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L’obésité, dès la maternelle, et les mauvaises habitudes alimentaires des adultes sont liées à la catégorie sociale

12 juillet Version imprimable de cet article Version imprimable

Additif du 13.07.17
Selon une vaste étude de l’Anses, les assiettes contiennent toujours plus de produits transformés et de compléments alimentaires, trop de sel et pas assez de fibres.

[...] Mais ce sont surtout les inégalités sociales qui s’avèrent les plus criantes. Les Français ayant un niveau d’étude supérieur ou égal à bac + 4 consomment davantage de fruits et deux fois moins de sodas que ceux qui se sont arrêtés au primaire ou au collège. Ils pratiquent plus d’activité physique et sont moins souvent obèses. « Cette étude confirme que la nutrition est un grand marqueur social, juge Serge Hercberg. Ces inégalités ont tendance à s’accroître : les populations défavorisées améliorent leur état nutritionnel mais beaucoup moins vite et moins nettement que celles favorisées. »

- >Extrait de lemonde.fr du 12.07.17 :[ Les français mangent mal et se sédentarisent

 

L’obésité chez les jeunes : le poids du milieu social

En grande section de maternelle, 5,8 % des enfants d’ouvriers sont obèses, 4,5 fois plus que pour les enfants de cadres supérieurs. Cet écart se retrouve tout au long de la scolarité.

En grande section de maternelle, 5,8 % des enfants d’ouvriers souffrent d’obésité [1] contre 1,3 % des enfants de cadres supérieurs. Les enfants d’employés ont aussi 3,7 fois plus de risque d’être obèses que les enfants de cadres selon une étude du ministère de la Santé, menée auprès de 19 000 enfants pendant l’année scolaire 2012-2013. La part d’enfants obèses est passée de 3,2 % en 2006 à 3,5 % en 2013. Mais cette donnée moyenne masque de fortes inégalités entre catégories sociales. Si les enfants de cadres n’ont pas connu une augmentation de l’obésité sur la période, les enfants d’employés, comme ceux des agriculteurs, commerçants et chefs d’entreprise, ont vu leur taux d’obésité augmenter de 1,3 point.

Les inégalités persistent par la suite. En CM2, 5,5 % des enfants d’ouvriers souffrent d’obésité, contre 1,4 % des enfants de cadres, selon le ministère de la Santé (données 2014-2015), soit quatre fois plus. Le constat est similaire en classe de troisième : selon les données 2009 du même ministère, près de 4 % des enfants ont un problème d’obésité. Mais la proportion d’enfants de cadres en surpoids est de 2,3 %, contre près de trois fois plus pour les enfants d’ouvriers (6,5 %).

En matière de corpulence, il faut rester prudent : pour partie, l’injonction à la maigreur est l’imposition d’une norme corporelle des catégories favorisées (voir encadré).

Extrait de inegalites.fr du 11.07 ?17 : L’obésité chez les jeunes : le poids du milieu social

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