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La place de l’école dans le livre "La France des Belhoumi, portraits de famille (1977 -2017)", La Découverte 2018, livre de témoignages recueillis par Stéphane Beaud (émission Rue des Ecoles du 13.05.18)

20 juin 2018 Version imprimable de cet article Version imprimable

L’école d’aujourd’hui fait-elle moins bien avec les enfants d’immigrés ?

L’école demeure lieu des possibles mais aussi des déconvenues pour les enfants des classes populaires alors que son rôle et la perception de celui-ci ont évolué avec le temps

Les travaux de sciences sociales doivent refroidir l’objet. "La France des Belhoumi" c’est la France de la majorité des familles immigrées. S.Beaud

C’est un livre qui se lit comme on lit un bon roman, une saga : « La France des Belhoumi, portraits de famille (1977 -2017). Il s’agit d’une enquête sociologique particulière qui s’attache à raconter le destin d’une famille émigrée d’Algérie. Une famille qui compte 8 enfants qui grandissent en France dans les années 70, 80, 90.

Entre 2012 et 2017, ils ont raconté leur parcours au sociologue Stéphane Beaud. Leurs parcours et bien plus, ce livre est plein de leurs espoirs, leurs sentiments, leurs idées sur la vie, leur vie, la société, la France et s’il se lit comme un roman c’est bien parce que, comme dans un roman, le lecteur entre dans la tête des personnages.

Dans ce récit collectif (le « portrait » du titre prend un s), l’école tient une large part étant donné son « rôle majeur dans la transmission des savoirs en milieu populaire et l’importance du diplôme » dans notre société. L’école c’est le lieu des espoirs, des possibles pour les uns mais aussi des déceptions et des renoncements pour les autres. Nous allons nous intéresser à ce qui s’y joue, sur le plan individuel et sur un plan plus général pour les enfants d’immigrés. Nous allons également nous interroger sur le rôle des enseignants et sur ce qui a changé au fil des décennies à l’école et autour, dans les institutions éducatives, sur la manière dont tout cela influe sur le destin des enfants des quartiers populaires.

Le dernier service public dans les quartiers c’est nous. La République a démissionné et abondonné l’idée qu’il faudrait agir pour rétablir l’égalité dans les quartiers. V.Decker

Avec

Stéphane Beaud, Sociologue, auteur de « La France des Belhoumi , portrait de famille 1977 - 2017 »

La cicatrice scolaire est là pour eux (ceux qui ont été en échec) dans le parcours professionnel, l’absence de diplômes les poursuit comme un "casier scolaire". S.Beaud

Véronique Decker, institutrice, directrice d’école et militante pédagogique

On a beau dire que l’école n’a rien réussi mais la mobilité sociale de ces enfants est bien la preuve du contraire. Les Belhoumi n’ont hérité de rien sauf de l’école. V.Decker

Le reportage de Sophie Bober

"On n’était plus le centre mais le bout du monde...", avec l’historien et directeur de l’INRAP Dominique Garcia.

La France des Belhoumi. Stéphane Beaud, La Découverte, 2018

Extrait de franceculture.fr/emisssions/rue-des-ecoles du 13.05.18 : L’école d’aujourd’hui fait-elle moins bien avec les enfants d’immigrés ?

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