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Deux articles sur l’intégration dans Le Monde : un reportage sur "Ouvrir l’école aux parents..." et un entretien sur les langues maternelles avec Marie Rose Moro, ethnopsychiatre

11 décembre 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

A raison de 4 heures par semaine, et 120 heures par an, ces parents d’élèves immigrés, mamans pour la plupart, participent à ce «  cours de français  » un peu spécial. L’institution scolaire préfère parler du «  dispositif Oepre  », pour «  Ouvrir l’école aux parents pour la réussite des enfants  ».
Créé en 2008 par les ministères de l’intérieur et de l’éducation nationale, il est aujourd’hui proposé gratuitement dans plus de 400 établissements scolaires en France, dont 32 à Paris, et touche chaque année plus de 7 000 parents volontaires. L’objectif est triple  : renforcer leur maîtrise de la langue française, leur permettre de mieux comprendre le système scolaire, d’accompagner la scolarité de leurs enfants, et d’améliorer leur connaissance de la société française.

Extrait de lemonde.fr du 10.12.15 : La classe des parents d’élèves

 

Marie Rose Moro, chef de file de l’ethnopsychiatrie et auteure de l’ouvrage "Enfants de l’immigration, une chance pour l’école" (Bayard, 2012), rappelle que les enfants de migrants sont d’abord un atout en classe – à condition que celle-ci s’ouvre à eux.

[...] Dans votre ouvrage « Enfants de l’immigration, une chance pour l’école », vous avez plaidé en faveur d’une « discrimination positive »…

J’y reste favorable ! Pourquoi ne pas favoriser, dans les écoles, les personnels issus de la diversité, les valoriser dans la constitution des équipes pédagogiques ? Cette discrimination positive devrait se faire, aussi, au bénéfice des enfants : toutes les familles dites « informées » connaissent les stratégies d’excellence pour contourner la « carte scolaire » et intégrer – ou tenter de le faire – des établissements réputés.

Pourquoi s’empêcher de réserver des places pour les enfants de migrants dans des filières ou des établissements d’excellence ? Dans l’enseignement supérieur, c’est assumé depuis longtemps. On pourrait très bien le permettre dans le secondaire, en s’appuyant sur les filières européennes et les classes d’arabe par exemple. Cela me semble incroyable qu’on y trouve aussi peu d’élèves de langue maternelle arabophone !

Extrait de lemonde.fr du : "Il faut défendre la capacité de l’école à intégrer"

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