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Service civique : les jeunes issus des quartiers prioritaires surreprésentés en 2021 (Injep) (ToutEduc)

19 août

Après deux années de baisse, le regain des missions de service civique (INJEP)

“L’année 2021 marque une reprise pour le service civique avec 87 431 nouvelles entrées“ dans le dispositif, calcule l’INJEP dans sa dernière note d’analyse dédiée à l’évolution de la mesure ainsi qu’au profil des jeunes engagés. En effet, après avoir connu un point haut en 2018 (84 000 nouvelles missions), le nombre d’entrées avait subi en 2019 “un léger repli (81 000), accentué en 2020 par la crise sanitaire“ (seulement 77 400 nouvelles missions).

L’institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire explique malgré tout que “le dispositif a pris une place croissante dans les politiques de jeunesse“, avec quatre fois plus de jeunes qui ont commencé une mission chaque année entre 2017 et 2021 par rapport à 2014, la population des volontaires représentant environ 10 % de la classe d’âge des 16-25 ans.

En 2021, les missions de service civique étaient en moyenne de 27 heures par semaine sur 6,6 mois. 61 % des volontaires sont des femmes, qui “se dirigent massivement vers des missions dans les domaines de l’éducation pour tous“ (40 % des missions des femmes, contre 25 % de celles des hommes).

Réalisées dans neuf domaines d’intervention, ces missions ont d’ailleurs été majoritairement executées dans le domaine de l’éducation pour tous (34 % des missions). Suivent les domaines de la solidarité (28 %), le sport (14 %), la culture et les loisirs (10 %), l’environnement (6 %), la santé (4 %), la mémoire et la citoyenneté (2 %), l’intervention d’urgence (0,8 %) ou encore le développement international et l’aide humanitaire (0,6 %).

Chômage et NEET

L’INJEP constate par ailleurs que les volontaires de 2021 sont “souvent demandeurs d’emploi“ et que les personnes ni en emploi ni en études (NEET) “sont surreprésentées parmi celles qui réalisent un service civique“. L’institut explique que “36 % des volontaires se déclarent demandeurs d’emploi lors de leur entrée en service civique, et 26 % inactifs non-étudiants. Par comparaison, les chômeurs et les inactifs non scolarisés représentaient ensemble 17 % des 16-25 ans en 2020“.

Conséquence de “l’objectif d’accessibilité à tous“, une “hétérogénéité sociale des profils“ est également soulignée. Au moment de leur entrée en service civique l’année dernière, 35 % des volontaires sont diplômés du supérieur, 42 % ont un baccalauréat comme plus haut diplôme, alors que 23 % d’entre eux n’ont pas le bac.

A noter que 5 % des volontaires de 2021 sont des étrangers, dont un tiers détient la nationalité d’un pays de l’Union européenne.

Les enfants de quartiers prioritaires et d’employés surreprésentés

Autre enseignement, la proportion de volontaires vivant dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (13 %) “est plus élevée que dans la population générale des 15-24 ans“ (9,2 %).

Les volontaires sont aussi “souvent issus de familles dont les parents sont employés (53 % des mères et 32 % des pères de volontaires) et travaillent dans le secteur public (pour 51 % des mères et 39 % des pères)“, tandis qu’ à l’inverse “les professions intermédiaires sont peu représentées, tout comme les ouvriers.“


Le service civique propose à des jeunes de 16 à 25 ans, et jusqu’à 30 ans pour les jeunes en situation de handicap, de s’engager dans une mission d’intérêt général auprès d’associations ou d’institutions publiques. D’une durée minimale de six mois, il comprend des journées dédiées à la formation citoyenne et un accompagnement des jeunes dans leur projet. Le pilotage et le développement du dispositif sont confiés à un groupement d’intérêt public dédié : l’Agence du service civique.

Entre son année de création en 2010 et 2020, 503 416 volontaires ont effectué une mission de Service civique. L’INJEP indique que le nombre d’offres de missions a particulièrement augmenté à partir de 2015, “en réaction aux attentats de janvier 2015“, avec notamment une implication du secteur public dont la part des missions est passée de 12 % en 2014 à 38 % en 2021, même si la part des missions réalisées dans les associations reste élevée (plus de 61 % en 2021).

La note ici (PDF)

Extrait de (touteduc.fr} du 18.08.22

 

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