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Dans un rapport très critique sur la gestion de Sciences Po, la Cour des comptes relativise aussi les résultats de l’ouverture sociale

8 octobre 2012 Version imprimable de cet article Version imprimable

Complément en date du 31.10.12

Ouverture sociale en demi-teinte

« Sciences Po, reconnaît la Cour, a poursuivi la politique de diversification sociale de son corps étudiant entamée depuis le lancement des ‘conventions éducation prioritaire’ (CEP) en 2001. » Les CEP ont permis à 860 étudiants d’intégrer l’Institut d’études politiques (IEP) depuis 2001 et « le destin professionnel de ces étudiants est semblable à celui de leurs camarades », indique la Cour en se fondant sur une étude réalisée par Sciences Po en 2011. Cependant, l’objectif assigné par l’Etat à l’IEP était d’atteindre 30% de boursiers d’ici 2012. Fin 2011, il n’était pas atteint, précise la Cour. « L’établissement compte en fait 23% de boursiers du CROUS en 2010-2011, auxquels s’ajoutent 3 % d’étudiants étrangers recevant une bourse de Sciences Po. »

En revanche, le nombre d’étudiants ayant un parent cadre ou exerçant une « profession intellectuelle supérieure » a augmenté sur la période, passant de 58,5% en 2005-2006 à 63,5% en 2010-2011. C’est donc surtout au bénéfice de ceux issus de ces milieux que l’augmentation du nombre de boursiers s’est faite.

« Dans l’ensemble, la composition socio-professionnelle du corps étudiant de Sciences Po reste proche de celle des classes préparatoires aux grandes écoles et des grandes écoles », constate la Cour.

Extrait de blog.lemonde.fr du 31.10.12 : Le rapport final de la Cour des comptes

 

La Cour des comptes veut mettre fin à une époque. Les 210 pages du rapport établi entre septembre et juin 2012 sont un long réquisitoire qui appelle à réformer Sciences Po Paris sans délai.

Ouverture sociale

La promesse de Richard Descoings d’ouvrir l’IEP à des publics plus populaires, a-t-elle vraiment eu lieu ? Certes, l’IEP accueille davantage de boursiers en 2010 qu’en 2005, sans toutefois "atteindre le pourcentage de 30% attendu en 2012". Mais, dans le même temps, "la proportion des étudiants issus de parents cadres ou exerçant une profession intellectuelle supérieure s’est accrue de 5 points, passant de 58,5% à 63,3%". La Cour des comptes s’inquiète notamment de "la diminution des catégories intermédiaires chez les entrants en 1ère année". Par ailleurs, "l’origine géographique des admis en première année par la procédure générale a peu évolué : les entrants issus de Paris et de la région Ile-de-France représentent toujours un tiers des effectifs, ceux issus de province moins de 43% et la proportion d’étudiants en provenance d’Outre-mer reste marginale."

Extrait de lemonde.fr du 08.10.12 : Sciences-Po. La Cour des comptes dénonce la gabegie de Sciences-Po

 

Une ouverture sociale limitée

Ce que dit la Cour. L’IEP compte plus de boursiers en 2010 qu’en 2005 – sans atteindre toutefois les 30% prévus en 2012. Mais simultanément « la proportion des étudiants issus de parents cadres ou exerçant une profession intellectuelle supérieure s’est accrue de cinq points, passant de 58,5% à 63,3% ».

Ce que répond Sciences Po. Elle ne dément pas attirer toujours plus d’étudiants de milieux favorisés. Mais elle défend mordicus son programme d’ouverture sociale, avec les conventions d’éducation prioritaire qui permettent à des lycéens en ZEP d’entrer par une voie d’accès spécifique. « Dans le groupe des grandes écoles sélectives, écrit-elle, Sciences Po a été bien plus efficace que toutes les autres. » En plus, les étudiants de milieux défavorisés réussissent aussi bien que les autres à Sciences Po. « Et est-ce le cas à l’université ? »

Extrait de liberation.fr du 08.10.12 : Epinglé sur sa gestion Sciences po tente de se défendre

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