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La publication par le ministère des "indicateurs de résultats des lycées" avec prise en compte de la "valeur ajoutée" a-t-elle des effets sur la mixité sociale ? Débat

15 avril 2010 Version imprimable de cet article Version imprimable

Les départements dits difficiles se classent honorablement. Ainsi, la Seine-Saint-Denis est celui qui, avec 7 établissements, place le plus de lycées dans les 100 premiers. Des établissements qui parviennent en partie à surmonter leurs pesanteurs sociales : 69 % de reçus au lycée Alfred-Nobel à Clichy-sous-Bois, par exemple, pour un taux attendu de 58 %. Dans le Nord-Pas-de-Calais, le lycée Camille-Desmoulins de Cateau-Cambrésis fait 82 % de réussite pour 69 % attendus, soit 13 points de valeur ajoutée.

Extrait de lemonde.fr du 14.04.10 : Un bon lycée n’a pas toujours 100% de réussite au bac

 

Le classement des lycées contribue à creuser les écarts entre les établissements. (...) La réforme de la carte scolaire a rigidifié le système

Extrait de La Croix (édition papier ) du 14.04.10

 

Il y a d’un côté les familles socialement défavorisées et qui doivent subir une carte scolaire qui ne les avantage pas ; de l’autre les familles "CSP+" pour lesquelles "benchmarker" les établissements et contourner la carte scolaire, en particulier à Paris, est devenu un sport national. D’où la volonté de Nicolas Sarkozy de supprimer cette carte scolaire. Sans que cette option ne convainque vraiment les acteurs du monde éducatif, l’assouplissement en cours depuis 2007 risquant au contraire d’intensifier la désertion d’établissements jugés sensibles.

Extrait de latribune.fr du 14.04.10 : En fin de troisième, le marathon du choix du lycée

 

Pouvoir choisir son lycée, un trompe-l’oeil ? C’est ce que pense Catherine Piecuch, secrétaire régionale FSU : « Les classements mettent en place l’idée qu’il existe un marché scolaire, qu’on peut choisir un établissement où l’enfant va réussir mais ce n’est pas vrai.
(...) La grosse entourloupe de la carte scolaire c’est de faire croire aux classes moyennes qu’elles auront accès aux lycées qu’elles veulent, comme les initiés. Mais il ne peut pas y avoir de dérogations illimitées.

Extrait de lavoixdunord ;fr du 15.04.10 : Carte scolaire assouplie. Peut-on changer librement ?

 

Un classement qui prend tout son sens au moment où la carte scolaire est "assouplie". Les indicateurs mettent les lycées en concurrence et risquent d’alimenter les défections et la ghettoïsation. Encore sait-on mal quelles familles s’en emparent et comment elles les utilisent. Plus que les données , la rumeur locale doit aussi avoir sa part dans les choix des parents.
[Agnès van Zanten nous déclarait :] "Pourtant les parents des classes moyennes ne font pas que des choix « instrumentaux ». Ils font aussi des choix « expressifs », c’est-à-dire orientés vers le bien-être, le bonheur et le développement global de leur enfant, en procédant à des appariements entre les exigences des établissements publics et le profil scolaire et psychologique de leurs enfants, mais surtout en ayant recours à des établissements privés".

Extrait de l’éditorial de François Jarraud sur cafépédagogique.net du 15.04.10 : A quoi servent les indicateurs des lycées ?

 

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Consulter les indicateurs de résultats sur le site du MEN

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