> 5 - TYPE DE DOCUMENT, ACTEUR, POSITION - PROTESTATION > TYPE DE DOCUMENT > ETUDE UNIVERSITAIRE > "Les effets identitaires du label "Éducation Prioritaire", par Barbara (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

"Les effets identitaires du label "Éducation Prioritaire", par Barbara Fouquet-Chauprade : projet de recherche sur les écoles du REP du canton de Genève

23 février 2016 Version imprimable de cet article Version imprimable

Université de Genève
Groupe Genevois d’Analyse des Politiques Éducatives

- Les effets identitaires du label "Éducation Prioritaire"
Requérante : Barbara Fouquet-Chauprade

L’éducation prioritaire (EP) est devenue, depuis une cinquantaine d’années, l’un des axes de travail majeur de la plupart des systèmes éducatifs. Au niveau international, les politiques d’éducation prioritaire se caractérisent par une grande diversité tant au niveau des populations concernées que des dispositifs mis en œuvre (voir par exemple Demeuse, Frandji, Greger et Rochex, 2008 ; 2011 ; Dutrévis, Fouquet-Chauprade et Demeuse, à paraitre).
Par ailleurs, les premiers bilans relatifs aux politiques d’éducation prioritaire sont globalement mitigés quant aux apprentissages scolaires des élèves (voir par exemple Dutrévis et Crahay, 2009 ; Merle, 2012 ; Moisan et Simon, 1997 ; Soussi, Niedegger, Dutrévis et Crahay, 2012).
Enfin, les évaluations des politiques d’éducation prioritaire (PEP) ont très peu traité la question des dimensions non académiques de l’expérience scolaire des élèves (Fouquet-Chauprade et Dutrévis, à paraitre).

Le présent projet interroge les causes de l’échec relatif des politiques prioritaires en opérant un focus sur les aspects non académiques. Si les politiques prioritaires sont variées, elles ont pour point commun de labelliser des zones, des établissements, ou des populations (Merle, 2012). Selon nous, cette labellisation n’est pas neutre pour les différents acteurs. Notre ambition est de comprendre en quoi la labellisation EP affecte les dimensions subjectives de l’expérience scolaire des jeunes élèves.
L’hypothèse générale est que la labellisation ajoute à la situation de ségrégation scolaire de ces écoles. Nous questionnons la capacité de ces politiques à créer des identités à part entière et nous nous interrogeons sur une possible aggravation de la ségrégation et de ses conséquences subjectives pour les élèves.
Pour cela, nous avons choisi comme terrain d’étude le contexte genevois. Depuis 2006, le canton de Genève s’est doté d’un Réseau d’Enseignement Prioritaire (REP) au primaire qui vise à lutter contre l’échec scolaire.

Extrait de unige.ch du 03.11.16 : Les effets identitaires du label "Éducation Prioritaire

Répondre à cet article