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28.06.07 - Les collèges RAR débuteront « l’école après les cours »

28 juin 2007 Version imprimable de cet article Version imprimable
  Sommaire  

Extrait du « Parisien » du 27.06.07 : Darcos veut généraliser « l’école après les cours »

Le ministre de l’Education nationale nous dévoile son plan, qui s’appliquera dès la rentrée de septembre dans les établissements difficiles. Chaque élève pourra bénéficier d’études surveillées gratuites de 16 h 30 à 18 heures.

Le candidat Sarkozy les appelait « les orphelins de 16 heures » : ces enfants dont les parents ne peuvent pas s’occuper une fois sonnée la fin des cours ou qui ne bénéficient pas chez eux de conditions propices au travail. Xavier Darcos, le ministre de l’Education nationale, nous dévoile en exclusivité son plan, qui s’appliquera dès la rentrée dans les collèges Ambition réussite (où se trouvent les élèves socialement les plus défavorisés) avant d’être généralisé d’ici trois ans.

Pourquoi vouloir garder les collégiens après les cours ?

Xavier Darcos : Dans tous les pays développés, le critère numéro un de réussite scolaire d’un élève, c’est d’avoir une maman qui a fait des études et qui s’occupe de lui. Or, entre la fin des cours et le retour des parents, il y a un « entre-deux » très discriminant pour les enfants qui ne bénéficient pas d’un environnement familial ou social favorable. Ce temps-là, c’est un point d’entrée formidable pour enrayer les inégalités entre élèves. Après l’école, il reste du temps pour apprendre, pour réviser ou, tout simplement, s’éveiller.

Allez-vous le généraliser ?

Nous allons mettre en place de façon systématique un service d’accompagnement éducatif de 16 h 30 à 18 heures, avec une priorité pour les sixième et cinquième. Idéalement, quatre jours par semaine, mais on aura du mal à l’organiser le vendredi après-midi. La solution la plus vraisemblable est de tabler sur trois jours. Pendant cette heure et demie, chaque parent doit savoir que son enfant est bien au collège - ouvert plus longtemps - et non pas au pied de l’immeuble ou devant sa console de jeux. Et, surtout, qu’il y fait quelque chose d’utile.

« Payer en heures sup »

Qui va encadrer ?

Des aides-éducateurs, des acteurs du monde associatif, pourquoi pas des jeunes retraités... Nous comptons cependant d’abord sur les enseignants. La logique du gouvernement n’est pas d’en recruter plus, mais de payer les professeurs volontaires en heures supplémentaires qui seront bientôt exonérées d’impôt. Nous allons donc avoir un besoin massif d’heures sup. Je vais en discuter dès lundi avec Eric Woerth (NDLR : ministre du Budget).

Pensez-vous trouver assez de professeurs ?

Pour les enseignants volontaires, le gain salarial ne sera pas négligeable. Je pense qu’ils seront surtout motivés par le fait que ce soit profitable à leurs élèves. Les avoir en études surveillées leur permettra de nouer avec eux des relations différentes, de les avoir en petits groupes.

Ce temps après l’école, c’est uniquement pour travailler ?

Non. On pourra faire autre chose, et notamment des activités éducatives, culturelles ou d’éveil.

Allez-vous développer le sport à l’école, comme l’a promis le candidat Sarkozy ?

C’est justement une des dimensions de notre dispositif. Notre objectif est de doubler les activités sportives au collège après les cours d’ici deux ou trois ans. Partout. Nous allons là encore commencer par les collèges Ambition réussite dès la rentrée, avec les partenaires locaux. Je veux que tous les élèves puissent accéder plus facilement aux équipements sportifs. En primaire, nous souhaitons ajouter une heure de sport par semaine à l’école.

Propos recueillis par Claudine Proust et Charles de Saint-Sauveur

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Extrait du « Nouvel Obs » du 28.06.07 : Darcos met en place des activités après l’école

Dès la rentrée prochaine, les collèges "Ambition réussite" devront organiser des "études dirigées" ainsi que des activités éducatives et sportives. Le ministre de l’Education veut éviter aux élèves de tomber "dans la logique de la rue".

Le ministre de l’Education, Xavier Darcos, a annoncé mardi 26 juin sur France 3 la mise en place après l’Ecole de dispositifs d’études dirigées, d’activités éducatives et sportives, afin d’éviter que les élèves dont les parents travaillent "tombent dans la logique de la rue".

Ces nouvelles activités qui seront organisées par les établissements après le temps scolaire s’adressent aux "élèves qui, à 16H00 rentraient chez eux et ne trouvaient pas leurs parents parce qu’ils travaillent et qui étaient incapables de préparer eux-mêmes leurs devoirs ou un travail scolaire", a expliqué le ministre.
"Livrés à eux-mêmes", ils risquaient de "tomber dans la logique de la rue", a-t-il précisé.

Dénombrant "trois objectifs dans ce projet", Xavier Darcos a cité d’abord "l’accompagnement scolaire au sens étroit des études dirigées pour les élèves qui en ont besoin", soulignant que celles-ci seront notamment menées par "les professeurs qui le souhaitent, payés en heures supplémentaires non fiscalisables".

"L’Education nationale doit comme tout le monde contribuer"

Il a évoqué ensuite des "activités éducatives qui permettent aux jeunes de se former, de s’ouvrir, d’aller plus loin dans leurs recherches", activités animées par "un grand nombre d’acteurs prêts à le faire", comme les "associations partenaires de l’Ecole", "les aides éducateurs" ou les dispositifs mis en place par les mairies et les conseils généraux.

Enfin, reprenant un thème de campagne de Nicolas Sarkozy, il a décidé de "concentrer en ces fins de journée des activités sportives plus importantes, puisqu’à moyen terme, le président de la République souhaite que nous doublions le temps sportif à l’Ecole et autour de l’Ecole".

Interrogé sur les moyens humains que nécessitent ces nouvelles activités, le ministre a estimé que "l’Education nationale doit comme tout le monde contribuer" au non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

"Mais on peut peut-être trouver des moyens pour rendre des services éducatifs nouveaux, il faut s’organiser, travailler différemment, il faut faire en sorte que l’offre éducative évolue", a-t-il expliqué.

Dès la rentrée prochaine

Selon Le Parisien paru mercredi, ce plan prendra effet dès la rentrée prochaine dans les collèges "Ambition réussite" (où se trouvent les élèves socialement les plus défavorisés), avant d’être généralisé d’ici trois ans.

Ce "service d’accompagnement éducatif", selon les propos de Xavier Darcos tenus dans le journal, aura lieu "de 16 h 30 à 18 h, avec une priorité pour les sixième et cinquième". "Idéalement, quatre jours par semaine, mais on aura du mal à l’organiser le vendredi après-midi. La solution la plus vraisemblable est de tabler sur trois jours", a-t-il ajouté.

Pour le ministre de l’Education, comme "la logique du gouvernement n’est pas de recruter plus" d’enseignants, "nous allons donc avoir un besoin massif d’heures sup. Je vais en discuter dès lundi avec Eric Woerth", le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, a-t-il indiqué.

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Extrait de «  20 minutes » du 27.06.07 : Des études surveillées pour les « orphelins de 16h » trois jours par semaine

Xavier Darcos vole au secours des collégiens livrés à la rue ou à leur Playstation que le candidat Nicolas Sarkozy appelait « les orphelins de 16h ». Le ministre de l’Education a annoncé mardi à la presse la mise en place d’études surveillées gratuites, de 16h30 à 18h. La différence avec le système actuel ? Le caractère obligatoire de cette « école après les cours », destinée aux élèves en difficulté.

Trois jours par semaine

Le dispositif sera d’abord testé dans les collèges « Ambition réussite » avant d’être généralisé d’ici trois ans. Seront prioritaires les classes de sixième et cinquième. Le principe est simple : les élèves volontaires ou ceux dont les lacunes ont été détectées en début d’année signent un contrat d’assiduité avec le collège. Trois jours par semaine (parce que le vendredi après-midi, c’est veille de week-end...), ils resteront une heure et demie après les cours pour étudier ou suivre des activités culturelles et sportives.

Qui encadrera ces élèves ? Les profs désireux d’améliorer leurs fins de mois, tout d’abord, qui se chargeront du soutien scolaire à proprement parler. « Ils seront payés en heures supplémentaires défiscalisées », assure le ministre. Viendront ensuite « des aides-éducateurs, des acteurs du monde associatif, pourquoi pas des jeunes retraités... », pour animer des ateliers artistiques et sportifs.

« Nous ne travaillerons qu’avec des associations agréées par le ministère », précise-t-on à l’Education nationale, mais aussi « avec les mairies et les départements qui pourront mettre à disposition leurs équipements sportifs par exemple ».

Besoin massif d’heures supplémentaires

Interrogé sur les moyens humains que nécessitent ces nouvelles activités, le ministre a estimé que « la logique du gouvernement n’est pas de recruter plus » d’enseignants. « Nous allons donc avoir un besoin massif d’heures sup’. Je vais en discuter dès lundi avec Eric Woerth », le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, a-t-il précisé.

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