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Les sorties de ZEP dans la presse éducative (revue presse Cahiers pédagogiques, avec un article du PS, blogs Mediapart, le Café, Vousnousils...)

15 décembre 2014 Version imprimable de cet article Version imprimable

“REP ou pas REP ? la question qui fâche”. C’est le titre de L’Obs.
Le 17 décembre prochain, Najat Vallaud Belkacem, doit annoncer la nouvelle carte de l’éducation prioritaire. Et cette réforme s’annonce à hauts risques pour la ministre. Sans jouer les prophètes, on peut penser qu’un regain des manifestations et des mouvements de protestation est probable à la rentrée de janvier...
La carte de l’éducation prioritaire date, grosso modo des années 80. De plus, on a eu une extension de la définition de l’éducation prioritaire qui a abouti à ce qu’aujourd’hui près d’un quart des élèves scolarisés relèvent à des titres divers de l’éducation prioritaire. La succession et l’empilement des labels et des dispositifs contribuent à rendre la carte illisible. La nouvelle carte des REP (1.082 dont 350 REP+) regroupe quatre critères :
- le % d’élèves défavorisés,
- le % d’élèves boursiers,
- le % d’élèves en Zone Urbaine Sensible,
- et le % d’élèves en retard en sixième.
Mais comme le pointe L’Obs le ministère a mal communiqué sur la façon dont cet indice était utilisé, suscitant la méfiance et la contestation, qui s’expriment depuis trois semaines.

Un article synthétique du Monde (signé Samuel Laurent) considère que l’argumentation de la Ministre utilise des raccourcis quand elle affirme que la situation n’a pas évolué en trente ans, alors qu’elle a connu pas moins de quatre grandes réformes, qui ont fortement modifié les moyens accordés, leur ciblage et la philosophie même de l’éducation prioritaire .

Une tribune de Yannick Trigance, secrétaire national adjoint du PS à l’éducation sur le Huffington Post tente de faire la promotion de cette réforme considérée comme une “étape indispensable de la Refondation de l’école. Il rappelle aussi que “de surcroit, la Ministre a rappelé que dorénavant les moyens des établissements, au-delà du seul classement, seront attribués sur la base d’une allocation progressive correspondant à la réalité de leurs besoins. Et bien évidemment, un collège en Seine-Saint-Denis, même s’il n’est pas reconnu « Éducation prioritaire », n’est pas dans la même situation que certains situés dans l’ouest parisien. ”. L’idée de cette allocation progressive est d’éviter les effets de seuil.
Mais, malgré toutes ces explications cette réforme est très risquée. D’abord parce que les critères utilisés ne sont pas toujours aussi transparents et rigoureux qu’annoncés. Mais aussi parce que cette redéfinition des périmètres de l’éducation prioritaire se heurte à un sentiment général de dégradation des conditions de travail. Même si des moyens nouveaux sont débloqués, cela est vécu dans un cadre général qui est celui de l’austérité. Dans un tel contexte le rééquilibrage et la réaffirmation de “priorités” qui de fait exclut des établissements qui jusque là en bénéficiaient est donc mal vécu.
Il ne faut pas exclure non plus les arrières pensées syndicales. La mobilisation sur l’éducation prioritaire est aussi un moyen de retrouver les “fondamentaux” de l’action revendicative et de se reconstruire une légitimité militante. Janvier sera t-il chaud ?

Extrait de cahiers-pédagogiques : Bloc-Notes de la semaine du 8 au 14 décembre 2014

 

Par Sébastien Rome
[...] En fait, ces indicateurs choisis par la DEPP ne permettent pas tant de mesurer la difficulté scolaire réelle que de mesurer la densité urbaine de la difficulté scolaire.Dit autrement, parce que ces indicateurs sont fournis par les collèges, ils montrent bien la difficulté scolaire autour du collège mais seulement si cette difficulté est homogène sur le bassin de recrutement et si la plupart des élèves résident à proximité de l’établisement. Si l’indicateur est pertinent pour montrer les différences entre les manques et les besoins de la Seine St Denis et Paris, il devient inopérant pour toucher du doigt la difficulté scolaire en milieu plus péri-urbain où la difficulté est plus diffuse, voire labile.
Or, c’est bien la situation du Languedoc-Roussillon. [...]
Extrait de blogs.mediapart.fr/sebastien-rome du 09.12.2014 : Éducation prioritaire : on tire toujours sur les vignerons

 

Alain Amariglio, instituteur, auteur de Dans la classe (Editions des Equateurs)
[...] Quand, pour la première fois j’y suis retourné, comme maître d’école en ZEP parisienne, j’ai retrouvé avec émotion ce creuset riche de promesses et d’émotions, où se transmet le savoir et se construit l’espèce humaine avec l’enthousiasme des élèves et le dévouement des professeurs. Cette école est bien plus belle que celle des contes de fées ministériels. [...]
Il faudrait ensuite, bien sûr, se montrer plus ambitieux. Plutôt que de créer une nouvelle commission sur l’évaluation dont les travaux ne seront pas davantage pris en compte que ceux des précédentes commissions, mesurer sérieusement les effets de la baisse des horaires sur le niveau des élèves. Arrêter de changer sans cesse de programmes (quatre fois en vingt ans) et ne plus en faire un enjeu partisan. Organiser l’Institution en plaçant l’administration au service de la classe, et non l’inverse. [...]
Extrait de blogs.mediapart du 08.12.14 : Les trois écoles

 

Voir aussi
- L’appel des équipes éducatives des collèges Paul Eluard de Montreuil et Gustave Courbet de Romainville.
Extrait de blogs.mediapart.fr du 12.12.14 : Sanctuariser l’éducation prioritaire en Seine-Saint-Denis
- Héloïse Bernat, professeur agrégé titulaire d’un poste de Lettres Classiques au collège Simone de Beauvoir à Créteil
Extrait de huffingtonpost.fr : Un collège ZEP en colère

 

Sorties de zep : Manifestation le 11 décembre
A Paris, une manifestation unitaire SNUipp-FSU, FNEC-FP-FO, SUD Éducation, CNT Éducation et CGT Éduc’Action a lieu le 11 décembre devant le rectorat alors que se tient un comité académique. Le rectorat a accepté fin Novembre "une entrée par les écoles" au lieu de l’entrée par les collège. De ce fait on est passé de 175 à 214 écoles en Rep. Une trentaine d’écoles devraient bénéficié de CAPPé, des contrats d’accompagnement négociés avec le recteur.
"On bouge encore pour une vingtaine d’écoles", explique Jérôùe Lambert, secrétaire général du Snuipp 75. "Il y a des situations d’injustice car les écoles n’ont pas toutes le même traitement.", estime-t-il. Selon lui, par exemple, des écoles du 12ème remplissent les conditions pour être rep et ne le sont pas. Quant aux Cappé, pour J Lambert, "c’est de l’enfumage". Le contrat ne donnerait pas la prime aux écoles qui n’étaient pas zep et qui devraient le devenir. [...]
Extrait de l’expresso.fr du 11.12.2014 : Sorties de zep : Manifestation le 11décembre

Près de 400 enseignants se sont retrouvés devant le ministère de l’éducation nationale à l’appel du Snes, de FO, de Sud et de la CGT pour défendre les établissements qui ne trouvent pas place dans la nouvelle carte de l’éducation prioritaire.
Extrait de cafepedagogique.fr du 10.12.14 : Sorties de zep : Succès de la journée de grève à Créteil

 

À la rentrée 2015, le collège Gustave-Courbet de Romainville (93) ne fera plus partie du dispositif zone d’éducation prioritaire (ZEP). Parents d’élèves et enseignants ont décidé de se battre. Reportage vidéo.
Lundi 24 novembre, les collèges de Seine-Saint-Denis ont découvert la nouvelle carte de l’éducation prioritaire. Parmi ces établissements, le collège Gustave Courbet de Romainville est impacté et perdrait ainsi dès la rentrée 2015 son dispositif ZEP dont il bénéficiait depuis 1998.

« Des critères de choix contestables »
Parents d’élèves et enseignants mènent un combat, depuis plusieurs semaines, pour la réintégration du collège Gustave Courbet au sein de l’éducation prioritaire. Selon eux, les critères de choix retenus pour ce déclassement sont plus que contestables et les conséquences seraient dramatiques pour les élèves. Pour Karima Lebdiri, parent d’élève à la FCPE du collège, ce déclassement risque de renforcer le système élitiste car les plus défavorisés ne pourront pas payer de cours à leur enfant pour compenser le manque de soutien scolaire.

Le rectorat, qui détermine les établissements qui conservent ou perdent le statut de ZEP, a considéré que le collège de Romainville se serait « embourgeoisé » et ne répondrait plus aux critères de classification ZEP (l’origine socioprofessionnelle, la part d’élèves boursiers, le logement en zones urbaines sensibles et le redoublement). Le critère social qui motiverait leur sortie est un taux trop faible d’élèves boursiers. Un chiffre que l’établissement conteste.

VousNousIls a ainsi décidé de partir à leur rencontre, durant une journée, pour qu’ils nous exposent leur combat.

Reportage vidéo

Pour se faire entendre, de nombreuses actions ont été organisées par les parents d’élèves et les professeurs de l’établissement. Seront-elles suffisantes pour leur réintégration ? Pour le savoir, il faudra attendre la nouvelle carte de l’éducation prioritaire prévue à la mi-décembre.

Extrait de vousnousils.fr du 11.12.2014 : ZEP : le collège Gustave Courbet (93) se bat pour sa réintégration

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