> 6 - ACTEURS /POSITIONS > ACTEURS > Enseignants > Enseignants (Témoignages, Portraits) > Violence, projets d’école "artificiels", "défaillance des familles"... : le (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

Violence, projets d’école "artificiels", "défaillance des familles"... : le témoignage et les propositions (autonomie et internats en primaire) d’un directeur d’école en ZEP au Havre

13 avril 2011 Version imprimable de cet article Version imprimable

Voilà seize ans que Thierry Bohand dirige l’école élémentaire Théophile-Gautier, qui accueille 307 élèves, dans le quartier de Bléville, au Havre. Un établissement classé en zone d’éducation prioritaire (ZEP) et de plus en plus souvent confronté à la violence.

[...] Aussi Thierry Bohand propose-t-il de « donner de l’autonomie aux écoles. Son personnel devrait être plus responsabilisé pour un meilleur travail en équipe. Pourquoi ne pas dire par exemple : ’vous êtes en ZEP, définissez un objectif réaliste de niveau scolaire à atteindre en CM2, en quatre ou cinq ans, en tenant compte de votre environnement social et organisez-vous vous-mêmes pour l’atteindre’ ».
Autre cause du problème selon lui : « Il faut agir en même temps au niveau des familles défaillantes. Sans les parents, l’école sera impuissante. Si rien n’est fait dans les quartiers difficiles, on va à la catastrophe. Or, le potentiel est énorme. C’est à ce stade qu’il faudrait créer des internats chaleureux et structurants. Au collège, c’est déjà trop tard. » [...]

Extrait de paris-normandie.fr du 13.04.11 : Le Havre. le cri d’alarme d’un directeur d’école

Répondre à cet article