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Journée OZP 2016. 3 questions de Fenêtres sur cours (SNUipp) à Marc Douaire

14 juin 2016 Version imprimable de cet article Version imprimable

3 QUESTIONS À Marc Douaire, président de l’Observatoire des zones prioritaires (OZP)

Où en est l’éducation prioritaire, deux ans après la refondation ?*
On peut noter plusieurs évolutions positives en peu de temps et d’abord souligner la continuité dans la mise en place de cette politique d’éducation prioritaire depuis 2012.
Après des politiques centrées sur les établissements ou sur les élèves, on est revenu à une logique de territoire, celle des acteurs sur un quartier.
On a supprimé le mille-feuilles des différents dispositifs, en confirmant une labellisation réclamée par les acteurs et une cartographie plus objective, articulée avec celle de la
pauvreté et de la politique de la ville. Le pilotage ministériel a été soutenu et a redonné à juste titre priorité au 1er degré avec le plus de maîtres ou l’accueil des moins de trois ans. Enfin, les fonctions de coordination sont redevenues pour faire les liens entre 1er et 2nd degré et entre l’institution et l’ensemble de partenaires.

Et concernant le métier enseignant ?
On a enfin reconnu que les dynamiques de projets ne pouvaient pas reposer sur le militantisme des
personnes. Le temps dégagé sur le temps de service en REP+, c’est pour la première fois, la reconnaissance des missions des enseignants en EP. Les formations et les accompagnements des équipes conduites sur site ont permis de développer la professionnalisation et souvent une culture commune
interdegré. Et les maîtres supplémentaires sont maintenant intégrés dans le fonctionnement des équipes et en sont devenus des points d’appui importants.

Quels sont les points à améliorer encore ?
Il faut encore travailler sur le pilotage trop souvent encore basé sur un fonctionnement bureaucratique et hiérarchique et pas assez sur la reconnaissance du travail des personnels et la confiance. Il faut bien sûr maintenir les moyens spécifiques et les étendre pour certains aux REP.
Enfin, il faut rendre public le bilan de ce qui se fait en EP car on y voit l’émergence de collectifs professionnels et de travaux qui peuvent créer une dynamique dans l’ensemble de l’institution.

Propos recueillis par Alexis Bisserkine
*thème de la « journée nationale annuelle » de l’OZP 28 mai dernier

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