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Le colloque du CIEP "Un seul monde une seule école ?" a mis en évidence les inégalités dans les systèmes éducatifs

16 mars 2009 Version imprimable de cet article Version imprimable

Extrait de l’Expresso du 16.03.09 : Un seul monde, une seule école ?

Rarement il est donné d’échanger avec une centaine d’experts des systèmes éducatifs venus du monde entier. C’est ce défi qu’a réussi, du 12 au 14 mars, le CIEP, faisant se rencontrer des intervenants de 25 pays. Indiens, Sénégalais, brésiliens, chinois, slovènes, belges, coréens, anglais, gabonais, français... tous ont pu témoigner de la diversité de l’Ecole et en même temps de sa globalisation.
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Partout aussi l’Ecole est confrontée au problème de la diversité. Alors qu’elle a longtemps été perçue comme un outil de promotion sociale, actuellement elle semble reproduire si ce n’est aggraver les inégalités. De la Slovaquie à la France, les exemples ne manquent pas d’échecs de politiques d’intégration scoiale. Et c’est une grande richesse de ce colloque que de montrer l’état des inégalités dans les systèmes éducatifs.
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Extrait des synthèses :

Inégalités sans frontières

« Les inégalités taraudent le système scolaire partout dans le monde » énonce Pierre-Louis Gauthier, l’animateur de l’atelier du matin qui traite « des inégalités dans l’éducation : réponses globales, réponses loclaes ». Comment se traduisent ces inégalités dans les systèmes français, chinois, uruguayen, espagnol et allemand ?
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France : le poids des origines
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L’école est interpellée sur cette inaptitude à gommer les inégalités. Mais, le contexte scolaire lui même, la classe, l’établissement, présente des qualités inégales avec des processus de ségrégations. C’est dans les établissements populaires que les progressions sont les moins bonnes. Le corps enseignant y est moins qualifié, plus jeune, plus mobile. Les attentes développées vis-à-vis des élèves sont moins ambitieuses. La gestion du temps scolaire est différente ; le temps des apprentissages est rogné par des temps consacré à la socialisation, à la discipline. Autant de facteurs qui loin de combler les inégalités, les aggravent.

Allemagne : l’effet Pisa
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Les inégalités territoriales entre l’est et l’ouest se traduisent par un exode des plus qualifiés et amoindrissent les chances de réussite économique pour des régions privées des compétences dont elles ont financées la formation.

L’enquête PISA a souligné ces mêmes disparités régionales en Espagne. Les bons résultats se concentrent dans certaines régions du Nord tandis qu’au Sud, principalement en Andalousie, les résultats sont plus mauvais. Pour Juan Carlos Gonzalez Caraco, les limites de la décentralisation se font sentir avec une hétérogénéité de la dépense par élève selon la région. On assiste à l’émergence d’une fracture Nord/Sud.
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Diversité des élèves : Les élèves "différents" sont-ils en trop ?

Il y a-t-il des pays où l’Ecole sache lutter contre les inégalités sociales ? Pisa nous apprend que oui. On peut citer la Finlande, la Norvège ou même le Royaume-Uni. Mais plutôt que s’intéresser à l’analyse des politiques progressistes mises en place dans ces pays, l’atelier "diversité des élèves" a complaisamment décliné toutes les formes du conservatisme social, "ethnique" et pédagogique.
A commencer par l’analyse de la situation française. Catherine Perotin (Centre Alain Savary) a pu montrer que les élèves d’origine étrangère souffrent davantage de leur origine sociale que de leur origine culturelle. Rappelant 30 ans de politique prioritaire, elle souligne les efforts financiers de ces dernières années : les moyens plus importants attribués aux réseaux Ambition réussite, l’augmentation du temps scolaire avec ses prolongements : accompagnement éducatif, stages d’anglais, stages de vacances etc. sans parler des dispositifs mis en place par les collectivités locales. Tout cela sans grande réussite. Cela interroge l’articulation entre tous ces dispositifs et particulièrement leur rapport avec la classe.
Oubliant la modestie relative des moyens mis en zep (voir par exemple les travaux significatifs de Piketty) des stagiaires se demandent si on n’assiste pas finalement trop les enfants de milieu défavorisé...
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