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05.09.06 -Ségolène Royal évoque des mesures qui pourraient concerner les ZEP

5 septembre 2006 Version imprimable de cet article Version imprimable
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Extrait du « Figaro » du 04.09.06 : Royal veut "l’ordre juste" à l’école

Face à Sarkozy, candidat de la « rupture », la favorite socialiste pour 2007 se pose en candidate de la « transmission ».

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Deuxième sujet concret qu’elle souhaitait aborder : l’école. La présidente de Poitou-Charentes décline ses propositions : « soutien scolaire gratuit », qui pourrait d’ailleurs être assuré par les étudiants effectuant leur « service civil obligatoire » ; pour aider les enseignants confrontés à la violence ou l’indiscipline, elle prône la création d’un « nouveau métier » permettant la présence d’un « deuxième adulte dans la classe ». Reprenant le thème général de son projet, elle promet ainsi d’« instaurer l’ordre juste à l’école ». Devant les militants, elle ne détaille pas davantage. Et devant la presse quelques heures auparavant ? « Ce n’est pas du niveau d’un futur président de dire quel statut, quel profil » pour ce nouveau métier.

Quant à l’annonce qui devait être la plus forte de la journée, Ségolène Royal a oublié de la défendre à la tribune. « J’ai zappé », s’excusera-t-elle ensuite. Il vrai que sa proposition de « desserrer la carte scolaire » pour permettre aux parents d’avoir « le choix entre deux ou trois établissements » aurait pu secouer les militants de gauche attachés à la mixité sociale. « L’idéal », selon la présidente de Poitou-Charentes, serait même de supprimer la carte scolaire. Mais elle pense qu’il n’est pas possible de tenir cette position une fois élue.

Autre proposition qu’elle n’a pas formulé à la tribune : la possibilité, dans le cadre « d’expérimentation », d’étendre le temps de présence des enseignants dans les établissements. Ce qui ne serait possible, dit-elle, qu’à condition de donner des « moyens matériels » aux professeurs : bureaux, ordinateurs...

Devant les journalistes, elle avait aussi dit accepter le principe des « débats face aux militants » PS. Une séance de questions était d’ailleurs prévue à Florac. Mais elle n’a pas eu lieu. Arrivée en retard et décidée à ne pas rater son avion de retour, Royal n’a pas contredit les responsables fédéraux quand ceux-ci ont levé la séance après les discours.

Nicolas Barotte

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Extrait du « Monde » du 05.09.06 : Mme Royal souhaite supprimer la carte scolaire et allonger le temps de présence des enseignants

Sur son programme figurait, dimanche 3 septembre, la "révolution scolaire". Désireuse d’effacer le sentiment mitigé laissé par ses dernières interventions, Ségolène Royal a voulu mettre l’accent, à la veille de la rentrée des classes, sur ce dossier "concret". Devant un millier de militants et sympathisants réunis à Florac, en Lozère, par la plus petite fédération du PS (291 adhérents), la candidate à l’investiture de son parti pour 2007 a plaidé pour le rétablissement de "tous les moyens que la droite a retirés à l’école publique et laïque" non "sans regarder un certain nombre de problèmes en face".

"L’ordre juste sera instauré à l’école", a-t-elle lancé en prônant, comme elle l’avait fait, le 31 mai, à Bondy (Seine Saint-Denis), la "création d’un nouveau métier", avec un deuxième adulte dans les classes "lorsque c’est nécessaire". "La discipline, ce n’est pas le gourdin", a expliqué Mme Royal, qui fut ministre déléguée à l’enseignement scolaire entre 1997 et 2000, mais un système "gagnant gagnant". Elle s’est ainsi prononcée en faveur d’un soutien individuel scolaire gratuit confié à des jeunes étudiants inscrits dans le cadre d’un service civique obligatoire et qui, "en contrepartie", verraient des unités de valeur (UV) validées dans leur cursus. Ce "travail d’encadrement" serait étendu aux universitaires de troisième et quatrième année : "Tous devront faire du tutorat" auprès de leurs cadets de première et deuxième année.

Mais voilà, en cours de route, elle oublie tout un chapitre. Quelques instants auparavant, à peine descendue d’avion, la présidente de Poitou-Charentes s’était arrêtée dans un café pour expliquer en détail sa "révolution". Non pour définir le profil du "nouveau métier" dans les classes, puisque "cela n’est pas du niveau du futur président de la République", mais pour défendre le "droit à l’expérimentation", même si "ça aussi, expliquait-elle, c’est un tabou à gauche".

Mme Royal souhaite ainsi "rallonger le temps de présence des enseignants" dans les écoles. "Je vais négocier ça avec les présidents de conseils généraux, ajoutait-elle. On peut demander aux enseignants de rester sur place s’il y a des bureaux, des ordinateurs et des endroits pour recevoir les parents". "L’idéal" serait de "supprimer la carte scolaire" ou à tout le moins de "desserrer ses contraintes" afin de "mettre en place une forme de choix entre deux ou trois établissements, à condition que les établissements les plus délaissés soient renforcés avec des activités culturelles de haut niveau". "Arrêtons les hypocrisies, il n’y a plus de mixité sociale", assurait-elle. Les militants n’entendront pas cette version. "J’ai zappé", s’excusait-elle à l’issue de son discours prononcé sans notes.

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Isabelle Mandraud

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Extrait du site « VousNousIls », le 05.09.06 : Le MJS proteste contre l’idée d’abandon de la carte scolaire

Le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) a estimé lundi qu’"abandonner la carte scolaire, c’est mettre en ordre l’injustice", une allusion à la formule d’"ordre juste" régulièrement défendue par la socialiste Ségolène Royal.

La carte scolaire, souligne le MJS dans un communiqué, "permet en principe de lutter contre la ségrégation sociale" et y renoncer serait "favoriser la compétition entre les établissements", "créer une école pour les riches et une école pour les pauvres" et "dévitaliser l’école républicaine".

"Il ne faut pas supprimer la carte scolaire, il faut la faire appliquer", affirment les jeunes socialistes, qui citent le projet socialiste selon lequel il faut "veiller à ce que la carte scolaire permette la mixité sociale".
Nicolas Sarkozy avait défendu une nouvelle fois ce week-end à Marseille la suppression de la carte scolaire, tandis que Ségolène Royal, devant des journalistes, estimait que sa suppression "serait l’idéal", suggérant à tout le moins d’en "desserrer la contrainte" en laissant "le choix entre deux ou trois établissements".

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Extrait du site « VousNousIls », le 05.09.06 : La rentrée scolaire éclipsée par le débat des présidentiables sur l’Ecole

"Révolutionner" l’Education, la contraindre à "des résultats" ou "en finir" avec les élèves de 6e "qui ne savent ni lire ni écrire" : la rentrée scolaire a été éclipsée lundi par les prises de position de plusieurs présidentiables sur le dossier, explosif, de l’Ecole.
Ségolène Royal (PS) à Florac (Lozère), François Bayrou (UDF) à Montpellier, Nicolas Sarkozy (UMP) à Marseille : trois probables futurs candidats ont détaillé simultanément pendant le week-end leurs idées sur l’Education, plaçant ce sujet au coeur d’une campagne pourtant à peine amorcée.

Lionel Jospin (PS), également présidentiable, et Gilles de Robien, ministre de l’Education nationale de Dominique de Villepin, leur ont répondu lundi, jour de la rentrée, d’habitude dominée par l’émotion des parents et des enfants.

Evoquant la carte scolaire, dont M. Sarkozy avait farouchement défendu la "suppression à terme" cet hiver, Ségolène Royal a déclaré dimanche aux journalistes : "Sa suppression serait l’idéal". Elle a suggéré d’en "desserrer la contrainte", en laissant "le choix entre deux ou trois établissements".

"Arrêtons les hypocrisies, il n’y a plus de mixité sociale, c’est un discours lénifiant", a-t-elle ajouté.
La carte scolaire garantit en principe le mélange des catégories sociales dans un même établissement. Son contournement par choix d’options ou par domiciliation hors résidence parentale, est reconnu par les syndicats qui refusent néanmoins fermement d’y toucher.

M. de Robien a assuré lundi ne pas avoir "attendu Ségolène Royal" pour s’attaquer à cette question. Il a jugé nécessaire de "desserrer" et "assouplir" la carte scolaire. Il en a d’ailleurs donné la possibilité dès cette rentrée à 27 élèves issus de collèges très difficiles et ayant obtenu la mention "Très bien" au brevet.

Autre point sensible, Ségolène Royal, ancienne ministre déléguée à l’Enseignement scolaire, a sous-entendu la possibilité d’allonger le temps de présence des enseignants dans les établissements et répété son projet de leur adjoindre "un deuxième adulte" dans les classes où règnent l’indiscipline.

"J’imagine assez mal un professeur (... ) accepter dans sa classe une deuxième personne chargée de faire la discipline", lui a rétorqué sèchement M. Jospin, en rappelant qu’il avait été ministre de l’Education.
Très présent ces derniers mois sur le terrain de l’Ecole, quand celle-ci est envisagée pour son rôle d’intégrateur social, M. Sarkozy a choisi de consacrer son propos à la pure réussite scolaire.

Il a fustigé le "passage automatique dans la classe supérieure" d’enfants ne sachant pas lire ni écrire ou "qui n’arrivent pas à suivre". "C’est les condamner à en faire des exclus au sein de notre Ecole républicaine", a-t-il constaté sans préciser quelle solution il envisageait pour eux.

Dans ce même souci de la réussite des élèves, François Bayrou, également ancien ministre de l’Education, a pris sa place dans le débat politique sur l’Ecole. Il lui a réservé une table-ronde lors de l’université d’été de l’UDF et l’a placée en tête de ses "priorités" pour 2007. Mais sans s’avancer sur l’épineux terrain de la carte scolaire.

Le président de l’UDF s’est prononcé sans plus de détail pour "un grand contrat national qui garantisse de manière précise, chiffrée, rapide, des résultats que notre système éducatif peine à atteindre".

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