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La visite de Fadela Amara à Vaulx-en-Velin est maintenue pour débattre du Plan banlieues dans le cadre d’un forum des associations.
Discussions difficiles avec le ministère de l’Education

9 janvier 2008 Version imprimable de cet article Version imprimable

Note du "Quotidien des ZEP" : L’annonce du Plan banlieues, prévue pour le 22 janvier à Vaulx-en-Velin, puis reportée par Nicolas Sarkozy à début février ("en banlieue, mais pas forcément à Vaulx-en-Velin"), a donné lieu ensuite à des informations contradictoires de la presse sur les objectifs du maintien de la visite de Fadela Amara à Vaulx-en-Velin le 22 janvier : présentation des grandes lignes du Plan ou débat dans le cadre d’un forum d’associations ?

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Extrait du Monde.fr du 09.01.08 à 15h10 : Banlieues : l’Elysée accorde un délai à Mme Amara pour doper son plan

Nicolas Sarkozy a annoncé, mardi 8 janvier, qu’il présenterait avec Fadela Amara un "plan extrêmement ambitieux" en faveur des banlieues, "début février", "mais pas forcément à Vaulx-en-Velin". La secrétaire d’Etat à la politique de la ville avait pourtant officiellement indiqué, le 17 décembre, qu’elle présenterait son plan "Respect et égalité des chances" le 22 janvier, au côté du chef de l’Etat, dans cette ville de la banlieue lyonnaise, théâtre d’émeutes en octobre 1990. "C’est une boucle qui se referme", avait alors fait valoir Mme Amara.

Quelques semaines après ces émeutes, le premier ministère de la ville avait été créé. Ce report constitue-t-il un camouflet pour la secrétaire d’Etat et le signal d’une reprise en main du plan par l’Elysée ? Pas du tout, assure-t-on dans l’entourage du président, où l’on indique que l’Elysée n’avait jamais parlé de cette date. De toute façon, insiste-t-on, ce report ne change pas grand-chose à l’aune de la réforme.

En réalité, l’élaboration de ce plan se fait dans la douleur. La plupart des mesures envisagées relèvent d’un travail interministériel, qui a parfois été conflictuel, notamment sur l’éducation. Résultat : beaucoup de choses ne sont pas tranchées, alors que le cabinet de Mme Amara planche depuis des mois sur ce projet.

En outre, selon plusieurs sources, le projet actuel n’a rien à voir avec le "plan Marshall" promis. L’absence de marge budgétaire est une donnée importante : "On nous a demandé de faire des miracles mais il faut que ça ne coûte rien", confie une source proche du dossier.

Joint par Le Monde, Mohamed Abdi, conseiller spécial de Mme Amara, reconnaît que l’Elysée a demandé au secrétariat d’Etat de "doper ses propositions, notamment sur l’emploi et les discriminations". "La réunion du 22 à Vaulx-en-Velin est maintenue, précise M. Abdi. Nous débattrons sur les principaux axes du plan (emploi, réussite éducative et désenclavement), dans le cadre d’un forum des associations."

Mardi, M. Sarkozy a indiqué que "la caractéristique de ce plan, c’est qu’il reposera davantage sur les personnes que sur les territoires". "Du (Christine) Boutin dans le texte", se réjouit-on dans l’entourage de la ministre du logement et de la ville, auquel est rattaché le secrétariat d’Etat de Mme Amara. Le maire (div. gauche) de Vaulx-en-Velin demande, lui, qu’"une position claire soit arrêtée, par respect des Vaudais, sur la venue du président".

Emmanuelle Chevallereau

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Extrait de 20 minutes.fr Bondy blog le 09.01.08 à 01h21 : Fadela défie Nicolas Sarkozy

PLAN BANLIEUES : Non, ce n’est pas une blague : le président de la République a annoncé hier qu’il reportait à « février » l’annonce du fameux plan, l’affaire, en principe, de Fadela Amara. Qu’à cela ne tienne, celle-ci indique qu’elle en dévoilera les grandes lignes à Vaulx-en-Velin, le 22 janvier, comme prévu !

C’est la surprise du chef ! Nicolas Sarkozy reporte à février l’annonce du plan banlieues, initialement prévue le 22 janvier à Vaulx-en-Velin. Fadela Amara n’a semble-t-il rien vu venir. Comme tout le monde, elle a appris la nouvelle hier à l’occasion de la conférence de presse du président de la République, assure-t-on dans l’entourage de la secrétaire d’Etat à la politique de la ville. Nicolas Sarkozy n’a pas donné les raisons de ce report, qui n’est pas le premier - la plan devait être dévoilé mi-décembre... Il a simplement indiqué que les mesures seraient rendues publiques en février, en sa présence, « avec Fadela », et pas forcément à Vaulx-en-Velin.

La secrétaire d’Etat encaisse le coup et se contente de peu : « Ce qui compte, dit un de ses collaborateurs, c’est que Nicolas Sarkozy prenne le problème à bras-le-corps. Cela montre l’importance qu’il accorde au plan banlieues. Sans doute est-ce à mettre en rapport avec son concept de politique de civilisation. » Doit-on rire ? A moins qu’il ait réservé le 22 janvier pour un autre événement : « Son mariage avec Carla Bruni, peut-être », s’amuse le collaborateur, cette fois franchement.

Pour Fadela Amara, toutefois, « ça ne change rien », fait-on savoir. Elle ira le 22, comme convenu, à Vaulx-en-Velin, mais sans le président de la République, alors que la présence de ce dernier, en ce lieu, ce jour-là, « avec Fadela », était prévue. La secrétaire d’Etat y dévoilera, seule, « les grandes lignes de la politique de la ville », affirme un de ses proches. « Le plan banlieues est prêt », ajoute-t-il.

Les reports successifs du plan banlieues, vendu comme un acte fondateur, une rupture avec le passé, dénotent une fébrilité dans le projet lui-même et son élaboration. Le président se sait très attendu, par ceux à qui ce plan s’adresse, mais aussi par ceux à qui il ne s’adresse pas directement, et qui comptent leurs sous : combien ça va nous coûter ? s’angoissent-ils déjà. Le rapport de l’homme Sarkozy avec les cités est électrique, générateur de tensions extrêmes. Nul n’a oublié les images de l’ex-ministre de l’intérieur lors de son passage sur la dalle d’Argenteuil, ni les hésitations, pour ne pas dire la peur, du candidat à organiser un meeting au-delà du périphérique, lors de la campagne des présidentielles. Il a conscience que la banlieue est un grand corps malade : chômage, ségrégation, discriminations, inégalités, violences, manque de logement.

Soit le plan banlieues est un mille-feuilles de mesures réchauffées avec quelques mots clefs et un slogan qui déchire, on l’appellera la solution pschitt. Ou alors, le président de la République prépare un feu d’artifice, et il a besoin de quelques semaines encore pour tout caler, et trouver l’argent pour financer la nouvelle civilisation urbaine. C’est bien connu, les chefs de chantier ne tiennent jamais les délais.

Antoine Menusier, Nordine Nabili

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Extrait du site de France 2 le 09.01.08 à 16h53 : Fadela Amara présentera son plan pour la banlieue le 22 janvier à Vaulx-en-Velin, près de Lyon (Rhône)

Le président Sarkozy avait laissé planer le doute mardi sur la date du 22 janvier en indiquant qu’il se rendrait "début février" en banlieue avec Fadela Amara.

28 ans ans après les premières émeutes de banlieue à Vaulx-en-Velin, la secrétaire d’Etat a choisi cette ville symbolique pour présenter ce nouveau dispositif.

Mardi soir, le maire de Vaulx-en-Velin avait demandé qu’"une position claire soit arrêtée, par respect des Vaudais, sur la venue du président de la République". Finalement, le chef de l’Etat ne se rendra probablement pas à Vaulx-en-Velin le 22 janvier.

"Cela ne change rien pour nous", a déclaré mercredi le service de presse de Mme Amara, "les associations invitées seront là et Fadela Amara présentera comme prévu les grandes lignes" du plan le 22 janvier à Vaulx-en-Velin.

Un plan "pour ceux qui veulent s’en sortir"
Présenté comme une urgence après les émeutes de 2005, la mise en oeuvre de ce plan "Respect égalité des chances" promis par Nicolas Sarkozy durant sa campagne électorale et rebaptisé "Tolérance zéro contre la glandouille" par Fadela, a été plusieurs fois reportée.

Le chef de l’Etat avait affirmé fin novembre dans un discours à la Défense devant 2.000 policiers et gendarmes que ce dispositif devrait viser à "donner plus à ceux qui veulent s’en sortir honnêtement".

"Plus généreux à l’endroit de celui qui veut une formation et un emploi, et une famille et un logement, et plus sévère à l’endroit de celui qui n’a comme seule idée que d’empoisonner la vie des autres", avait-il résumé.

Nombreuses consultations depuis septembre
Depuis septembre, plusieurs tables rondes sur l’emploi dans les quartiers se sont tenues à Bercy, principalement avec des représentants de grandes entreprises privées, et l’ANPE ou des associations comme "Nos quartiers ont des talents" créée par le Medef (syndicat patronal) de Seine-Saint-Denis.

Des "Rencontre territoriales" ont également été organisées à la demande de Fadela Amara dans plus de 90 départements et des consultations ont été menées auprès des jeunes de banlieues via un blog, "Pour ma ville", hébergé sur la plate-forme Skyblog depuis août.

Le cadre de vie, le manque d’activités, d’équipements et de transports arrivent en tête des préoccupations des jeunes exprimées dans les milliers de commentaires postés sur ce blog.

Transport et désenclavement sont aussi au coeur des doléances émises localement par les habitants (33.500 personnes ont participé aux 300 rencontres territoriales) qui "ont le sentiment de vivre dans un ghetto", remettent en cause l’efficacité du "service public de l’emploi", réclament des logements et de la mixité, et déplorent le "manque de lisibilité" des dispositifs.

"L’attente est énorme" selon Mme Amara
Après dix-neuf ministres de la ville en 17 ans, "la pression et l’attente est énorme", reconnaît la secrétaire d’Etat Fadela Amara, affirmant qu’elle est "la garantie" que "les moyens seront mis pour la rénovation sociale des banlieues".

"Il y a des choses qu’on va pérenniser, d’autres qu’on ne va pas garder", avait-elle indiqué mi-décembre.

Du côté des acquis : les associations devraient voir leur avenir financier "sécurisé" par des conventions pluriannuelles d’octroi de subventions, a annoncé Mme Amara. En revanche, les multiples "zonages" des politiques de la ville seront revus en 2009, car ils "ne sont pas efficaces" et pas adaptés à la décentralisation.

Enfin, la secrétaire d’Etat a promis "la présence partout d’internet".

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voir une interview du maire de Vaulx-en-Velin sur France info le 10 janvier au matin

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