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JRES (Afev). L’étude de Trajectoires-Reflex sur les collégiens en éducation prioritaire commentée par Marc Douaire (20 minutes)

23 septembre 2021

Rentrée scolaire 2021 : Pourquoi un quart des collégiens d’éducation prioritaire disent ne pas aimer l’école
A l’occasion de la Journée du refus de l’échec scolaire ce mercredi, une étude de l’Afev montre que la peur de l’échec est prégnante chez les collégiens de l’éducation prioritaire

Ils vont souvent en cours en traînant les pieds. Un collégien de Rep sur quatre déclare ne pas aimer aller à l’école, selon une étude* de l’Afev (Association de la fondation étudiante pour la ville) qui paraît ce mardi soir, à l’occasion de la Journée du refus de l’échec scolaire, mercredi. Un goût mitigé pour les cours qui témoigne du contexte actuel, selon Marc Douaire, président de l’Observatoire des zones prioritaires (OZP) : « La crise sanitaire a particulièrement aggravé les inégalités sociales. Les élèves de Rep et Rep + ont été les plus affectés, car le confinement et les périodes d’école à la maison ont provoqué une vraie rupture dans leur scolarité ».

Il faut dire que 49 % des collégiens interrogés se sentent parfois mal à l’aise au collège. Un mal-être que 56 % d’entre eux attribuent au stress, à la peur des contrôles ou au fait d’être interrogés. « C’est au collège que se joue la question de la sélection scolaire, que les exigences de l’institution commencent à être marquées. Et si les élèves ont peur de l’évaluation, c’est qu’elle est vécue comme une évaluation sanction », analyse Marc Douaire. « Les indicateurs montrent qu’une part plus importante de filles que de garçons ressent ce stress face aux exigences scolaires. Et que les collégiens de 3e en sont plus sujets que ceux de 6e, car ils sentent que le niveau monte et ont peur de ne pas être à la hauteur », souligne Eunice Mangado-Lunetta, directrice des programmes à l’Afev.

[...] Des constats qui appellent à renforcer les moyens mis sur l’éducation prioritaire. « Il faut davantage développer les cours en petits groupes, pour permettre de mieux accompagner les élèves et les inciter à davantage participer », estime Marc Douaire. « Il faut aussi renforcer le volet relatif à la pédagogie différenciée dans la formation initiale des enseignants » , ajoute Eunice Mangado-Lunetta. Et pour faire baisser le stress de ces collégiens, Marc Douaire estime aussi nécessaire de revoir le système d’évaluation : « Il faut peut-être laisser tomber le système des notes pour privilégier l’évaluation par compétence ».

Extrait de 20minutes.fr du 21.09.21

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