> PÉDAGOGIE(S), DISCIPLINES, ACTIONS LOCALES > PEDAGOGIES (LES) > Pédag. et Numérique (généralités) > Pour un plan d’équipement numérique pour les élèves les plus démunis et une (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

Pour un plan d’équipement numérique pour les élèves les plus démunis et une formation des enseignants (the Conversation)

15 mai Version imprimable de cet article Version imprimable

Débat : Entre l’État, les profs et les parents, le temps d’un nouveau contrat scolaire ?

[...] Bien sûr, on va voir une profusion de recherches ou de discours qui s’autorisent à rebondir sur le « home schooling » d’un côté et la co-éducation de l’autre pour enfoncer quelques portes largement ouvertes depuis des décennies, d’un côté sur la défiance de certains parents vis-à-vis de l’école, de l’autre sur la découverte que les élèves ont des parents et que les orientations ne sont pas forcément congruentes entre école et familles. La sociologie des années 60 déjà a fait le tour sur la question.

La pédagogie de l’intérêt
[...] Le mode d’emploi est plutôt connu, il est difficile à mettre en œuvre car très exigeant de la part des élèves et des enseignants, mais cela fonctionne. Le colloque international du Centre de recherche inter-universitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE) organisé à Montréal, début mai en faisait la démonstration à travers le témoignage de Marie Soulié.

[...] Un grand plan d’équipement numérique des plus démunis, de ceux qui sont le plus en difficulté ou en souffrance dans le système éducatif est une nécessité républicaine à laquelle l’État dans ses formes centralisées ne sait pas répondre efficacement. Bien sûr, on ne compte plus les plans numériques dont on valorise les dépenses comptables, mais dont on omet de vérifier l’impact, et surtout l’animation de terrain. Ne pourrait-on enfin traiter sérieusement cette question ?

Il y a quelques années, pour devenir enseignant, il fallait disposer d’un certificat de compétences en langues et d’un autre en utilisation des technologies (C2I2E). Pour l’écrasante majorité, cela a été perçu comme un pensum insupportable et inutile. Alors l’effet positif secondaire attendu de cet épisode épidémique fâcheux, c’est sans doute encore la question de la formation initiale et continue des enseignants.

Extrait de theconversation.com du 12.05.20

Répondre à cet article