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La part de l’éducation prioritaire (dédoublements et assistants d’éducation) dans l’évolution de la dépense intérieure d’éducation (DIE) (Note d’information Depp)

14 octobre Version imprimable de cet article Version imprimable

Note d’information Depp
N° 19.38
octobre 2019

157 milliards d’euros consacrés à l’éducation en 2018 : 6,7 % du PIB

En 2018, la France a consacré 157,2 milliards d’euros à son système éducatif, soit 6,7 % du PIB. La dépense moyenne pour un élève ou un étudiant est de 8 810 euros. Elle augmente avec le niveau d’enseignement allant de 6 820 euros pour un écolier, 8 780 euros pour un collégien, 11 200 euros pour un lycéen à 11 470 euros pour un étudiant.L’État est le premier financeur de l’éducation (57,4 %), devant les collectivités territoriales (23,4 %). Alors que les départements diminuent leurs dépenses d’éducation depuis 2014, celles des régions se renforcent parallèlement chaque année. Les communes voient leurs dépenses d’éducation croître depuis 2017 suite à un effort sur l’investissement

(...) Depuis 2008, la DIE du premier degré s’accroît de façon continue, avec une pointe en 2013, puis en 2017. La hausse de 2013 est liée à la revalorisation des personnels de catégorie C. Celle de 2017 (+4,7 %) reflète la politique de priorité accordée au premier degré. L’année 2018 confirme pour la deuxième année consécutive cette politique (+1,8 %).
Au niveau élémentaire, les actions engagées en 2017 comme le dédoublement des classes de CP et de CE1 en REP+ et REP et les accompagnements adaptés (dispositifs « stages de réussite ») dédiés aux élèves de CM1 et de CM2 se poursuivent et expliquent une part de l’évolution. Comme les effectifs évoluent peu sur la période 2008-2018, la dépense par élève s’accentue de 19 %passant de 5 730 à 6 820euros. En 2018, l’augmentation de la DIE associée à une légère baisse des effectifs (-0,4 %) se traduit par une hausse de la dépense par élève de 150 euros

La DIE du second degré continue d’augmenter en 2018 (+1,0 % après +1,9 %), dépassant son niveau de 2010. En 2018, l’évolution s’explique principalement par la croissance des dépenses de personnels : +0,8 % pour les enseignants et + 2,3 % pour les autres personnels. Elle est due notamment à l’augmentation du nombre d’enseignants non titulaires, à la création de postes d’accompagnants d’élèves en situation de handicap et d’assistants d’éducation en zone d’éducation prioritaire. Sur la période 2008-2018, la DIE pour le second degré connaît une évolution contrastée. Dans le premier cycle, elle s’accentue de 7,8 % au cours de la période. Après une réduction en 2015 et2016, elle repart à la hausse (+ 2,1 % en 2017 et +1,1 % en 2018). Le nombre de collégiens stagne depuis 2013 et remonte en 2018 (+1,0%). La dépense moyenne reste stable entre 2013 et 2015, se redresse ensuite jusqu’en 2017 et plafonne en 2018 (8 780euros, soit 10euros de plus qu’en 2017). L’évolution de la DIE du second cycle est différente : elle baisse de0,2 % entre 2008et2018. Sur la période récente, après trois ans de stabilité, elle croît depuis 2016. Les effectifs progressant plus vite que la DIE, la dépense moyenne par lycéen est en léger recul en 2015 et en 2016 pour augmenter ensuite et parvenir à 11 200 euros en 2018.

Extrait de educatio.gouv.fr d’octobre 2019

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