enseignement renforcé sur les compétences de base et dans le même temps une scolarité supérieure en apprentissage permettant de valoriser les acquis de la formation professionnelle, en continuité avec le parcours du lycéen.

26. Encourager la reprise d’études pour les bacheliers professionnels ou technologiques qui ont déjà eu une première expérience professionnelle. Encourager le retour en formation et la formation tout au long de la vie en général en renforçant les financements de formation continue et en adaptant les rythmes et les méthodes d’enseignement aux salariés.

 

Les propositions concernant l’aide sociale :
39. Confier au CNOUS et aux CROUS la gestion de l’ensemble des bourses dans le cadre d’un guichet unique (bourses sur critères sociaux, bourses des collectivités, bourses des différents ministères).

40. Refondre le système d’aides aux étudiants et mettre en place une nouvelle allocation d’études pour un plus grand nombre d’étudiants, versée sur des critères sociaux et d’assiduité. Financer ce programme en remettant à plat le système d’aides sociales (demi-part fiscale, APL,…)

41. Améliorer les conditions de vie étudiantes en matière de santé par le développement d’aides à l’acquisition d’une couverture complémentaire, et la transformation des MPU en « Maisons de santé » sur les campus permettant l’accès à des généralistes et des spécialistes.

42. Favoriser l’accès des étudiants au logement indépendant et adapté en augmentant le nombre de construction de logements sociaux gérés par les CROUS, en régulant les loyers à la relocation et ceux des logements de petite surface du parc locatif privé.

Autoriser les collectivités qui le souhaitent à exonérer les étudiants non-résidents du
CROUS de la taxe d’habitation. Développer des dispositifs spécifiques pour les cautions de locations pour les étudiants.

43. Inclure dans le bilan social des universités un volet concernant les étudiants, avec des statistiques sur les conditions de vie, de réussite, de santé, des statistiques sociales et de genre.

44. Améliorer l’attractivité internationale et l’accueil des étudiants étrangers, ainsi que des enseignants-chercheurs étrangers. Améliorer les procédures d’accueil, grâce à une coopération renforcée entre les différents acteurs (Campus France, postes diplomatiques, services préfectoraux, services dédiés des établissements et des organismes). Valoriser dans les contrats des établissements (ou à travers leur
financement) le développement du Français langue étrangère et des cursus en anglais.

45. Placer l’établissement Campus France sous le pilotage du MESR et concevoir son activité en partenariat avec les établissements pour faire prévaloir les objectifs
d’enseignement supérieur et de recherche.

46. Assurer l’accès aux droits sociaux pour les étudiants étrangers, l’adéquation de la carte de séjour aux objectifs du séjour. Veiller à ce que la durée des documents soit compatible avec l’obtention du diplôme et la possibilité d’une insertion
professionnelle.

47. Démocratiser l’accès au Master, notamment en créant des « contrats de
tutorat Master-Licence » pour les étudiants en Master, contrats leur permettant de
financer leurs études tout en travaillant dans leur domaine disciplinaire, en encadrant
les étudiants de Licence – en premier lieu les étudiants en difficulté. Permettre de
cumuler ces contrats de tutorats, ainsi que les autres emplois étudiants liés à la vie de l’université (travail en bibliothèque, en laboratoire, diffusion des sciences et
techniques, vie culturelle ou vie étudiante) avec leur allocation.

 

VOIR AUSSI

Les propositions de l’atelier 2 : Donner une nouvelle ambition pour la recherche

Les propositions de l’atelier 3 : Redéfinir l’organisation nationale et territoriale
de l’enseignement supérieur et de la recherche

Présentation : La simplification de l’organisation de l’enseignement supérieur et de la recherche doit concerner toutes ses dimensions : la réduction du nombre d’intitulés de diplômes, l’évaluation des formations et aussi celle des équipes de recherche et des établissements, l’accréditation des établissements, mais aussi les concurrences internes néfastes entre les différents types de filières et d’établissements. Parmi les nombreuses questions qui seront approfondies, dans la
perspective d’écrire une nouvelle loi pour l’enseignement supérieur et la recherche, on
retiendra tout particulièrement : la gouvernance et les modes de coopération et de
rapprochement entre établissements, les conditions du dialogue entre les pouvoirs de direction stratégique et de décision académique, les modalités de financement des établissements et leur implication dans la dynamique des éco-systèmes de l’innovation et du développement économique, les relations entre l’Etat, les territoires et les établissements…

 

Note du QdZ :. Plusieurs propositions de l’atelier concernent les relations entre l’enseignement supérieur et les lycées mais sans jamais faire allusion (pas même dans l’atelier 3 sur l’organisation territoriale) à des établissements situés dans des territoires en difficulté.
On note en particulier l’absence de référence au dispositif des Cordées de la réussite.

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