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Sciences Po. La Cour des Comptes ne met pas en cause la gestion des Conventions d’éducation prioritaire mais relativise l’impact de la politique d’ouverture sociale

22 novembre 2012 Version imprimable de cet article Version imprimable

Rapport sur Sciences Po : une forte ambition, une gestion défaillante

La Cour des comptes a rendu public, jeudi 22 novembre 2012, son rapport public sur Sciences Po. Le contrôle a porté sur les années 2005 à 2010. Il met en évidence le dynamisme de l’institution, mais révèle une gestion défaillante. La Cour fait 19 recommandations pour mettre fin aux irrégularités constatées, mettre en place une politique rigoureuse de maîtrise des dépenses ou encore assurer la transparence de gestion de l’établissement. La 3ème chambre de la Cour des comptes a décidé de saisir la Cour de discipline budgétaire et financière, juridiction financière répressive, des irrégularités les plus importantes.

Une architecture institutionnelle atypique et une organisation complexe
Un développement rapide et des innovations nombreuses, obtenus à un coût élevé
Une gestion marquée par de nombreuses anomalies
Conclusion

Lire le rapport intégral (207 p.) sur le site de la Cour des comptes

EXTRAITS

Page 38. L’objectif de diversification sociale du corps étudiant

La diversification sociale du corps étudiant est un élément essentiel du projet de l’établissement. En 2001, Sciences Po a notamment lancé les « conventions éducation prioritaire » (CEP), qui ont bénéficié depuis à 860 étudiants. Dans le cadre d’un bilan des CEP réalisé en 2011, un chercheur au centre d’études européennes de Sciences Po a conduit une enquête spécifique sur l’insertion des jeunes diplômés de 2006 à 2011 entrés à l’Institut d’études politiques (IEP) par cette voie. Selon cette enquête, le destin professionnel de ces étudiants est semblable à celui de leurs camarades en termes de taux d’insertion, de niveau d’emploi occupé et de salaire à la sortie16 : ces étudiants présentent, en effet, sur le marché du travail les mêmes diplômes que ceux qui ne sont pas passés par cette filière.

Sciences Po s’est également donné pour objectif plus général d’augmenter la part de boursiers parmi ses étudiants […]

[…] Dans l’ensemble, la composition socio-professionnelle du corps étudiant de Sciences Po reste proche de celle des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) et des grandes écoles.

Page 103. Conclusion générale
[…] Sciences Po a également poursuivi la politique de diversification sociale de son corps étudiant entamée depuis le lancement des « conventions éducation prioritaire » (CEP) en 2001. La part d’étudiants
boursiers parmi les étudiants soumis aux droits de scolarité a progressé depuis 2005, mais n’avait pas atteint en 2011 l’objectif de 30 % fixé au contrat quadriennal. En outre, l’analyse de l’origine socio-professionnelle des étudiants montre que la proportion d’étudiants ayant au moins un parent cadre ou exerçant une profession intellectuelle supérieure tend à s’accroître en collège universitaire, les effectifs inscrits en master reflétant toutefois une plus grande diversité sociale.

 

Voir aussi page 21

Les Instituts d’études politiques (IEP) de province
Le statut de l’IEP de Paris est très différent de celui des huit IEP de
province : les IEP de Strasbourg (créé en 1945), Bordeaux, Grenoble, Lyon,
Toulouse (créés en 1948), Aix-en-Provence (créé en 1956), Lille et Rennes
(créés en 1991).

Conformément aux dispositions de l’article L. 621-1 du code de
l’éducation, « les Instituts d’études politiques ont pour mission de compléter
l’enseignement des sciences sociales, administratives et économiques donné
par les universités ». Tous les IEP sélectionnent leurs étudiants à l’entrée et
délivrent un diplôme propre conférant le grade de master. Cependant, à la
différence de l’IEP de Paris, qui s’est rapidement autonomisé, les IEP de
province sont adossés à une université et sont gérés selon les règles du droit
public [...]

 

Lire l’article de lemonde.fr du 31.10.12

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