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Note d’Information n° 25-22, avril 2025
Entre 2017 et 2024, la proportion d’élèves augmente dans les groupes les plus performants en mathématiques, quel que soit le secteur.
En français, la part des élèves dans le groupe les moins performants a davantage diminué en réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP+) que dans les autres secteurs. Entre 2023 et 2024, les résultats par domaine sont stables.
Durant cette période, seule la proportion d’élèves ayant atteint le niveau attendu au test de fluence connaît une hausse marquée (+ 2,8 points). Les domaines les moins maîtrisés sont la "compréhension de l’écrit" en français et "espace et géométrie" en mathématiques.
Les filles présentent de meilleures performances que les garçons en français, alors qu’en mathématiques, l’avantage est aux garçons.
Entre 2017 et 2024, l’écart de performance en français entre les filles et les garçons est élevé et stable alors que celui en mathématiques s’accroît.
Les performances restent corrélées au profil social des collèges, les résultats des élèves accueillis dans les collèges défavorisés étant inférieurs, en français comme en mathématiques.
Extrait de education.gouv.fr d’avril 2025
EXTRAIT
Des difficultés scolaires pour les élèves entrant au collège en éducation prioritaire
Des différences importantes sont constatées entre les élèves entrant en sixième dans le secteur de l’éducation prioritaire et les autres.
Dans les collèges des réseaux d’éducation prioritaire (REP), la proportion d’élèves dans les groupes les moins performants est supérieure à celle des élèves scolarisés dans le secteur public hors éducation prioritaire, en français (+ 16,0 points) et en mathématiques (+ 18,2 points) (voir figures 1.2 et 2.2 en ligne). Les élèves accueillis dans les établissements appartenant à un réseau d’éducation prioritaire renforcée (REP+) ont des difficultés particulièrement marquées : 52,9 % appartiennent aux groupes d’élèves les moins performants en français et 60,3 % en mathématiques, soit respectivement 26,9 points et 29,2 points de plus que ceux scolarisés dans le secteur public hors EP.
En français, le score moyen de 2024 est supérieur à celui de 2017 dans l’ensemble des secteurs, mais c’est en REP+ qu’il a le plus augmenté (+ 9 points). Entre 2017 et 2024, l’écart entre les élèves scolarisés en
REP+ et les autres diminue : la part des élèves de REP+ dans les groupes les moins performants diminue davantage (- 7,8 points) que dans les autres secteurs. Durant la même période, c’est parmi les élèves accueillis dans le secteur privé que la proportion d’élèves les plus performants augmente le plus (+ 5,4 points). Entre 2023 et 2024, les résultats sont stables dans tous les secteurs.
En mathématiques, au cours de la période 2017-2024, la proportion d’élèves augmente dans les groupes les plus performants, quel que soit le secteur avec, ici aussi, une augmentation plus prononcée de la part des élèves les plus performants dans le privé sous contrat (+ 4,9 points). Durant cette période, le score des élèves accueillis dans le secteur privé augmente davantage (+ 6 points) que celui des élèves accueillis dans les autres secteurs (+ 3 points en public hors EP, REP et REP+)
Les scores moyens en 2024 sont stables par rapport à ceux de 2023 dans tous les secteurs.
La part des élèves les moins performants diminue légèrement en REP+ entre 2023 et 2024, passant de 61,3 % à 60,3 %.
Ces résultats doivent être mis en regard de la structure sociale des publics accueillis.
Des résultats fortement corrélés au niveau social de l’établissement
La DEPP a élaboré un indice de position sociale (IPS) qui permet de rendre compte du niveau social des collèges. La moyenne de cet indice est calculée pour chaque collège.
Au niveau national, ceci permet de répartir les élèves en cinq groupes, de ceux appartenant aux 20 % des collèges les moins favorisés (groupe d’IPS 1) à ceux appartenant aux 20 % des collèges les plus favorisés (groupe 5).
Les disparités de maîtrise sont très marquées selon le profil social de l’établissement.
En français, 44,9 % des élèves des collèges les moins favorisés appartiennent aux groupes les moins performants, contre 12,5 % parmi ceux des collèges les plus favorisés (32,4 points d’écart). Entre 2017 et 2024, la hausse du score moyen est un peu plus importante parmi les collèges les moins
favorisés et les plus favorisés (respectivement + 7 et + 9 points) (voir figure 1.2 en ligne).
En mathématiques, 52,1 % des élèves des collèges les moins favorisés appartiennent aux groupes les moins performants, contre 16,8 % parmi ceux des collèges les plus favorisés.
Depuis 2017, c’est dans les établissements les plus favorisés socialement que la hausse des performances est la plus élevée : + 9 points dans les collèges du groupe d’IPS 5, contre + 3 points pour ceux du groupe d’IPS 1
(voir figure 2.2 en ligne).