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Le think tank "Vers le haut" propose de développer les postes à profil dans le premier et le second degré, notamment en éducation prioritaire

11 mai 2016 Version imprimable de cet article Version imprimable

« Vers le Haut », le laboratoire d’idées tourné vers la jeunesse, propose plus d’autonomie pour les établissements, une suppression des concours, un temps minimum de présence des professeurs dans les établissements ou encore une mobilité obligatoire tous les cinq ans.

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Le but serait notamment d’apporter de la souplesse, en sortant d’une « gestion de masse » et en faisant de l’établissement la « cellule de base du système scolaire », comme le préconise de longue date l’OCDE. Cela suppose notamment, estime le laboratoire d’idées, de donner aux directeurs et directrices d’école primaire un véritable statut de chef d’établissement, alors qu’à ce jour, ils ne peuvent se prévaloir d’aucun lien hiérarchique vis-à-vis de leurs collègues.
Cela requiert aussi de donner des pouvoirs étendus aux chefs d’établissement des premier et second degrés en matière d’évaluation et de recrutement des enseignants, y compris via des « postes à profil », notamment dans l’éducation prioritaire. En contrepartie, les chefs d’établissements seraient eux-mêmes évalués sur la base de leurs « résultats ».

Extrait de lacroix.com du 10.05.16 : Des propositions choc pour « redonner du sens à l’éducation »

 

"Vers le haut" présente, ce mardi 10 mai, "une quarantaine de propositions" sur le thème : "comment attirer des talents au service de l’éducation ?". Ce think tank "dédié aux jeunes et à l’éducation" a été lancé à l’initiative des Apprentis d’Auteuil, de l’Armée du Salut, des Scouts musulmans de France, de SOS Villages d’Enfants, de Sport dans la Ville et de l’OSE (œuvre de Secours aux enfants).

Clarifier les missions des enseignants
Vers le Haut propose aussi de "poursuivre le travail de clarification des missions de l’enseignant" et d’ "adapter le temps de service des enseignants du second degré en conséquence". Dans les écoles primaire, le directeur devrait avoir "un véritable statut" de chef d’établissement, "avec un pouvoir de recrutement", tout comme dans les collèges et lycées. Mais, a minima, "dans un premier temps", il serait possible de "développer fortement la procédure des postes à profil". Les chefs d’établissement pourraient voir renforcer leur rôle en matière d’évaluation des personnels, "en lien avec l’Inspection", "avec l’équipe de direction" et "en s’appuyant sur les résultats des élèves".

Pour "attirer les volontaires dans les établissements difficiles", il faudrait "repérer les enseignants volontaires", leur donner "une plus grande possibilité de participer à la définition du projet pédagogique", leur faire "signer un contrat d’affectation sur 5 ans", "accompagner les équipes pédagogiques avec le conseil d’experts, de parrains, de grands témoins", mais au bout de 5 ans, instaurer "une mobilité obligatoire" : changement de poste, d’établissement, de niveau, de discipline… et "développer l’offre de mobilité des enseignants, hors de l’Education nationale".

Extrait de touteduc.fr du 10.05. 16 : Vers le Haut milite pour un grenelle de l’éducation

 

Lire le rapport "Pas d’éducateur, pas d’éducation"

 

Nouveau venu dans les thinktank, Vers le haut est soutenu par un réseau religieux. C’est une émanation du Groupe Bayard, des Apprentis d’Auteuil, des Scouts musulmans , de l’Armée du Salut, de l’Ose et du collège des Bernardins. Cet oecuménisme religieux se traduit dans une approche particulière des questions d’éducation qui vise à sauver l’Ecole par des éducateurs mieux encadrés et un soupçon de psychologie positive.

Dans un programme appelé "Pas d’éducateur, pas d’éducation", Vers le haut appelle à un "Grenelle de l’éducation" dès le début du nouveau quinquennat pour changer en profondeur le métier d’enseignant. Pour ce thinktank, le professeur doit devenir un éducateur astreint à une présence plus longue dans l’établissement dans le cadre d’un horaire annualisé. Les pouvoirs des directeurs d’école et des chefs d’établissement devraient être renforcés pour faire de l’établissement la cellule de base de l’éducation nationale.

Pour Vers le haut, "Il ne faut pas laisser les questions d’éducation aux experts et au dialogue Etat- syndicats". Quant à l’éducation prioritaire, Vers le haut pense résoudre les difficultés des élèves en les confiant à des élèves des grandes écoles sur le modèle d’un programme américain. Enfin les états d’âme des enseignants disparaitraient dans une grande "Fête des profs" annuelle.

Ces réflexions qui associent les différents courants religieux pour proposer une vision religieuse de l’engagement et de la société, psychologie positive et petits calculs très concrets, feraient sourire si elles ne s’appuyaient sur un groupe de presse et des organisations capables de peser sur le débat des présidentielles à un moment où le pays cherche un modèle éducatif.

F. Jarraud

Extrait de cafepedagogique.net du 12.05.16 : Pour le thinktank Vers le haut, la crise de l’éducation c’est celle des éducateurs/12052016Article635986334484101800.aspx]

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