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L’enquête DEPP/MGEN sur les chefs d’établissement et CPE ne fait apparaître de différences significatives en RAR que pour le nombre de conseils de discipline et d’exclusions

4 mars 2013 Version imprimable de cet article Version imprimable

REGARDS CROISÉS de chefs d’établissement et conseillers principaux d’éducation
dans le second degré public en 2010
Interrogation réalisée en juin-juillet 2010 auprès de 500 chefs d’établissement
et 500 conseillers principaux d’éducation dans les collèges et lycées publics
Les dossiers (DEPP) n° 201, janvier 2013

Responsable de ce numéro : Nadine ESQUIEU Cette étude a été réalisée par
Patricia Gambert et Jacques Bonneau de la société TMO Régions à la demande
de la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l’éducation nationale, dans le cadre d’un partenariat avec la MGEN.
Les résultats de cette étude n’engagent que leurs auteurs et ne sauraient en aucun cas engager la DEPP

 

Note OZP : Cette enquête, réalisée en 2010, avant la mise en place expérimentale de CLAIR, distingue les chefs d’établissement et CPE exerçant en RAR.

EXTRAITS

(p. 14) Les personnels interrogés en collège RAR concernant 3 % des effectifs totaux, il s’avère difficile de percevoir des résultats significatifs, à l’exception de la mesure quantitative des conseils de discipline et des exclusions, plus nombreux en collège RAR.

(p.16) Les deux tiers des chefs d’établissement et des CPE exercent en collège dont : 3 % en collège RAR, 64 % en collège hors RAR ;
En moyenne, les établissements accueillent précisément 654 élèves. Cette taille moyenne varie évidemment selon le type d’établissement : 450 élèves en moyenne en collège RAR, 480 élèves en moyenne en collège hors RAR,

(p.19) Proportion d’élèves de catégorie sociale défavorisée dans les établissements
Pour 35 % des établissements, plus de 47 % des élèves (soit près de la moitié) sont issus d’une catégorie sociale défavorisée. Ce taux est de 67 % dans les lycées professionnels et de 100 % en collège RAR (contre 32 % en collège hors RAR et seulement 12 % en lycée général et technologique).
36 % des chefs d’établissement et des CPE exercent dans des établissements dont 31 à 47 % des élèves sont issus d’une catégorie sociale défavorisée. Cette proportion est inexistante dans les collèges RAR et varie de 31 à 39 % dans les autres établissements. Enfin, pour 29 % des établissements, moins de 31 % des élèves sont issus d’une catégorie sociale défavorisée. Cette proportion est à nouveau inexistante dans les collèges RAR, de seulement 2 % en lycée
professionnel, de 28 % en collège hors RAR mais surtout de 52 % en lycée général et technologique.

Les conseils de discipline
Un quart des établissements n’a connu aucun conseil de discipline lors de l’année écoulée et cette situation concerne presque un établissement sur deux situé en commune rurale ou ville isolée.
Ce taux est nul au sein des collèges RAR, il est de 21 % en collège hors RAR, 24 % en lycée professionnel et atteint 35 % dans les lycées généraux et technologiques.
En moyenne, un établissement a connu 4 conseils de discipline lors de l’année écoulée. Ce chiffre varie fortement selon le type d’établissement : 11,3 en collège RAR, 3,7 en collège hors RAR, 3,2 en lycée, 4,8 en moyenne dans les LP, 1,8 en établissement situé en commune rurale ou ville isolée.

(p.20) Les exclusions

Les exclusions temporaires . En moyenne, 57 exclusions temporaires ont eu lieu
dans un établissement au cours de l’année écoulée. À nouveau, ce chiffre évolue fortement selon le type d’établissement : 160 en collège RAR, 60 en collège hors RAR, 31 en lycée, 51 en LP, 47 en établissement situé en commune rurale ou ville isolée.
Si l’on ramène ces chiffres sur une base de 100 élèves, la moyenne s’élève à 12 exclusions temporaires pour 100 élèves. Comme précédemment, le type d’établissement fait fluctuer ce
résultat : 35 en collège RAR, 13 en collège hors RAR, 4 en lycée, 13 en LP.

(p.21) Les exclusions définitives
Le nombre moyen annuel d’exclusions définitives s’élève à 2,8 par établissement. Dans
28 % de ces établissements, aucun élève n’a été définitivement exclu et ce pourcentage monte même
à 46 % en établissement situé en commune rurale ou ville isolée. Ce taux n’est que de 2 % dans les collèges RAR et, à l’opposé, atteint 49 % dans les lycées généraux et technologiques. On retrouve logiquement un nombre d’exclusions définitives qui varie selon le type d’établissement :
8,3 en collège RAR, 2,8 en collège hors RAR, 1,9 en lycée, 3,4 en LP, 1,5 en établissement situé en commune rurale ou ville isolée.
Cette moyenne équivaut à 0,6 exclusion définitive pour 100 élèves. On retrouve ici aussi le ratio de 3 pour 1 en défaveur des collèges RAR comparativement aux 3 autres types d’établissement : 1,8 en collège RAR, 0,6 en collège hors RAR, 0,2 en lycée, 0,9 en LP

 

(p. 63) Le climat de l’établissement
Bien que dans 9 cas sur 10, les chefs d’établissement et les CPE interrogés travaillent au sein du même établissement, il est intéressant de remarquer que ceux-ci ne perçoivent pas forcément de la même façon le climat dans leur établissement. Ainsi, 60 % des chefs d’établissement estiment travailler dans un excellent ou bon climat alors qu’ils ne sont que 39 % parmi les CPE. En parallèle, 37 % des chefs d’établissement jugent que le climat de leur établissement s’était amélioré ces dernières années tandis qu’ils ne sont que 17 % parmi les CPE. Le climat dans les collèges RAR apparaît rarement excellent ou bon dans 37% des *** les chefs d’établissement de ces collèges RAR et dans 11% des cas selon les CPE exerçant dans ce type d’établissement. En revanche, il semble s’être maintenu soit amélioré.

(p.93) Le groupe 2 des chefs d’établissment
Rappelons que ce groupe se caractérise par un score moyen d’évolution bien supérieur et un score de satisfaction légèrement supérieur à ceux observés sur l’ensemble des chefs d’établissement. D’un point de vue sociodémographique, seul l’âge permet de discriminer ce groupe, qui se compose de 37 % de chefs d’établissement de moins de 50 ans (25 % sur l’ensemble).
C’est aussi dans ce groupe que l’on observe la plus forte proportion de chefs d’établissement exerçant dans les collèges RAR (5 %, 3 % sur l’ensemble). 32 % exercent dans des établissements de moins de 350 élèves (23 % sur l’ensemble), 56 % dans des établissements de catégorie financière 1 ou 2 (41 % sur l’ensemble). 24 % d’entre eux exercent en classes de CAP, BEP ou bac Pro (18 % pour l’ensemble).

(pp. 119-122) Déroulement de l’enquête
L’échantillon des chefs d’établissement et CPE a été stratifié, stratification correspondant au croisement de 3 variables :
- le type d’établissement (Collège RAR / Collège hors RAR / Lycée général et technologique / Lycée professionnel),
- la taille des établissements (moins de 352 élèves / de 352 à 493 élèves / de 494 à 654 élèves / 655 élèves et plus),
- la part d’élèves d’origine sociale défavorisée au sein de l’établissement (30 % et moins / de 31 à
47,1 % / plus de 47,1 %).

Cette stratégie de stratification avait pour objectif principal de surreprésenter les enseignants des collèges RAR et, à un niveau moindre, les lycées (professionnels ou non), afin de fiabiliser les analyses sur les différents profils d’établissement.
Pour les 2 autres variables (taille des établissements et part d’élèves d’origine sociale défavorisée), les interrogations ont été réparties selon la structure de l’échantillon au sein de chacun des 4 types d’établissements.

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Chefs d’établissement : Les cadres n’y croient plus ?

Le ministère publie les résultats d’une enquête menée par Nadine Esquieu (DEPP) avec le soutien de la MGEN sur la perception de leur métier par les chefs d’établissement. Elle montre un fort pessimisme des chefs d’établissement sur l’avenir du système éducatif. Mais on retiendra aussi que les chefs d’établissement veulent être les pilotes de leur établissement tout en s’affranchissant de la gestion des personnes...

[...] L’enquête fait apparaitre des profils différents de chefs d’établissement. Globalement ceux qui exercent dans les établissements les moins faciles sont plutôt plus satisfaits de leur rôle. Les plus jeunes , formés sous Chirac et Sarkozy, sont insatisfaits car ils rejettent à la fois la gestion des enseignants et la présidence des conseils dans l’établissement. Ils voudraient consacrer leur temps au projet d’établissement et aux relations avec les inspecteurs d’académie. Ce sont eux qui flottent le plus dans une conception irréelle du métier.

Extrait de cafepedagogique.net du 28.02.13 : Chefs d’établissement : Les cadres n’y croient plus ?

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