> EDUCATION PRIORITAIRE (politique d’) > EDUC. PRIOR. Types de documents > Educ. prior. (Rapports officiels) > Educ. prior. Rapports statistiques : Depp, Insee, Cereq, Injep, (...) > Evaluations de début de sixième 2022. Premiers résultats [Extraits de la (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

Evaluations de début de sixième 2022. Premiers résultats [Extraits de la comparaison EP/hors EP]

28 novembre 2022

Evaluations de début de sixième 2022. Premiers résultats
En septembre 2022, les élèves entrant en sixième ont passé une évaluation standardisée sur support numérique. Au total, plus de 810 000 élèves ont ainsi été évalués dans plus de 7 000 établissements du secteur public et du secteur privé sous contrat. Il s’agit de la sixième édition de ce dispositif initié en 2017. Cette année, le dispositif est enrichi par la publication des résultats de chaque élève à chaque item sur quatre tests spécifiques, ainsi que par une épreuve de fluence de lecture reconduite de façon exhaustive.

Extrait de education.gouv.fr de novembre 2022

 

EXTRAITS

(page 43)
3.3.2. Résultats selon le secteur de scolarisation
Des différences importantes sont constatées entre les élèves entrant en sixième dans le secteur de l’éducation prioritaire et les autres. En effet, la proportion d’élèves dans les groupes de bas niveaux est supérieure de 15,8 points chez les collégiens scolarisés dans des établissements publics de REP à celle observée chez ceux scolarisés dans le secteur public hors éducation prioritaire.
Les élèves accueillis dans les établissements publics appartenant à un REP+ ont des difficultés
particulièrement marquées : ils sont 53,7 % à appartenir aux deux groupes de bas niveaux, soit 27,7 points de plus que ceux scolarisés dans le secteur public hors EP.
La baisse des performances constatée en 2022 par rapport à 2021 touche tous les secteurs de
scolarisation de façon comparable, y compris le privé. Cependant, les performances des élèves sont supérieures à celles observées en 2017 lors de la première évaluation de début de sixième. Notons que c’est en REP+ que le score moyen a connu la plus forte hausse depuis 2017 (+ 9 points). L’écart
de score avec le secteur public hors éducation prioritaire se réduit passant de 35 à 32 points sur la période. [...]

(page 45)
3.3.3. Résultats selon le profil social du collège
La DEPP a élaboré un indice de position sociale (IPS) qui permet de rendre compte du niveau social des collèges. La moyenne de cet indice a été calculée pour chaque collège. Ceci a permis de répartir les élèves en cinq groupes, de ceux appartenant aux 20 % des collèges les moins favorisés à ceux appartenant aux 20 % des collèges les plus favorisés.
Les disparités de maitrise sont très marquées selon le profil social de l’établissement. Dans les collèges les plus favorisés socialement (groupe d’IPS 5), le score moyen à la rentrée 2022 s’élève à 277,3 points, soit 44 points de plus que dans les collèges les moins favorisés (groupe d’IPS 1). De même, 45,7 % des élèves des collèges moins favorisés appartiennent aux groupe de bas niveaux contre seulement 13,3 % parmi ceux des collèges les plus favorisés. Ces écarts de performances sont stables depuis 2017.
La baisse observée en 2022 concerne tous les établissements quel que soit leur profil social.
Cependant, sur la période 2017-2022, la hausse du score moyen est un peu plus importante parmi les collèges les moins favorisés (+8 points).

 

(page 53)
3.4.2. Résultats selon le secteur de scolarisation
Des différences importantes sont constatées entre les élèves entrant en sixième dans le secteur de l’éducation prioritaire et les autres. En effet, la proportion d’élèves dans les groupes de bas niveaux est supérieure de 19,4 points chez les collégiens scolarisés dans des établissements publics de REP à celle observée chez ceux scolarisés dans le secteur public hors éducation prioritaire.
Les élèves accueillis dans les établissements publics appartenant à un REP+ ont des difficultés
particulièrement marquées : ils sont 63,2 % à appartenir aux deux groupes de bas niveaux, soit 32,4 points de plus que ceux scolarisés dans le secteur public hors EP.
Ces écarts sont plus marqués que ceux observés en français.
La stabilité des scores moyens entre 2021 et 2022 concerne tous les secteurs de scolarisation. En revanche, sur la période 2017-2022, on observe une hausse plus importante des performances des élèves accueillis dans le secteur privé (+5 points) que parmi ceux accueillis dans le public hors EP (+3 points), les réseaux REP (+2 points) et REP+ (+1 point). Ces résultats doivent bien entendu être mis en regard de la structure sociale des publics accueillis.

(page 61)
3.5. Résultats par domaines et tests spécifiques 2022

3.5.1. Résultats en français
En 2022, les résultats en grammaire, orthographe et compréhension de l’oral ainsi qu’aux tests spécifiques de compréhension de l’écrit et de lexique ont été calculés. S’ajoutent à ces résultats, les performances des élèves au test de fluence présentés en 3.6.
En compréhension de l’écrit, un test spécifique avait déjà été proposé en 2020 et 2021. Cependant, le test a été modifié en 2022. La comparaison pour le résultat d’ensemble avec les éditions précédentes n’est donc pas possible. On peut en revanche observer les taux de réussite aux items communs qui sont présentés dans le tableau 13 (exercice « Les Fées »). Ils indiquent une baisse pour tous les items concernés.
En 2022, la proportion d’élèves qui présentent une maitrise satisfaisante est la plus basse en
grammaire et orthographe : respectivement 38,5 % et 34,8 %. Dans les autres domaines évalués, elle se situe autour de 50 % : 50,2 % en compréhension de l’écrit, 51 % en lexique et 53,9 % en compréhension de l’oral (tableaux 8 à 12).
Quels que soient les domaines concernés, les niveaux de maitrise varient selon le secteur de
scolarisation. Ainsi, si l’on compare la proportion d’élèves qui présentent un niveau satisfaisant entre ceux scolarisés dans le public hors EP et ceux scolarisés en REP, la différence est en moyenne de 14 points. Elle varie de 13 points en grammaire à 16,1 points en lexique. Ces écarts sont plus élevés si l’on compare les élèves du secteur public hors EP avec ceux de REP+. L’écart moyen atteint 22 points : de 17,3 points en orthographe à 26,3 points en lexique.
Notons que les élèves du secteur privé présentent les niveaux de maitrise les plus élevés dans tous les domaines. Ces résultats doivent être mis en regard de la structure sociale des publics accueillis.
Les disparités de maitrise restent très marquées selon le profil social de l’établissement. Dans les collèges les plus favorisés socialement (groupe 5), la proportion d’élèves atteignant un score
satisfaisant s’élève ainsi à 67,9 % en lexique, alors qu’elle est de 32 % dans les collèges accueillant les élèves les moins favorisés socialement (groupe 1). C’est dans ce domaine que les écarts sont les plus importants (35,9 points). Ils se situent autour de 30 points en compréhension de l’écrit, compréhension de l’oral et grammaire. En orthographe, domaine où les performances sont les moins élevées, l’écart est de 26,5 points au profit des élèves accueillis dans les collèges les plus favorisés.
Les filles présentent des performances supérieures à celles des garçons dans les différents domaines évalués. L’écart est le plus prononcé en compréhension de l’écrit : 57,6 % des filles en situation de maitrise satisfaisante contre 43,2 % des garçons (écart de 14,4 points). En grammaire et en orthographe, la différence en faveur des filles est d’environ 10 points. Enfin, en lexique et compréhension de l’oral, les écarts atteignent respectivement 3,6 points et 5,2 points.
Enfin, les élèves en retard, définis comme ceux qui entrent en sixième avec un âge supérieur à l’âge théorique requis pour ce niveau, présentent systématiquement des niveaux de maitrise moins élevés que ceux à « à l’heure » à l’entrée en sixième. Les écarts sont tous supérieurs à 30 points et c’est en lexique que la différence est la plus marquée : 14,4 % des élèves en retard présentent un niveau satisfaisant contre 53,6 % des élèves « à l’heure » (écart de 39,2 points)

(page 68)
3.5.2. Résultats en mathématiques
En 2022, les résultats dans les domaines « Grandeurs et mesures », « Nombres et calculs » et « Espace et géométrie » ainsi qu’aux tests spécifiques portant sur les « Automatismes » et la « Résolution de problèmes » ont été calculés. Rappelons que les tests spécifiques sont composés d’items issus des domaines « Nombres et calculs » et « Grandeurs et mesures ».
En 2022, la proportion d’élèves qui présentent une maitrise satisfaisante est la plus basse en « Espace et géométrie » (38 %). Dans les autres domaines évalués, un peu plus de la moitié des élèves présentent une maitrise satisfaisante : 52,4 % en « Nombres et calculs » et 54,8 % en « Grandeurs et mesures ». Pour les tests spécifiques, le niveau de maitrise varie de 44,9 % en « Résolution de problèmes » à 67 % en « Automatismes ».
Quels que soient les domaines et tests spécifiques concernés, les niveaux de maitrise varient selon le secteur de scolarisation. Ainsi, si l’on compare la proportion d’élèves qui présentent un niveau satisfaisant entre ceux scolarisés dans le public hors EP et ceux scolarisés en REP, les écarts varient de 16,1 points en « Résolution de problèmes » à 18,5 points pour le domaine « Grandeurs et mesures ».
Ces écarts sont plus élevés si l’on compare les élèves du secteur public hors EP avec ceux de REP+. Ilsvarient de 24,9 points en « Résolution de problèmes » à 29,7 points pour les « Automatismes ». Notons que, comme pour les domaines évalués en français, les élèves du secteur privé présentent les niveaux de maitrise les plus élevés dans tous les domaines. Ces résultats doivent, une nouvelle fois, être mis en regard de la structure sociale des publics accueillis.
Les disparités de maitrise restent très marquées selon le profil social de l’établissement. Dans les collèges les plus favorisés socialement (groupe 5), la proportion d’élèves atteignant un score
satisfaisant s’élève ainsi à 70,5 % en « Grandeurs et mesures », alors qu’elle est de 34 % dans les collèges accueillant les élèves les moins favorisés socialement (groupe 1). C’est dans ce domaine, ainsi qu’en « Nombres et calculs » que les écarts sont les plus importants (respectivement 36,5 et 36,4 points d’écarts). Ils s’élèvent à 33,5 points pour le test spécifique de « Résolution de problèmes » et 35,1 points pour celui relatif aux « Automatismes ».
A l’exception du domaine « Espace et géométrie » où les niveaux sont comparables, les garçons présentent des performances supérieures à celles des filles dans tous les domaines et tests spécifiques évalués en début de sixième. Ainsi, en « Nombres et calculs », 58,1 % des garçons présentent une maitrise satisfaisante contre 46,4% des filles, soit un écart de 11,7 points. Pour le domaine « Grandeurs et mesures », l’écart est de 7,8 points (58,6 % des garçons en situation de maitrise contre 50,8 % des filles). Concernant les tests spécifiques, les performances des garçons sont aussi supérieures à celle des filles avec des écarts respectifs de 10,4 points et 8,4 points en « Résolution de problèmes » et « Automatismes ».
Enfin, les élèves en retard, définis comme ceux qui entrent en sixième avec un âge supérieur à l’âge théorique requis pour ce niveau, présentent systématiquement des niveaux de maitrise moins élevés que ceux « à l’heure » à l’entrée en sixième. Les écarts sont tous supérieurs à 30 points. Parmi les domaines évalués, les écarts sont plus marqués en « Grandeurs et mesure » (40,5 points) et « Nombres et calculs » (41,1 points) qu’en « Espace et géométrie » (31,6 points). Pour les tests spécifiques, les différences sont plus importantes pour les « Automatismes » (44,4 points) que pour la « Résolution de problèmes » (36,3 points).
En « Résolution de problèmes », un test spécifique avait déjà été proposé en 2020 et 2021. Cependant, le test a été modifié en 2022. En effet, sur les 15 items qui composent le test en 2022, 7 ont été renouvelés. La comparaison avec les éditions précédentes n’est donc pas possible globalement.
Néanmoins, les taux de réussite aux items communs sont présentés dans le tableau 2520. Ils
indiquent des réussites s’échelonnant de 26,8 % à 72,5 % suivant les exercices.

Répondre à cet article