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Les enseignants en éducation prioritaire, leur répartition par académie, leurs congés pour raison de santé. L’aide au logement (extraits du Bilan social 2016-2017 de la Depp)

19 juin 2018 Version imprimable de cet article Version imprimable

Bilan social du ministère de l’Éducation nationale et du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation 2016-2017. Volume 1. Enseignement scolaire

EXTRAITS

[page 134]
4. Les enseignants titulaires et non titulaires affectés en éducation prioritaire
La proportion des enseignants du secteur public affectés en éducation prioritaire
(« Définitions ») est de 21,9 % dans le premier degré et de 11,8% dans le second degré (Tableau 5.4)
. Dans le secondaire, 13,8 % des professeurs certifiés sont affectés dans les établissements relevant de l’éducation prioritaire, contre 3,6% des agrégés et de
chaire supérieure et 1,6% des PLP. Ces deux corps sont très majoritairement affectés dans les établissements du second cycle. Or, le dispositif d’éducation prioritaire concerne surtout le premier cycle.
La part des enseignants de moins de 30ans affectés dans un établissement relevant de l’éducation prioritaire est supérieure à celle de l’ensemble des enseignants : 29,3% dans le premier degré, 21,5 % dans le second degré.
Dans le premier degré, les hommes enseignants exercent un peu plus fréquemment en éducation prioritaire 26,5% contre 21,1% pour les femmes. Cette différence se retrouve également pour les plus jeunes d’entre eux (respectivement 32,9% et 28,9%).
Dans le second degré, la proportion est similaire entre hommes et femmes (11,7%
pour les hommes et 11,9% pour les femmes).
Les établissements en éducation prioritaire accueillent relativement plus de jeunes enseignants que les autres établissements (Figure 5.7). En éducation prioritaire,
l’âge médian dans le premier degré (39 ans) et dans le second degré (38 ans) est proche. Hors dispositif d’éducation prioritaire, l’âge médian est de 42 ans dans le premier degré et de 44 ans dans le second. Cependant, les enseignants les plus âgés ne sont pas absents de l’éducation prioritaire : en école, un quart des enseignants y ont plus de 45 ans. Cet âge est porté à 46 ans dans le second degré.
Dans le premier degré, l’ancienneté est plus faible en éducation prioritaire d’à peine un an (Figure 5.8). Dans le second degré, l’ancienneté est plus faible en éducation
prioritaire de plus de deux ans par rapport à ceux qui sont hors dispositif d’éducation prioritaire. Néanmoins, dans le second degré, la fréquence des départs rapides est
beaucoup plus élevée en éducation prioritaire : la moitié des enseignants exerce depuis deux ans ou moins en éducation prioritaire contre cinq ans ou moins dans les autres établissements.

 

La part des enseignants en éducation prioritaire dans le premier degré public est très variée selon les académies. Elle est relativement faible, inférieure à 10%, dans six académies : Rennes, Caen, Limoges, Poitiers, Clermont-Ferrand, et Toulouse
( C a r t e 5 .1)
. Elle dépasse 25% dans les académies d’Aix-Marseille, Guadeloupe, Lille, Créteil, Paris, Versailles et Corse, et atteint 52,5% en Martinique, 59,1% à La Réunion, 96,3% en Guyane et 100% à Mayotte. Chez les enseignants de moins de 30
ans en éducation prioritaire, les mêmes académies ont aussi un taux dépassant 25%
, auxquelles il faut ajouter Amiens et Lyon (Carte 5.2)
. La part des enseignants de moins de 30 ans en éducation prioritaire est inférieure à celle de l’ensemble des enseignants dans huit académies (Caen, Clermont-Ferrand, Corse, Limoges, Nice, Poitiers, Reims et Rouen) et supérieure de plus de 10 points
dans les académies de Créteil, Versailles, Martinique, Aix-Marseille, Lille, Lyon, La Réunion et Guadeloupe.

Dans le second degré, en collège, la faible part d’enseignants en éducation prioritaire (moins de 12%) se retrouve dans les académies suivantes
 : Toulouse, Poitiers, Rennes, Caen, Clermont-Ferrand, Limoges, Nice et Nantes
(Car te 5.3)
. Les académies de Créteil, Corse, Martinique, ainsi que celle de Lille, dépassent 35% d’enseignants en éducation prioritaire. Et, de la même manière que dans le premier degré, les trois académies où l’éducation prioritaire concentre le plus d’enseignants sont La Réunion (59,7%), la Guyane (95,6%) et Mayotte (100%). Chez les enseignants de moins de 30 ans en éducation prioritaire, les mêmes académies (hormis la Corse) ont aussi un taux dépassant 35%, auxquelles il faut ajouter Amiens, Versailles, Guadeloupe et Aix-Marseille (Carte 5.4).
La part des enseignants de moins de 30 ans en éducation prioritaire est presque toujours supérieure à celle de l’ensemble des enseignants à l’exception des académies de Corse (-12,3 points), Martinique (-4,5 points), Clermont-Ferrand (-2,2 points), et Caen (-1,1 point) (Carte 5.4)
. Dans les académies de Lille, Lyon, La Réunion, Versailles et Aix-Marseille, la part pour les moins de 30 ans est supérieure de plus de 10 points à celle pour l’ensemble des enseignants (cf. « Annexes »).
Ces données sont à mettre en regard des pourcentages d’élèves en éducation prioritaire de la fiche 13 de Géographie de l’école (cf. « Pour en savoir plus »)

 

[page 153]
Congés pour raison de santé des personnels enseignants selon leur affectation L’éducation prioritaire : un secteur plus touché par les congés maladie

La proportion de congés est différente non seulement selon le degré d’enseignement et le corps, mais également selon l’appartenance ou non à un dispositif d’éducation prioritaire. Les agents exerçant en éducation prioritaire, dans une école ou un collège publics, prennent proportionnellement plus de congés pour raison de santé
 : presque 7 points d’écart dans le premier degré (59,4% et 52,8%) et 2,8 points
d’écart dans le second (55,2% et 52,4%) ( Ta b le au 6 .9)
. Cette surexposition aux congés en éducation prioritaire se vérifie chez les enseignants des deux sexes et parmi les plus jeunes, plus présents en éducation prioritaire.
La durée des congés pour les agents concernés est en revanche proche en et hors éducation prioritaire, dans le premier comme dans le second degré. Les hommes
affichent des durées supérieures hors éducation prioritaire, mais la tendance est inverse pour les femmes ( Ta b le au 6 .9)
. Rapportée à l’ensemble des agents, tous congés confondus, la durée cumulée moyenne en éducation prioritaire dépasse de 0,7 jour celle hors éducation prioritaire dans les collèges et de 2,4 jours dans le premier degré ( Ta b l e a u 6 .10)

 

LA POLITIQUE SOCIALE
[page 211]
C. Les actions sociales d’initiative académique (ASIA)
[...] L’aide au logement
, qui comprend à la fois l’aide au logement et l’aide à l’installation et à l’équipement octroyée par décision du comité interministériel des villes (CIV), compte 1 755 bénéficiaires, consomme 15,5 % de la dépense globale et enregistre une baisse de 3,8% par rapport à 2015. L’ASIA « logement » est destinée à aider les agents qui entrent dans un logement (notamment installation des personnes nouvellement nommées dans une académie). Elle permet d’allouer à l’agent une aide couvrant une partie des frais de déménagement, d’agence, de caution et l’achat de l’équipement de première installation.
Les académies franciliennes ainsi qu’Aix-Marseille consacrent une part importante de leur budget d’action sociale à ce domaine : Paris (36 % du budget d’action sociale), Créteil (34%), Versailles (31%) et Aix-Marseille (29%). L’académie de Guyane, omme les années précédentes, consacre l’essentiel de son budget ASIA à l’aide
au logement, soit 89% de ses dépenses totales. L’ASIA logement représente 91% des dépenses totales d’aide au logement et le CIV 9%.

Extrait de education.gouv.fr de juin 2018 : Bilan social

 

RAPPEL : sur le site OZP, on peut obtenir des résultats PAR ACADEMIE sur de nombreux sujets en croisant un mot-clé du groupe 1 (académie) avec un mot-clé d’un autre groupe.
Le tableau de croisement

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