> 8 - PÉDAGOGIE, FORMATION > Innovation (généralités) > A Marseille, dans le quartier populaire du 3ème, un projet de construction (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

A Marseille, dans le quartier populaire du 3ème, un projet de construction d’une école à vocation artistique dans le centre culturel de la Friche de la Belle de mai

5 mars Version imprimable de cet article Version imprimable

A Marseille, la Friche la Belle-de-Mai élabore une école expérimentale
La coopérative culturelle veut ouvrir dans ses murs un groupe scolaire public en septembre 2022, où les rapports entre éducation et pratique artistique seront repensés.

La Friche la Belle-de-Mai, ses expositions d’art contemporain, ses théâtres, ses salles de concerts enfiévrées, ses ateliers d’artistes… et, bientôt, son école primaire publique. Depuis dix-huit mois, le plus vaste centre culturel de France, installé sur 45 500 m2 dans une ancienne manufacture de tabacs du 3e arrondissement de Marseille, porte le projet de créer dans ses murs un groupe scolaire de près de deux cents élèves. Neuf classes de maternelle et de primaire qui doivent ouvrir à la rentrée 2022. « Une école publique, qui répondra aux critères de l’éducation nationale, sera gérée par la ville de Marseille, mais dont on souhaite qu’elle soit un laboratoire pédagogique qui utilise pleinement les spécificités de la Friche », explique Alain Arnaudet, le directeur général de la société coopérative qui gère ce lieu alternatif fondé en 1992.

[...] Dans le 3e arrondissement de Marseille, où 51,3 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté selon l’Insee, le sujet des écoles primaires est préoccupant. Classes saturées, bâtis dégradés, groupes scolaires provisoires à base de préfabriqués… Les associations de parents d’élèves, syndicats d’enseignants et collectifs citoyens accusent régulièrement la municipalité et l’Etat de ne pas assurer une scolarisation décente aux enfants du secteur. Dans ce contexte, l’idée de la Friche a rapidement séduit le rectorat d’Aix-Marseille et les élus municipaux. « Cette école développera un projet pédagogique spécifique mais n’aura pas de dérogation à la carte scolaire. A ce titre, elle soulagera la pression démographique qui pèse sur le secteur », confirme le directeur académique Dominique Beck, qui, avec le recteur Bernard Beignier, soutient fortement l’initiative.

Extrait de lemonde.frdu 02.03.19 : A Marseille, la Friche la Belle-de-Mai élabore une école expérimentale

Répondre à cet article