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V. Peillon à L’Express : Le traitement de la violence c’est du long terme. Je ne me rends pas dans les établissements avec des caméras chaque fois qu’il y a un incident

13 février 2013 Version imprimable de cet article Version imprimable

[...] En revanche, vous parlez peu de la violence dans votre livre - elle occupe deux lignes. Pourquoi ?

Nous avons créé un nouveau métier, en recrutant 500 assistants de prévention et de sécurité. Je n’ai pas démantelé les équipes mobiles de sécurité qui avaient fait leurs preuves. Je n’ai pas remis en cause le travail sur les incivilités et le harcèlement, mené par Eric Debarbieux sous le gouvernement précédent. Je lui ai même confié la direction de la délégation ministérielle chargée de la prévention et de la sécurité en milieu scolaire - et c’est la première fois que le mot "violence" figure dans l’organigramme de ce ministère... Le traitement de la violence est une affaire de long terme qui ne doit pas être soumise à la pression médiatique. D’ailleurs, je ne me rends pas dans les établissements avec des caméras chaque fois qu’il y a un incident. Mais c’est une de mes préoccupations majeures. Pour étudier, il faut du temps, il faut aussi de la sécurité.

Vous ne voulez pas être dans l’émotion ?

Avec 12 millions d’élèves, il se produit tous les jours des faits dramatiques. L’émotion existe, moi-même, il m’est arrivé d’appeler des parents plongés dans le drame. Mais aller devant l’école et dire : "Plus jamais ça", cela ne sert à rien. Fin février, Eric Debarbieux rendra publics les résultats d’une enquête de victimation des professeurs de primaire. A cette occasion, je poursuivrai le travail de fond entrepris. Je veux qu’il y ait une professionnalisation de ce nouveau métier que nous avons créé. Nous sommes aussi en train de construire des modules de formation dans les ESPE, afin d’apprendre aux enseignants à gérer les situations des conflits. Nous avons remarqué également que, là où les collégiens et les lycéens prennent davantage en charge la vie scolaire, il y a moins d’incidents. Par exemple, là où les élèves de terminale sont responsabilisés et accueillent les secondes, les établissements sont plus apaisés. Et je développe une action de fond contre le racisme, l’antisémitisme, les discriminations, de lutte contre l’homophobie, pour l’égalité filles-garçons. Je prends cette affaire très au sérieux.

Extrait de lexpress.fr du 12.02.13 : Nous ne sommes qu’au début de la réforme des rythmes scolaires

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