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Commentant le rapport de la Cour des comptes, le SnuIPP demande au ministère une véritable relance des zones d’éducation prioritaire mais n’espère rien de l’accroissement de l’autonomie des établissements

22 mai 2010 Version imprimable de cet article Version imprimable

Le texte intégral du communiqué :

*Comptes d’école : le compte n’y est pas !*

La Cour des Comptes a rendu un rapport le 12 mai concernant « l’Education nationale face à l’objectif de la réussite de tous les élèves ».

La Cour rappelle que la part du PIB consacré à l’éducation a baissé de 4,5% en 1995 à 3,9 % en 2006 et que les crédits en faveur de l’école primaire sont actuellement inférieurs de 5 à 15% aux budgets accordés à ce niveau par des pays comparables.. Elle relève ainsi la faible part allouée à l’école primaire et préconise d’y remédier.

Elle relève également l’absence de visibilité du coût des politiques de lutte contre l’échec scolaire, notamment concernant l’éducation prioritaire, pour laquelle le ministère affirme débloquer 1 milliard d’euros alors qu’il semblerait qu’en réalité le coût de l’éducation y soit inférieur d’environ 10 %. L’écart du nombre d’élèves par classe entre les établissements situés en éducation prioritaire et les autres serait seulement de 2 élèves.

Bien que ce rapport ne révèle peu d’éléments réellement nouveaux, il confirme ce qu’expriment au quotidien les enseignants des écoles : inadaptation des rythmes depuis la réorganisation de l’école, sentiment d’abandon dans les zones prioritaires, moyens insuffisants, absence de bilan des dispositifs mis en œuvre...

Le SnuIPP partage les préoccupations de la cour d’accroître les moyens alloués au primaire, de prise en compte des besoins des élèves et d’une remise à plat de l’organisation du temps scolaire et d’engager un effort exceptionnel en faveur des établissements confrontés à la plus grande difficulté scolaire. Il déplore que ces préconisations s’effectuent à
moyens constants.

En revanche, pour le SnuIPP, la volonté d’accorder davantage d’autonomie aux établissements et la préconisation d’un pilotage en fonction d’objectifs à court terme ne peuvent constituer de propositions efficaces pour la réussite de tous.

En tout état de cause, il demande au Ministère de l’ Education d’engager de véritables discussions, notamment en faveur d’une véritable relance des zones d’éducation prioritaire, et de remettre en cause le dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux.

Ce sont également ces exigences que porteront les enseignants lors de la journée de grève du 27 mai.

*Paris, le 20 mai 2010*

(les passages mis en gras l’ont été par le QdZ)

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