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Le recul du chômage profite aux jeunes et aux moins qualifiés (Observatoire des inégalités)

25 avril

Le recul du chômage profite aux jeunes et aux moins qualifiés
Le chômage diminue depuis 2016, y compris pour les catégories les plus touchées : les ouvriers, les jeunes, les moins diplômés. Les inégalités restent fortes, mais les écarts se réduisent.

Après avoir culminé à 10,3 % de la population active entre 2013 et 2015, le taux de chômage diminue depuis 2016 pour atteindre 7,3 % % en 2022 selon l’Insee. Les effets du ralentissement économique de 2020 ont été effacés. Il faut remonter au début des années 1980 pour observer durablement ce niveau.

Cette bonne nouvelle vaut pour toutes les catégories de la population, y compris les plus touchées. Le taux de chômage des ouvriers peu qualifiés était de 22,6 % en 2015, il est de 16,7 % en 2021 (dernière année disponible).

De même, les moins de 25 ans, dont le taux de chômage avait atteint 26,1 % en 2015, redescend à 17,3 % en 2022. Le taux de chômage des 15-24 ans sans diplôme a culminé à 47,1 % en 2015, deux fois plus que pour l’ensemble des jeunes actifs, tous niveaux de diplôme confondus. Ce taux reste à un niveau très élevé (33,9 %) en 2021, mais l’amélioration est nette.

Historiquement, le taux de chômage des femmes était nettement supérieur à celui des hommes. À la fin des années 1980, l’écart était de 4 points (11 % pour les premières pour 7 % pour les seconds). Depuis dix ans, le phénomène s’est inversé. La baisse actuelle du chômage se traduit, là aussi, par une diminution de l’écart entre les deux sexes. En 2022, le taux est de 7,1 % pour les femmes contre 7,5 % pour les hommes.

Quel que soit le critère social ou démographique retenu, les populations qui sont le plus en difficulté sur le marché du travail sont celles qui ont connu la plus forte progression du chômage en quarante ans. Elles sont aussi celles qui connaissent l’amélioration la plus grande aujourd’hui. Le chemin vers le plein-emploi est encore long, mais les données récentes montrent qu’il n’y a pas de fatalité du chômage, ni de catégories condamnées à y rester.

Extrait de inegalites.fr du 20.04.23

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