Le débat sur les rythmes (suite) : l’ANDEV, SNUipp (sondage), Cfdt (communiqué), France urbaine (élus) ; un parent d’élève (Cahiers pédago.) ;

22 juin 2017 Version imprimable de cet article Version imprimable

Additif du 01.07.17 :

"CP A 12" - SUD-Education considère que la décision d’imposer des "CP à 12" prise par le ministre de l’Education nationale "bafoue la liberté pédagogique des équipes, qui ne pourraient par exemple plus former des classes multi-âges ou décider d’autres organisations qui sortent du cadre traditionnel" tandis que des enseignants surnuméraires et des remplaçant-e-s "sont déplaçé-e-s d’office" (donc sans consultation des instances paritaires). La fédération appelle les personnels à faire valoir les dispositions du décret de 1989 relatif aux directeurs d’école (ici) : "il appartient aux équipes d’organiser par elles-mêmes la répartition des élèves dans les classes" et les enseignants "n’ont pas à se sentir tenus de se conformer à ces injonctions hiérarchiques", commente l’organisation syndicale qui n’indique pas si elle porte ces décisions devant la justice administrative.

RYTHMES. Pour l’ANDEV, "la précipitation l’emporte sur la raison" en matière d’organisation de la semaine. L’association des directeurs de l’éducation des collectivités considère que "balayer dans la précipitation les dynamiques engagées sur les territoires risque de démobiliser les acteurs éducatifs investis et impliqués (animateurs, atsems, enseignants, parents) qui commençaient à en percevoir et à en comprendre les enjeux". De plus, "pour que les villes aient réellement le choix", le fonds de soutien ne doit pas être remis en cause".

Pour sa part, le CNEA voit dans cette mesure une "menace pour les secteurs de l’animation et du sport". Le "syndicat d’employeurs des champs de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport" rappelle que réforme a permis "la création de milliers d’emplois (...) principalement pourvus par un public jeune et en recherche d’insertion sociale et professionnelle", d’autant qu’un "effort de formation conséquent (...) a permis le recrutement et la montée en compétence de nouveaux salariés, leur professionnalisation voire leur déprécarisation".

A l’Assemblée nationale, le groupe "Nouvelle gauche" propose la constitution d’ "une mission d’évaluation afin d’apporter les modifications nécessaires pour la rentrée 2018".

Pour sa part, la section du Val de Marne de la PEEP indique qu’elle appuiera "tous les retours à la semaine de 4 jours qui auront fait l’objet d’un travail de concertation" à l’occasion du CDEN exceptionnel réuni sur cette question, mais elle demande que le travail effectué pendant 3 ans "ne soit pas purement supprimé". Les activités développées "favorisaient le sport, la culture ou l’éveil des enfants" et elles "doivent perdurer, tout comme l’articulation entre les projets d’école et les activités périscolaires".

Extrait de ToutEduc du 30.06.17 : CP à 12 et Rythmes scolaires : les réactions de Sud, de l’Andev, de la Peep, et de nouvelle gauche

 

Rythmes : Pour le Snuipp, la réforme est très massivement rejetée par les enseignants

Quatre ans plus tard la réforme n’est toujours pas passée. Une très large majorité des enseignants du premier degré rejette la réforme des rythmes introduite en 2013, c’est ce que montre le sondage publié par le Snuipp Fsu le 21 juin. Les enseignants estiment que la semaine de 5 matinées est négative pour les apprentissages, le climat scolaire et leur vie personnelle. La pause méridienne , réglementée elle aussi en 2013, est accusée des mêmes maux. Alors que le projet de décret sur les rythmes scolaires est présenté ce même 21 juin au Comité technique ministériel, le sondage du Snuipp apporte un appui important au texte ministériel. Après le détricotage de la réforme du collège, c’est celui de l’école primaire qui est avancé.

Les résultats

Extrait de cafepedagogique.net du 22/06.17 :

Rythmes : Pour le Snuipp, la réforme est très massivement rejetée par les enseignants

 

Une délégation de France urbaine a été reçue ce mardi par Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale. Cette rencontre fait écho à la mise en garde des élus urbains face au manque de dialogue que laissait présager le projet de décret relatif aux rythmes scolaires.

A cette occasion, les élus présents, parmi lesquels Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, président de Toulouse Métropole, président de France urbaine, Christian Estrosi, maire de Nice, président de la Métropole Nice Côte d’Azur, vice-président de France urbaine, et Yvon Robert, maire de Rouen, ont attiré l’attention du ministre sur l’importance fondamentale de créer les conditions de la concertation avec les collectivités en amont de toute nouvelle mesure pouvant les concerner.

Le discours s’est voulu rassurant : le ministre de l’Education nationale a confirmé ne pas vouloir forcer les communes à revenir à la semaine de 4 jours, mais seulement leur donner la possibilité de le faire si un consensus local devait y pousser. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité du pragmatisme concernant le dédoublement des classes de CP et CE1 relevant de l’éducation prioritaire, quand les élus de France urbaine ont rappelé que si certains d’entre eux ont d’ores et déjà pu adapter une partie de leurs locaux scolaires, beaucoup doutaient de pouvoir le faire dans les délais annoncés et souhaitaient pouvoir bénéficier d’une forme de souplesse. Le ministre a assuré que si le dédoublement était une mesure phare de ce début de mandat, et qu’en conséquence il devait s’appliquer aux CP de REP+ dès la rentrée 2017, il comprenait que les collectivités avaient besoin de temps pour se mettre à jour concernant les CE1 de REP+ et les CP et CE1 de REP.

La compression financière amorcée par la réduction de la dotation globale de fonctionnement (DGF), de l’ordre de 10 milliards d’euros pour les 5 prochaines années, implique en outre qu’un soutien financier adapté à la réalité des besoins est impératif, notamment au moment où l’injonction à renforcer la sécurisation des écoles tend les budgets « éducation » des villes.

« Nous ne remettons nullement en cause la mise en œuvre des mesures conduites par le Ministre, il est simplement impératif que toutes celles qui auraient une incidence sur nos collectivités aient pu être discutées avec nous en amont. Que ce soit en matière d’éducation ou autres, il y a une diversité de situations en fonction des territoires, il faut être pragmatique. La méthode du Ministre à cet égard nous rassure grandement. » a déclaré Jean-Luc Moudenc.

Extrait de franceurbaine.org du 16.06.17 : France urbaine a rencontré le ministre de l’Education nationale

 

Semaine de quatre jours : l’argumentaire à charge d’un parent d’élèves
Erwan Gueguen

Ce père de deux enfants scolarisés dans une commune du Rhône, représentant des parents d’élèves dans leur école, est aussi chercheur en biologie, enseignant à l’Université. L’argumentation scientifique lui tient à cœur de par son métier, il a donc lu avec attention les rapports sur les rythmes scolaires afin de se forger son propre avis, qu’il a exposé à d’autres parents élus de sa commune.

Extrait de cahiers-pédagogiques.com du 22.06.17 : Semaine de quatre jours : l’argumentaire à charge d’un parent d’élèves

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