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"Enseigner dans le 93". Véronique Decker, directrice d’école à Bobigny, entame une chronique régulière dans "Questions de classe(s) "

15 juin 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

ADDITIF du 16.07.15 :
La page de Véronique Decker sur le site "Questions de classe(s) (toutes les chroniques)

 

ADDITIF du 21.06.15
Bertrand fut mon premier élève « difficile », dans ma première classe à l’année. A l’époque les TED (troubles envahissants du développement) n’existaient pas encore, mais il y avait déjà des élèves ingérables. Bertrand n’obéissait à rien, ne se tenait à aucune tâche, ne respectait aucune règle. Il n’était sensible à aucune sanction, ne convoitait aucune récompense. Trente ans après, je me souviens encore de lui.

Extrait de questions de classe(s) : Les chroniques de Véronique Decker (3) Bertrand

 

Avec ce 1er texte, nous inaugurons une série de chroniques proposées par Véronique Decker où elle évoque son enseignement en Seine-Saint-Denis pour les lectrices et lecteurs de Questions de classe(s).

J’ai toujours beaucoup aimé enseigner en Seine Saint Denis.

Je sais, ce que je dis n’est pas à la mode. Il faut se plaindre de nos conditions de travail exceptionnellement dures, des racailles, de la République abandonnée, des territoires égarés.

C’est vrai que c’est difficile, rugueux, complexe et mon plaisir d’enseigner ne m’a pas empêchée d’être syndiquée pour revendiquer de meilleurs conditions de travail, pour moi et pour les élèves.

Mais j’aime ces enfants là, les enfants des milieux populaires qui vivent en cité, et les solidarités particulières des cités. Du coup, j’ai appris à connaître et à apprécier leurs familles. Ces familles là, aux noms exotiques, à l’immigration parfois récente, aux pauvretés parfois indécentes.

Des dizaines de profs passent chaque année en tentant dès leur arrivée de retourner près de leurs départements d’origine. Certains écrivent des livres liminaires et à l’audience assurée en dénonçant pêle-mêle leurs conditions d’enseignement, les élèves, leurs parents, en prônant des solutions définitives du haut de leurs quelques mois d’expérience.

Moi aussi, je suis aussi venue d’ailleurs mais j’ai choisi de rester ici, d’y vivre, d’y travailler et je voudrais témoigner des plaisirs d’enseigner que j’ai rencontré.

ZÉBULON

J’ai commencé ma carrière d’instit comme remplaçante, envoyée de ci et de là dans les classes dont l’instit était absente [...]

Extrait de questionsde classes.org : « Zébulon » : enseigner dans le 93, la chronique de Véronique Decker

 

Site OZP. Le résultat d’une recherche en plein texte sur le mot decker

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