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La politique éducative sociale et de santé en éducation prioritaire : les chiffres de l’Education nationale (février 2015) à nouveau contestés par les syndicats

17 mars 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

Additif du 17.03.15 :

" Le ministère vient de publier un rapport sur la « politique éducative, sociale et de santé en faveur des élèves : quelques données chiffrées 2011-2013 », chiffres qui devraient refléter, entre autres, l’activité des médecins de l’Éducation nationale auprès des élèves... Ces chiffres ne leurrent en réalité personne !"
Le principal syndicat de médecins de l’Education nationale réagit à cette publication en démontant les données du ministère. Il confirme le décryptage publié par le Café pédagogique le 12 mars.

Extrait de cafepedagogique.net du 17.03.15 : Santé : Le syndicat des médecins dénonce à son tour les chiffres trompeurs du ministère

 

Santé, action sociale : données chiffrées

Les synthèses sur la mise en œuvre de la politique éducative sociale et de santé en faveur des élèves dans les établissements scolaires présentent l’analyse des principales données chiffrées de l’enquête annuelle de la direction générale de l’enseignement scolaire, relative aux six domaines spécifiques suivants :

• le bilan de santé effectué entre 5 et 6 ans
• le dépistage des troubles du langage à l’école élémentaire
• le projet d’accueil individualisé (PAI)
• la contraception d’urgence
• la protection de l’enfance
• la formation aux premiers secours

L’enquête porte sur l’ensemble des établissements de l’enseignement public des académies de métropole et d’outre-mer.

La réussite scolaire, la santé et le bien être des élèves sont étroitement liés. Aussi la collaboration de tous les membres des équipes éducatives est indispensable pour mettre en place les conditions de la réussite de tous les élèves.

Les assistant(e)s de service social, les infirmier(ère)s et les médecins participent à la réalisation de ces objectifs, en liaison avec les partenaires extérieurs.

Extraits

Bilan de santé de la sixième année
[p. 3]
Les élèves relevant du dispositif ECLAIR doivent en priorité faire l’objet du bilan de santé de la sixième année.
Les données recueillies montrent les pourcentages de réalisation du bilan de 6 ans suivants :
• en 2011-2012, 35 713 élèves scolarisés en écoles ECLAIR ont bénéficié d’un bilan de santé au cours de leur 6ème année soit 83,4% des effectifs concernés,
• en 2012-2013, 34 307 élèves scolarisés en écoles ECLAIR ont bénéficié d’un bilan de santé au cours de leur 6ème année, 82,5% des effectifs concernés.

[p. 12- 13]
Dépistage infirmier
1 390 936 élèves ont fait l’objet d’un dépistage par les infirmièr(e)s scolaires au cours de l’année
2011-2012 et 1 362 702 élèves au cours de l’année 2012-2013.
En 2011-2012 comme en 2012-2013, la part des élèves dépistés scolarisés dans un dispositif de l’éducation prioritaire (ECLAIR ou RRS) s’élevait globalement à 20%.
D’une façon générale, la part des élèves dépistés relevant de l’éducation prioritaire reste stable entre les deux années. On note une légère augmentation en classe de 5ème entre 2011-2012 et 2012-2013.

[p. 14-15]
Avis aux familles
La part des élèves dépistés ayant fait l’objet d’un avis aux familles diffère selon que l’élève relève ou non de l’éducation prioritaire. Pour les deux années observées, on constate que cette part d’élèves faisant l’objet d’un avis aux familles est nettement plus importante pour les élèves relevant de l’éducation prioritaire, quel que soit le niveau de classe

Taux de retours sur les avis aux familles
On constate des différences de taux de retours d’avis selon le niveau de classe de l’élève et selon qu’il relève de l’éducation prioritaire ou non.
A l’exception du taux de retours de 5ème en éducation prioritaire qui connaît une augmentation significative et qui est le plus important, on constate que tous les taux de retours connaissent une baisse en 2012-2013 par rapport à l’année précédente.
La différence entre les taux de retours des élèves relevant de l’éducation prioritaire et les autres élèves, tend à se réduire en 2012-2013 et pour les élèves de CE2 il est au même niveau.

Grossesses
[p. 35]
C’est au collège que la part des élèves relevant de l’éducation prioritaire parmi les grossesses recensées est la plus importante pour les deux années considérées.

Accompagnement social des élèves
[p. 41]
La proportion d’élèves reçus dans les écoles et les collèges relevant de l’éducation prioritaire est d’un peu moins d’un tiers sur les deux années. Elle est plus importante en 2012-2013 dans le primaire où la demande est forte alors que le service social intervient plus marginalement.

[p. 48]
Entretiens en éducation prioritaire
La comparaison entre les établissements situés en éducation prioritaire et hors éducation prioritaire montre que le nombre d’entretiens avec les élèves en éducation prioritaire représente un peu moins d’un tiers de l’ensemble des entretiens élèves en 2011-2012 et un peu plus d’un tiers en 2012-2013, alors que ces élèves ne représentent que 15.7% des effectifs globaux.

Protection de l’enfance
[p. 56]
Transmissions
Dans les établissements en ECLAIR et en réseau de réussite scolaire (RRS), les transmissions sont proportionnellement plus nombreuses que dans les établissements hors de l’éducation prioritaire.
En ECLAIR, on observe une légère augmentation à la fois des informations préoccupantes et des signalements entre 2011-2012 et 2012-2013.
En 2012-2013, on note une baisse du taux d’information préoccupantes et de signalements en RRS.

Données chiffrées - Années 2011-2013 (février 2015 - 63 pages)

Extrait du site eduscol.education.fr du 04.03.2015 : Santé, action sociale : données chiffrées

 

Santé, social : Les curieuses données ministérielles

Quoi de plus anodin qu’un recueil statistique de données relatives à la "politique éducative sociale et de santé en faveur des élèves" ? Publié par le ministère de l’éducation nationale, cet annuaire, qui contient des indicateurs de la LOLF, réserve pourtant des surprises. On y trouve des chiffres extraordinairement précis mais qui, aux dires des responsables syndicaux, ne décrivent en rien la réalité du terrain. C’est justement celle-ci qui est absente alors que le ministère annonce qu’il va engager infirmiers, médecins scolaires et assistantes sociales dans les Rep+ et que les assistantes sociales préparent un action intersyndicale le 2 avril.

"La demande sociale déborde", nous dit Marie Wecxsteen, représentante des assistantes sociales. "On fait le pompier en permanence" en répondant au mieux à des situations d’urgence. Or une charge nouvelle est annoncée par le ministère. A la rentrée 2015 chaque Rep+ devra avoir une assistante sociale et une infirmière à temps plein. "On ne voit pas comment ce sera possible alors qu’il y a seulement 50 postes créés à la rentrée", nous a dit Marie Wecxsteen. Les 4 syndicats d’assistantes sociales Unsa, Cgt, FO et Fsu, appelleront à une action commune le 2 avril pour obtenir des moyens. Le mouvement pourrait être rejoint par les infirmières. "A la rentrée il n’y aura que 40 postes créés. C’est insuffisant pour couvrir les besoins des rep+" , estime B Martinez. J. Grousset ne voit pas non plus comment les médecins pourront atteindre le taux de 90% d’enfants visités en Rep+ à 6 ans. [...]

Les infirmières voient augmenter les accueils d’élèves particulièrement ce qu’elles appellent le "séjour temporaire", c’et à dire les accueils qui dépassent 15 minutes. "On a une forte croissance de la demande de soins immédiats. Par exemple, le lundi matin on doit faire face aux traumatismes non soignés durant le week end". Une situation qui devient difficile car le budget de soins des établissements ne suit pas. Les infirmières ont le sentiment d’être sur le front social. "On reçoit de plus en plus de familles. On devient un acteur de santé publique au delà du cercle scolaire".

Extrait de cafepedagogique.net du 12.03.2015 : Santé, social : Les curieuses données ministérielles

 

Refondation de l’Education prioritaire

[...] La prise en charge des besoins sociaux et de santé des élèves de l’éducation prioritaire doit faire l’objet d’une attention toute particulière, sa mauvaise appréhension ayant des résultats directs sur le bien être et la réussite scolaire. L’articulation du travail entre les personnels santé/sociaux (médecins, infirmières et assistants sociaux), dans le respect de leur professionnalité et de leur mission respective, et les autres acteurs de terrain, doit y être renforcée. Les médecins scolaires devront y intervenir en priorité afin que soit assurée, notamment, la visite des six ans. Aujourd’hui principalement présent(e)s au collège, les infirmier(e)s scolaires ont un rôle essentiel à jouer dans la prévention des risques de santé dès l’école primaire. Les personnels sociaux contribuent, pour leur part, à un meilleur suivi des élèves tout au long de leur scolarité. Afin de renforcer la prise en compte des besoins des populations scolarisées en Rep+, les postes d’infirmiers et d’assistants sociaux seront en priorité affectés dans ces réseaux. Des expérimentations de travail social scolaire dans le premier degré seront menées en Rep+. Les personnels infirmiers contribueront particulièrement au développement de l’éducation à la santé et à un premier repérage des problèmes de santé des élèves des écoles et collèges concernés. [...]

Extrait du BO du 04.06.2014 : Refondation de l’éducation prioritaire

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