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Le rapport de Barbara Pompili à l’Assemblée nationale sur "l’école primaire inclusive" range dans les différents publics concernés "les enfants en difficulté familiale ou sociale"

17 octobre 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

Dans le cadre de l’examen du budget 2016, et des crédits dédiés à l’enseignement scolaire, Barbara Pompili a présenté ce mercredi son rapport sur l’école primaire inclusive en commission des affaires culturelles et de l’éducation. [...]

Cette mission est fondée sur la reconnaissance « que tous les enfants partagent la capacité d’apprendre et de progresser ».

Et c’est là que réside la principale lacune de notre système éducatif. Il sait très bien s’occuper et dégager des élites. Mais comme le montrent toutes les études internationales et nationales, nous avons eu l’occasion de le dire ici, c’est en France que les performances scolaires sont le plus liées aux origines sociales.

Notre école aggrave les inégalités et éprouve d’extrêmes difficultés à prendre en compte et à vaincre les difficultés particulières d’apprentissage d’une partie des élèves.

C’est donc dans la réalité qu’il convient désormais d’inscrire le principe d’inclusion, ce qui appelle un profond changement de mentalité.

Il ne s’agit pas de demander aux enfants de se fondre dans une « normalité » fantasmée, mais au contraire d’être en mesure de proposer à chacun, en fonction de ses besoins, les réponses appropriées.

L’école inclusive postule que tout enfant peut réussir sa scolarité. Sa situation familiale, sociale, sa culture, un handicap, une difficulté ou un trouble d’apprentissage, un trouble du comportement ne doivent plus être des obstacles mais des spécificités à prendre en compte pour adapter les réponses pédagogiques [...]

Tout d’abord, j’insiste sur la diversité des publics concernés. Trop souvent, quand on parle école inclusive, on entend « handicap ». C’est une erreur. Les élèves à besoins éducatifs particuliers, ce sont aussi ceux atteints de troubles spécifiques – comme les DYS -, par exemple. Ce sont aussi les enfants précoces, ce sont ceux en difficulté familiale ou sociale, ce sont les enfants allophones nouvellement arrivés en France, ou par exemple les enfants issus de familles itinérantes et de voyageurs.

Les situations sont nombreuses et vous me pardonnerez de ne pas avoir pu toutes les traiter dans le rapport. Mais, j’insiste sur le fait que, bien souvent, ce qui compte, vis-à-vis de tous ces publics, c’est la démarche d’inclusion et l’évolution des méthodes. [...]

Extrait de barbarapompili.fr du 14.10.15 : Rapport sur l’école inclusive
Publié le 14 octobre 2015 À l’Assemblée

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