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01/12 - Classement ZEP réclamé à Bagnolet (Le Parisien)

2 décembre 2004 Version imprimable de cet article Version imprimable

Extrait du « Parisien » du 01.12.04 : classement en ZEP réclamé à Bagnolet

Parents et profs contre la violence au collège Travail

Il n’y a pas eu cours, hier matin, au collège Travail de Bagnolet. Les enseignants qui demandent depuis 1982 que l’établissement soit classé en zone d’éducation prioritaire ont, en effet, décidé d’utiliser leur droit de retrait. Soutenus par l’ensemble de leurs collègues, une trentaine d’enseignants et de parents d’élèves entendent protester contre les actes de violence qui, selon eux, augmentent de façon inquiétante au sein de l’établissement depuis quelques semaines.

« Un extincteur jeté du deuxième étage »

« Ça a commencé par des graffitis diffamatoires, obscènes et racistes peints sur les murs de l’établissement contre des employés techniques. Et il y a une semaine, un extincteur a été jeté du deuxième étage dans le hall. C’est une chance si deux élèves et un professeur qui se trouvaient dessous n’ont rien eu », s’insurge l’un des représentants du Snes-FSU, Olivier Vinay, fer de lance des grèves du printemps 2003. Sur les murs du collège en brique rouge, construit dans les années 1930, aucun graffiti n’était pourtant visible hier. « On les enlève au fur et à mesure, assure le prof. Ce sont le fait de deux ou trois fauteurs de troubles qui cristallisent le manque de moyens général dont souffre le collège », poursuit l’enseignant avant d’ajouter « n’avoir jamais vu cela en vingt-huit ans d’ancienneté ».

Une délégation de parents d’élèves et de professeurs a été reçue hier en fin d’après midi à l’inspection académique. Ils demandent notamment l’affectation au collège d’un deuxième conseiller principal d’éducation, de trois surveillants et d’un personnel de service entretien. « Nous avons également demandé au conseil général la mise en place d’un filet de protection à l’intérieur de l’établissement pour éviter d’autres jets de projectiles, précise le délégué syndical. Nous n’avons pas encore reçu de réponse. »

Du côté de l’inspection académique, Jean-Charles Ringard se montre ferme : « L’acte de l’élève est inacceptable, affirme l’inspecteur. Il est cependant hors de question qu’il soit exploité par les enseignants. Le collège n’entre de toute façon pas dans les critères d’un classement en ZEP. » Les enseignants et les parents décideront jeudi matin des suites à donner à leur mouvement de protestation en fonction de la réponse de l’inspection académique.

Marie-Pierre Bologna

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