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Les dépenses d’éducation en France. Extrait de "Où réduire le poids de la dépense publique ?", France Stratégie, janvier 2019

19 janvier Version imprimable de cet article Version imprimable

Où réduire le poids de la dépense publique ?
France Stratégie

Note d’analyse n°74, Janvier 2019, 16p.

[...] page 9
À 4,9 points de PIB, les dépenses liées à l’éducation (hors dépenses annexes, comme la prise en charge des cantines, les transports scolaires, etc.) et à la recherche situent la France 2,7 points en dessous de la moyenne des pays nordiques, mais dans la moyenne des autres pays européens. Comparée à l’ensemble des pays, la France apparaît en retrait dans l’enseignement supérieur (0,3 point de PIB en moins) et les niveaux préélémentaires et élémentaires (0,5 point de PIB d’écart). En revanche, le coût de l’enseignement secondaire est nettement plus élevé (0,5 point).
Par rapport aux pays nordiques, la France se distingue tout particulièrement par de plus faibles moyens consacrés à la petite enfance (garde des moins de trois ans, enseignement des trois à dix ans) et à l’enseignement supérieur 18.

Enfin, avec 1,2 point de PIB de dépenses liées aux loisirs et à la culture (musées, bibliothèques, théâtres, infrastructures et activités sportives, etc.), la France est proche de la moyenne des pays européens et un peu en retrait par rapport aux pays nordiques.

[...] CONCLUSION
Le niveau sensiblement plus élevé de la dépense publique en France — et des prélèvements obligatoires destinés à la financer —, comparé aux autres pays d’Europe occidentale, s’explique d’abord par des choix collectifs qui s’inscrivent dans la durée. Nombre de ces choix relèvent de la sphère sociale : un système de retraite par répartition, entièrement public et relativement généreux, qui scelle un pacte de solidarité entre les générations ; une forte socialisation des dépenses de santé et d’éducation ; plus généralement, des aides sociales relativement importantes, qu’elles prennent la forme de prestations monétaires pour les plus démunis et les familles, ou de soutiens auprès de certains publics (jeunes enfants, personnes handicapées, personnes dépendantes, etc.) via
le financement de l’aide à domicile ou d’établissements d’accueil. De même, les dépenses militaires sont durablement plus élevées que chez nos partenaires européens.

Il reste que d’autres postes relèvent moins de choix collectifs réels. L’excès du poids des dépenses de fonctionnement de nos administrations centrales comme locales est connu, mais sans doute surestimé : il représente tout au plus 0,5 point de PIB de plus qu’en moyenne chez nos voisins européens, sur un total de 6 points de PIB. Notre propension à soutenir l’économie marchande via de nombreuses et diverses subventions est peut-être moins connue, et à coup sûr sous-estimée : environ 1 point de PIB de plus que nos partenaires européens, sur un total de 4 points de PIB.

Au final, baisser structurellement le poids des dépenses publiques de 3 points de PIB en l’espace de cinq ans est un objectif atteignable, puisque 21 pays européens sur 27 sont parvenus au moins une fois au cours des vingt dernières années. Mais il est ambitieux. Sous l’hypothèse raisonnable que la croissance potentielle de la France
se situe aujourd’hui autour de +1,3 % par an, il demande de parvenir à quasiment stabiliser le volume de la dépense publique, c’est-à-dire à contenir sa progression en valeur autour de 2 % par an durant cinq ans. Si l’on souhaite atteindre cet objectif de façon réaliste tout en préservant certaines dépenses jugées prioritaires (éducation, défense, justice, investissements en faveur de la transition écologique et énergétique), cela suppose de consentir non seulement de gros e-orts sur de nombreux postes de dépenses hors sphère sociale mais aussi des e-orts, plus modérés, pour freiner la progression des dépenses sociales.

Extrait de destrategie.gouv.fr : Où réduire le poids de la dépense publique ?

 

Sur le site OZP,
voir le mot-clé Rapp. interministériel : C. Comptes, Fr. Stratégie.../

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