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Les parents d’enfants en éducation prioritaire sont plus négatifs sur la réputation, la discipline et la sécurité mais plus satisfaits que les autres de l’aide apportée aux élèves en difficulté (DEPP août 2016, étude 2011)

31 août 2016 Version imprimable de cet article Version imprimable

En 2011, une famille sur trois était insatisfaite de l’aide apportée aux élèves en difficulté au cours du collège
n° 23 – Août 2016
NOTE D’INFORMATION DEPP
DIRECTION DE L’ÉVALUATION, DE LA PROSPECTIVE ET DE LA PERFORMANCE

Les parents dont l’enfant fréquente un collège socialement défavorisé expriment des jugements plus négatifs sur la réputation, la discipline et la sécurité...
[...] La réputation d’un collège se construit à partir des informations recueillies auprès de l’entourage, auprès des élèves et de leurs parents, mais aussi à travers l’image du quartier et la position relative de l’établissement dans cet environnement.
Les familles prennent également en compte l’évaluation scolaire telle que
les résultats au brevet. Ainsi les familles s’appuient sur différents critères pour
produire leur propre jugement sur la réputation du collège.

On observe que plus le collège est défavorisé socialement, (voir « Composition
sociale des établissements » dans « SOURCE ET MÉTHODOLOGIE »), plus les familles perçoivent négativement sa réputation : on constate un écart de 20 points entre les collèges très favorisés socialement et les collèges très défavorisés, pour lesquels la part d’appréciation positive est tout de même de 67 % (FIGURE 5). Ce constat est aussi valable dans les établissements
relevant du Réseau Ambition Réussite (RAR) 1, au sein duquel les collèges sont défavorisés socialement : lorsque l’établissement est classé RAR, à peine une famille sur deux juge que l’établissement a bonne réputation.

Cette bonne réputation des collèges en éducation prioritaire est davantage exprimée par les familles de milieu social défavorisé : 35 % des cadres et 40 % des professions intermédiaires et des enseignants considèrent que le collège RAR de leur enfant a bonne réputation, contre plus de 50 % des ouvriers et employés.

La composition sociale du collège joue un rôle, non seulement dans le jugement des familles sur la réputation du collège, mais aussi dans leur perception du climat scolaire. Concernant le niveau de satisfaction en matière de sécurité, l’écart entre un collège très favorisé et un collège très défavorisé socialement est de 13 points, et de 19 points entre un collège situé en RAR et hors RAR (FIGURE 5).... mais sont aussi satisfaits voire plus que les autres parents de l’aide apportée aux élèves en difficulté.

... mais sont aussi satisfaits voire plus que les autres parents de l’aide apportée
aux élèves en difficulté

En revanche, concernant « l’encadrement pour assurer la réussite des
élèves » et, dans une moindre mesure, « l’aide des élèves en difficulté » et
« l’enseignement reçu », les écarts de taux de satisfaction selon le type de collège sont ténus, voire s’inversent. En effet, plus le collège est socialement
défavorisé, plus les parents sont satisfaits de l’aide apportée aux élèves
en difficulté (69 % contre 64 % dans un collège favorisé). Ce constat peut sembler paradoxal, mais il s’explique sans doute par le fait que dans les établissements favorisés, certaines familles jugent insuffisants les moyens mis en œuvre pour la
réussite des élèves.

La Note d’information n° 23, août 2016

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