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"Fractures françaises », de Christophe Guilluy (François Bourin éditeur) : un ouvrage de géographie sociale qui traite aussi de l’ascension sociale de jeunes issus de ZUS, qui serait plus forte qu’on ne le pense

27 décembre 2010 Version imprimable de cet article Version imprimable

Des banlieues aux zones rurales, des métropoles aux petites villes, dans quel état se trouvent les couches populaires, après vingt ans demondialisation ? Dans Fractures françaises, Christophe Guilluy nous propose une leçon inédite de géographie sociale. S’appuyant sur sa discipline, il révèle une situation des couches populaires très différente des représentations caricaturales habituelles. Leur évolution dessine une France minée par un séparatisme social et culturel. Derrière le trompe-l’oeil d’une société apaisée, s’affirme en fait une crise profonde du « vivre ensemble ».

Les solutions politiques et une nouvelle attitude sont possibles, pour peu que les nouveaux antagonismes qui travaillent la société soient reconnus et discutés publiquement. Il y a urgence : si la raison ne l’emportait pas, les pressions de la mondialisation qui élargissent les fractures sociales et culturelles risqueraient de faire exploser le modèle républicain.

Extrait du site des éditions François Bourin : Fractures françaises

 

Dans la partie de l’ouvrage consacrée aux problèmes scolaires, l’auteur relève une explosion du nombre du nombre de diplômés issus de ZUS, phénomène masqué car ceux-ci quittent le quartier. Les ZUS "n’ont jamais cessé de "produire" et d"’’exporter" des classes moyennes ».

Par ailleurs, Christophe Guilluy dénonce la « discrimination territoriale » comme n’étant que « le faux nez de la discrimination ethnique ». Pour lui, « le problème des grandes écoles » « n’est pas prioritairement celui de la diversité ethnique mais celui de la diversité sociale ».

Il souligne également que les banlieues se trouvent maintenant « au cœur de l’offre scolaire la plus riche », ce qui « rend possible des ascensions sociales », et au contraire que la jeunesses des zones péri-urbaines et rurales, éloignée des grandes écoles et plus généralement des meilleurs établissements scolaires, « ne fait l’objet d’aucune attention particulière ».

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