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Rapprocher les familles populaires de l’école - Analyse sociologique d’un lieu commun, M. Ichou, Cnaf, Paris, Dossiers d’études, n° 125, février, 104 p., (2010), sous la direction de Agnès Van Zanten

3 avril 2010 Version imprimable de cet article Version imprimable

Rapprocher les familles populaires de l’école - Analyse sociologique d’un lieu commun, M. Ichou, Cnaf, Paris, Dossiers d’études, n° 125, février, 104 p., (2010). Sous la direction de Mme Agnès Van Zanten
Institut d’Etudes Politiques de Paris

Ce mémoire ; primé par la CAF et publié dans sa revue, a été réalisé dans la quartier du Val-Fourré à Mantes
Il analyse de façon fine les relations entre enseignants et parents (en distinguant la situation en ZEp et hors-ZE) et l’implication des parents à la maison face aux devoirs.

Extraits de la conclusion :
D’une part, notre recherche participe à la déconstruction du mythe de la démission parentale dans les quartiers populaires sur lequel se fondent les discours sur la nécessité du rapprochement des familles et de l’école.
La croyance en une indifférence parentale vis-à-vis de l’école n’est pas une base solide sur laquelle fonder des discours et des politiques.
Même dans un quartier de relégation et de ségrégation extrêmes, même quand les parents ne disposent pas des ressources scolaires pour pouvoir comprendre le fonctionnement et les normes de l’école, le terme de « démission » ne correspond pas à la réalité sociale.
Même les parents (qui se sentent) scolairement incompétents, même ceux qui ne se rendent jamais dans les établissements scolaires, même parmi les plus résignés, aucun n’est indifférent à la scolarité de ses enfants. Fonder des politiques éducatives nationales ou locales sur une vision excessivement et faussement misérabiliste des familles populaires, notamment
immigrées, ne semble pas en mesure de pouvoir créer les conditions de résolution des problèmes d’échec scolaire, encore moins d’égaliser les destins scolaires des différentes classes sociales.

Pire, les discours sur la démission parentale, qui ne sont en réalité qu’un avatar des thèses sur le « handicap socioculturel », permettent de dégager les professionnels de l’éducation et, plus généralement, l’organisation du système scolaire de leur responsabilité dans les dysfonctionnements de l’école, en particulier dans les quartiers populaires. (...)

D’autre part, notre travail tend à montrer que l’implication parentale visible attendue par les établissements scolaires dans les quartiers populaires (demander des rendez-vous, venir aux convocations, participer aux réunions) n’a pas d’effets réels sur le niveau académique des enfants.
C’est pourtant le but implicite des dispositifs qui visent à renforcer l’implication des parents. Au contraire, ce sont les aspirations scolaires parentales, forme d’implication la plus diffuse et la moins
prise en compte dans les discours et les politiques, qui joue le rôle le plus important.

(...)

Consulter le mémoire

 

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