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Trois syndicats signent une lettre commune au ministre pour défendre le Plus de maîtres. Le SNUipp évoque "une crise de confiance"

1er juin 2017 Version imprimable de cet article Version imprimable

Dans un courrier commun adressé au Ministre de l’Éducation Nationale, Jean-Michel Blanquer, le Snuipp-FSU, le Se-UNSA et le Sgen-CFDT réagissent aux annonces minstérielles remettant en cause le dispositif "PDMQDC".

« Plus de maîtres que de classes », le texte du courrier intersyndical :

Monsieur le Ministre,

Les annonces présidentielles et ministérielles nous inquiètent quant à la volonté de modifier de manière importante voire de mettre un terme au dispositif « plus de maîtres que de classes ».

Travail collectif pour développer de nouvelles formes de pratiques de travail, regards croisés sur les élèves, meilleure explicitation des apprentissages, multiplication des interactions au sein de la classe, accent porté sur la prévention, ce dispositif est un levier prometteur pour améliorer la réussite des élèves, développer le travail en équipe et par là améliorer les conditions de travail des personnels.

Les enseignants concernés ne comprennent pas que vous remettiez en cause un dispositif dans lequel ils se sont fortement engagés et il serait prématuré de condamner cette nouvelle dynamique de travail sans recul suffisant.

Parce que les premiers effets bénéfiques commencent tout juste à être évalués dans le cadre du comité de suivi du dispositif, parce qu’il est plébiscité par les enseignants et qu’il encourage les collectifs de travail, nos trois organisations vous demandent d’entendre les enseignants et les chercheurs avant de décider de son avenir.

Avec la scolarisation des moins de trois ans et le temps libéré à disposition des personnels pour travailler en équipe et se former, ce dispositif fait partie d’un ensemble de mesures prometteuses pour l’éducation prioritaire dont il convient de poursuivre la mise en œuvre et l’évaluation. Les équipes ont besoin de soutien, afin de leur permettre de trouver la stabilité nécessaire au développement de ce dispositif et doivent pouvoir s’appuyer sur une formation initiale et continue toutes deux renforcées.

Il convient aussi d’aller plus loin en accordant ces moyens à des écoles qui, n’étant pas dans le secteur de recrutement d’un collège classé REP ou REP+, n’en disposent pas, alors que les caractéristiques socio–économiques des élèves scolarisés y sont celles de l’éducation prioritaire.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de nos respectueuses salutations.

Extrait de sgen-cfdt.fr du 31.05.17 : Défense intersyndicale du dispositif « Plus De Maîtres Que De Classes »

 

[...] Le ministre a exprimé sa volonté « chevillée au corps » de faire avancer le système éducatif mais avec « pragmatisme ». Il dit vouloir protéger l’École des effets de balancier et des approches idéologiques. Il affirme également vouloir la réussite de chacun, qui passera, selon lui, par la « personnalisation des parcours ».
Le ministre insiste sur deux priorités. La première, c’est ce qu’il appelle « le bloc maternelle/CP/CE1 » dont les apprentissages fondamentaux sont présentés comme déterminants pour la suite de la scolarité. Son objectif, c’est « 100% de réussite à la fin du CP ». Il souhaite donc activer plusieurs leviers, formation, outils, affectation particulière des PE sur le CP, activités pédagogiques complémentaires, accompagnement éducatif ainsi que dédoublement des CP en éducation prioritaire. Pour le SE-Unsa cela ne devra pas conduire à renforcer la pression sur le CP et remettre en cause le cycle 2 avec un retour à la logique annuelle inadaptée aux différences de maturité des jeunes élèves.

Extrait de se-unsa.org du 30.05.17 : Le nouveau ministr a présenté ses priorités à l’Unsa-éducation

 

"Il y a une inadéquation entre le discours tenu et les réalités du terrain. Il va falloir un vrai dialogue social pas déconnecté de la réalité". A l’issue de son premier entretien en tête à tête avec Jean-Michel Blanquer, le 31 mai, Francette Popineau, co-secrétaire générale du Snuipp Fsu, le premier syndicat du primaire, souligne l’écart entre les paroles du ministre et ce qui se passe sur le terrain.

[...] L’écart entre le dire et le faire
Plus grave, le Snuipp souligne l’écart entre les propos du ministre et ce qui se fait sur le terrain. "Clairement sur le terrain le dasen sont ne train de récupérer les postes de maitres + et les réserves pour créer les 2200 dédoublements de CP annoncés" , nous dit F Popineau. Une réalité qui contraste avec les propos du ministre qui dit "qu’il a les postes" grâce aux 4400 créations de postes de 2017. Pour F Popineau, "on coupe les ailes au dispositifs des maitres + et cela sans évaluation".

Des projets à coté de l’école
La question des "devoirs faits", le dispositif d’aide aux devoirs, a été évoqué ainsi que les nouveaux rythmes. "On agit à coté de l’école", estime F Popineau. "Il va bien falloir aussi agir dans l’école. Car les leviers de la réussite ne nichent pas en dehors de la salle de classe. Il faut travailler la réduction du nombre d’élèves partout, penser à l’inclusion et aux rased".

Extrait de cafepedagogique.net du 01.06.17 : Crise de confiance entre le Snuipp et Blanquer

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