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Choix scolaires : une « orientation heureuse » est-elle possible ?, Repenser la place des diplômes, par Marie Duru-Bellat (The Conversation)

7 février Version imprimable de cet article Version imprimable

Choix scolaires : une « orientation heureuse » est-elle possible ?

[...] Repenser la place des diplômes
Pour atténuer le caractère « dramatique » de l’orientation, il faudrait que des réorientations, des passerelles et des retours en formation soient à tout instant possibles. Ainsi, les jeunes n’auraient pas le sentiment de jouer leur vie sur un « choix » scolaire. On pourrait aussi imaginer un tout autre modèle où les filières et les choix scolaires seraient sans conséquence sur le devenir professionnel.

Voilà qui changerait le climat des classes et la tonalité des choix d’orientation ! Ajoutons que si tous les jeunes partaient dans la vie avec un bagage scolaire de bon niveau et moins inégal, cela faciliterait les choses. De même, autre utopie, si tous les emplois étaient également attractifs… On choisirait alors selon ses goûts personnels authentiques.

Alors que nous pensons, en France, qu’il est juste de répartir les « places » dans la société sur la base des diplômes – parce que ceux-ci exprimeraient la valeur, le mérite, les compétences, des personnes–, on voit bien que cela fige les inégalités, dans la mesure où ils sont inégalement possédés par les uns et par les autres – pour des raisons dont l’école est elle-même responsable.

Les diplômes ne sanctionnent qu’une faible proportion des qualités des personnes et nombre d’entre elles ont des chances se de révéler une fois en situation de travail. À condition, bien sûr, que tous ceux qui n’ont pas de diplôme se voient donner une chance. Donner moins de poids aux diplômes pour aller vers plus de justice, c’est une perspective que nourrissent les perspectives internationales. Mais, en France, elle apparaît encore relativement paradoxale.

Extrait de theconversation.com du 18.09.19, mis à jour le 23.01.20

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