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Dans l’édition 2018 de RERS (Depp) : Les réseaux d’éducation prioritaire REP et REP+ à la rentrée 2017

1er octobre Version imprimable de cet article Version imprimable

Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche 2018

Publication annuelle de la DEPP et de la SD-SIES, Repères et références statistiques réunit en un seul volume toute l’information statistique disponible sur le système éducatif et de recherche français. Organisé en douze chapitres et 182 thématiques pour l’édition 2018, RERS apporte des éclairages nouveaux en fonction de l’actualité et des derniers résultats d’études.

1. Le système éducatif
2. Les établissements
3. Les élèves du premier degré
4. Les élèves du second degré
5. Les apprentis
6. Les étudiants
7. La formation continue
8. Résultats, diplômes, insertion
9. Les personnels
10. Budget, coûts et financement
11. Recherche et développement
12. La France d’outre-mer
Données publiques

Extrait de education.gouv.fr de septembre 2018 : Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche 2018

EXTRAIT
LES ETABLISSEMENTS

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2.15 Les réseaux d’éducation prioritaire renforcés (REP+) à la rentrée 2017

À la rentrée 2017, 365 collèges publics sont en REP+ en France métropolitaine et dans les DOM (1). Ces établissements scolarisent 7,0 % des collégiens du secteur public (181 300 élèves). Leur répartition n’est pas homogène sur le territoire. Ainsi, en France métropolitaine, la part des collégiens en REP+ oscille entre 0,4 % pour l’académie de Dijon et 13,5 % pour celle d’Aix-Marseille.

Dans les DOM, 32,9 % des collèges sont en REP+ contre 5,8 % en France métropolitaine. La part des collégiens qui y suivent leur scolarité varie entre 4,5 % en Guadeloupe et 41,7 % à Mayotte et même 95,4 % en Guyane. En effet, tous les collèges publics guyanais sauf un sont en REP+ depuis la rentrée 2016.

On dénombre 2 466 écoles publiques en REP+ à la rentrée 2017. Elles accueillent 7,9 % des écoliers (459 800 élèves). Les diversités académiques sont semblables à celles constatées pour les collèges : en France métropolitaine, la part des écoliers en REP+ oscille entre 0,4 % pour l’académie de Rennes et 15,0 % pour l’académie d’Aix-Marseille.
Dans les DOM, 36,8 % des écoliers du public sont dans une école REP+ contre 6,4 % en France métropolitaine. Dans les écoles d’outre-mer, 36,0 % des élèves de préélémentaire et 37,3 % des élèves d’élémentaire sont en REP+, contre respectivement 7,0 % et 6,1 % dans les écoles métropolitaines.

Les collèges en REP+ se caractérisent par la concentration des élèves défavorisés. Ainsi, plus de neuf collèges en REP+ sur dix accueillent au moins 60 % d’élèves d’origine sociale défavorisée contre seulement 6 % des collèges hors éducation prioritaire (2).
Les collégiens des REP+ sont très massivement d’origine sociale défavorisée : trois quarts d’entre eux (75,1 %) ont des parents ouvriers ou inactifs, contre 39,3 % dans les établissements hors éducation prioritaire (3). Un grand nombre d’entre eux sont en retard dans leur scolarité : 16,8 % des élèves issus des écoles en REP+ sont en retard à l’entrée en sixième contre 7,4 % hors éducation prioritaire.

 

définitions
La politique de l’éducation prioritaire (EP) - Elle a été initiée en 1981 avec la création des zones d’éducation prioritaire (ZEP). À la rentrée 1999, la carte de l’éducation prioritaire a été redéfinie et une nouvelle structure ajoutée : le réseau d’éducation prioritaire (REP). À la rentrée 2006, en lieu et place des réseaux existants dans l’éducation prioritaire (ZEP et REP), ont été constitués les 254 réseaux « ambition réussite » (RAR) et les autres réseaux dits « de réussite scolaire » (RRS). À la rentrée 2011, le programme « Écoles, collèges, lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite » (Éclair) est devenu le « centre des politiques de l’éducation nationale en faveur de l’égalité des chances » (vade-mecum programme Éclair). Le périmètre de l’éducation prioritaire a évolué en se fondant sur « un indice social unique permettant de mesurer les difficultés rencontrées par les élèves et leurs parents, et leurs conséquences sur les apprentissages ». Ainsi, à la rentrée 2015, les réseaux d’éducation prioritaire renforcés (REP+) et les réseaux d’éducation prioritaire (REP) ont été établis comme zonage de référence de l’éducation prioritaire. Un réseau regroupe un collège et les écoles de son secteur. L’importance du réseau est ainsi réaffirmée.

 

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2.16 Les réseaux d’éducation prioritaire (REP) à la rentrée 2017

À la rentrée 2017, 732 collèges publics sont en REP en France métropolitaine et dans les DOM (1). Ces établissements scolarisent 14,1 % des collégiens du secteur public (366 400 élèves). Leur répartition n’est pas homogène sur le territoire. Ainsi, en France métropolitaine, la part des collégiens en REP oscille entre 6,0 % pour les académies de Clermont-Ferrand et Nice et 44,4 % pour celle de Corse.

Dans les DOM, 27,9 % des collèges sont en REP contre 13,2 % en France métropolitaine. Hors Guyane (qui a la particularité d’avoir l’ensemble de ses collèges publics en REP+, sauf un), la part des collégiens qui suivent leur scolarité en REP varie entre 23,1 % en Guadeloupe et 58,3 % à Mayotte.
On dénombre 4 237 écoles publiques en REP à la rentrée 2017. Elles accueillent 12,3 % des élèves (718 100 élèves). Dans le premier degré, la part des écoliers en REP est inférieure à 5,0 % dans cinq académies (Clermont-Ferrand, Poitiers, Nice, Toulouse et Besançon) et supérieure à 20,0 % dans trois autres (Créteil, Paris et Corse). Dans les DOM, elle varie entre 22,9 % en Guadeloupe et 56,5 % à Mayotte. Il n’y a aucune école guyanaise en REP. En France métropolitaine, 12,2 % des élèves de préélémentaire et 11,0 % des élèves d’élémentaire sont en REP, contre 28,6 % des élèves de préélémentaire et des élèves d’élémentaire dans les DOM.

Les collèges de l’éducation prioritaire se caractérisent par la concentration des élèves de milieu défavorisé.
Ainsi, un collège sur deux en REP accueille au moins 60 % d’élèves d’origine sociale défavorisée contre seulement 6 % des collèges hors éducation prioritaire (2).
Les collégiens des REP sont très souvent d’origine sociale défavorisée : six d’entre eux sur dix (61,2 %) ont des parents ouvriers ou inactifs, contre 39,3 % dans les établissements hors éducation prioritaire (3). Un grand nombre d’entre eux sont en retard dans leur scolarité : 13,0 % des élèves issus des écoles en REP sont en retard à l’entrée en sixième contre 7,4 % hors éducation prioritaire.

 

définitions
La politique de l’éducation prioritaire (EP) - Elle a été initiée en 1981 avec la création des zones d’éducation prioritaire (ZEP). À la rentrée 1999, la carte de l’éducation prioritaire a été redéfinie et une nouvelle structure ajoutée : le réseau d’éducation prioritaire (REP). À la rentrée 2006, en lieu et place des réseaux existants dans l’éducation prioritaire (ZEP et REP), ont été constitués les 254 réseaux « ambition réussite » (RAR) et les autres réseaux dits « de réussite scolaire » (RRS). À la
rentrée 2011, le programme « Écoles, collèges, lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite » (Éclair) est devenu le « centre des politiques de l’Éducation nationale en faveur de l’égalité des chances » (vade-mecum programme Éclair). Le périmètre de l’éducation prioritaire a évolué en se fondant sur « un indice social unique permettant de
mesurer les difficultés rencontrées par les élèves et leurs
parents, et leurs conséquences sur les apprentissages ».
Ainsi, à la rentrée 2015, les réseaux d’éducation prioritaire renforcés (REP+) et les réseaux d’éducation prioritaire (REP) ont été établis comme zonage de référence de l’éducation prioritaire. Un réseau regroupe un collège et les écoles de son secteur. L’importance du réseau est ainsi réaffirmée.

 

Voir l’édition 2017 de RERS

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