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Un déclassement progressif depuis 35 ans pour les jeunes diplômés au départ et pendant la carrière. Sans compter les "déclassés" en amont, les jeunes sans diplôme (Centre d’observation de la société)

23 juin Version imprimable de cet article Version imprimable

Des générations de plus en plus souvent déclassées

[...] A la sortie de l’école, une partie des jeunes diplômés est de plus en plus souvent contrainte d’occuper des emplois de niveau inférieur à ceux auxquels ils pourraient prétendre avec leurs titres scolaires. La jeunesse déclassée doit en rabattre sur ses exigences et descendre dans l’échelle sociale par rapport à ses espérances.

[...] Mobilité descendante

Le déclassement à l’entrée dans le monde du travail n’est pas le seul à l’œuvre. Les carrières elles-mêmes sont devenues plus « flexibles ». La mobilité vers le haut est plus fréquente en cours de parcours, mais vers le bas aussi. On parle alors de déclassement « intragénérationnel ». Comme le notait déjà l’Insee dès le milieu des années 2000 « la mobilité descendante n’est plus un phénomène marginal »

[...] Une « nouvelle société » du travail serait en train de naître, plus incertaine, plus flexible. Pour qu’elle soit supportable, il faudrait que l’inversion de tendance, la « deuxième chance », soit possible ce qui en France est rarement le cas.

Et les "non-classés" ?
Des dizaines de milliers de jeunes ne sont pas « déclassés ». Ils ne sont même pas classés du tout, et on en parle peu. Le plus souvent issus de milieux défavorisés, de l’immigration, ils n’accèdent à aucun diplôme. Une année donnée, sur 660 000 jeunes sortant de formation initiale, environ 50 000 sortent sans aucun diplôme, 96 000 avec au mieux le brevet de fin de troisième. Ils ont été « déclassés » en amont, par le système scolaire. Ils ne peuvent pas, de fait, prétendre à des emplois qualifiés et la faiblesse du système français de formation professionnelle leur ouvre peu de portes pour l’avenir.

Extrait de observationsociete.fr du 09.03.20

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