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Présidentielle. Le Sgen estime qu’il y a "lieu d’évaluer" les effets du dédoublement des CP-CE1 et que les dispositifs de l’éducation prioritaire et les cités éducatives "doivent être confortés" (ToutEduc)

18 mars

Présidentielle : le SGEN adresse son projet aux candidats
La campagne pour l’élection présidentielle devrait donner lieu à "une grande conversation démocratique", estime le SGEN-CFDT qui se propose d’y contribuer en listant ses priorités pour le système scolaire.

Il faut d’abord "restaurer l’attractivité" des métiers de l’éducation, ce qui passe par une révision des grilles indiciaires tandis que la formation initiale et l’entrée en fonction "doivent être des moments qui favorisent un réel épanouissement professionnel". La formation continue "doit être repensée". Quant aux personnels contractuels, ils doivent avoir "la perspective d’une titularisation sans concours".

La reconnaissance des compétences professionnelles suppose que des collectifs de travail trouvent des solutions "adaptées aux enjeux qui sont ceux de leur public et de leur territoire", ce qui "nécessite de l’autonomie et la reconnaissance d’un temps de travail collectif".

Même s’il met en garde contre "les ruptures mises en scène tous les cinq ans", le SGEN estime qu’il y a "lieu d’évaluer" les effets du dédoublement des CP-CE1 et la réforme des lycées et de développer la dimension inclusive de l’Ecole qui "demeure trop marquée par le modèle ancien du lycée qui visait à sélectionner une élite sur un modèle unique". Il faudrait d’ailleurs relancer la politique des cycles, procéder à une "redéfinition curriculaire des programmes", travailler à une "construction progressive des diplômes et des certifications" car la scolarité d’un élève "ne peut plus être envisagée comme une simple succession d’années scolaires sans lien entre elles".

Au-delà, le SGEN considère qu’il est "plus que nécessaire de modifier la manière dont le système éducatif est piloté" : "Le pilotage vertical ne convient pas au système éducatif qui a besoin à la fois d’un cadrage national et d’une autonomie locale (...). L’école primaire doit connaitre une transformation qui lui donne les moyens d’agir dans son territoire. L’établissement du premier degré de territoire doit lui donner une autonomie et une taille pertinente pour se gouverner et coopérer avec les acteurs locaux. Les projets éducatifs de territoires doivent réunir de manière plus efficace les collectivités territoriales, communes et EPCI et les associations. L’autonomie des EPLE doit être renforcée. Celles des équipes, et non celle du seul chef d’établissement. Ces équipes doivent (...) bénéficier des moyens nécessaires pour agir. Cette autonomie (...) doit permettre de mettre en œuvre des modalités pertinentes d’application du cadre national."

Par ailleurs se pose "la question des moyens dont disposent ces collectivités pour mettre en œuvre des politiques qui seraient définies de manière plus claire par l’État", tandis que "la qualité du dialogue entre les collectifs de travail et les collectivités territoriales doit s’améliorer".

Le SGEN estime encore que "les dispositifs de l’éducation prioritaire, les cités éducatives, et toute forme de dotation qui vise à permettre de lutter contre les inégalités, doivent être confortés" et que la lutte contre les inégalités "doit amener à revoir les modalités d’affectation des élèves et des personnels".

L’organisation syndicale souligne enfin "l’importance de la coéducation". Elle ajoute que "l’école doit accepter les parents tels qu’ils sont", leur culture "acceptée comme l’un des éléments de l’identité des élèves sur lequel on peut s’appuyer pour les amener à la réussite de leur parcours dans le respect de la laïcité et des valeurs de la République".

Extrait de touteduc.fr du 17.03.22

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