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Actes 2000 : Animer ou piloter une ZEP ou un REP au niveau local

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VEI enjeux hors-série n° 2 - décembre 2000

Actes des Journée nationales de l’OZP, 6 et 7 mai 2000

ANIMER OU PILOTER UNE ZEP OU UN REP AU NIVEAU LOCAL

Atelier animé par Nicolas Renard, président de l’OZP, enseignant coordonnateur de REP

 

Obstacles et facilitateurs

Les questions posées aux participants, en préalable à l’ébauche de propositions, portaient sur :
- les articulations entre les instances et les fonctions différentes au sein du groupe de pilotage (rôles du responsable et du coordonnateur, constitution du groupe de pilotage, etc.) ;
- les procédures d’élaboration du contrat de réussite ;
- sa place et son rôle dans les orientations de travail effectives au sein des REP.

Nous avons pu constater une fois de plus l’extrême diversité des modes de fonctionnement des REP. Dans un grand nombre d’entre eux, les difficultés structurelles et humaines se combinent avec des réussites et des innovations. En mettant bout à bout les témoignages, il était frappant de constater la symétrie, d’un REP à l’autre, entre les obstacles et les facilitateurs, dans des contextes différents et sans qu’il semble y avoir de démarche d’harmonisation au plan national...

Le tableau ci-après met donc ces deux notions en parallèle. Il ne reprend que les constats et témoignages émis pendant le temps limité de l’atelier ; libre donc au lecteur de le compléter s’il le souhaite.

Texte intégral en ligne sur le site de VEI

Texte intégral en version pdf

 

Ci-dessous le texte en word (sauf les deux pages de tableaux

ANIMER OU PILOTER UNE ZEP OU UN REP AU NIVEAU LOCAL
Animateur : Nicolas RENARD (*)

Obstacles et facilitateurs
Les questions posées aux participants, en préalable à l’ébauche de propositions, portaient sur :
– les articulations entre les instances et les fonctions différentes au sein du groupe de pilotage (rôles du responsable et du coordonnateur, constitution du groupe de pilotage, etc.) ;
– les procédures d’élaboration du contrat de réussite ;
– sa place et son rôle dans les orientations de travail effectives au sein
des REP.
Nous avons pu constater une fois de plus l’extrême diversité des modes de fonctionnement des REP. Dans un grand nombre d’entre eux, les difficultés structurelles et humaines se combinent avec des réussites et des innovations. En mettant bout à bout les témoignages, il était frappant de constater la symétrie, d’un REP à l’autre, entre les obstacles et les facilitateurs, dans des contextes différents et sans qu’il semble y avoir de démarche d’harmonisation au plan national.
Le tableau ci-après met donc ces deux notions en parallèle. Il ne reprend que les
constats et témoignages émis pendant le temps limité de l’atelier ; libre donc au lecteur de le compléter s’il le souhaite.

 

Propositions
Ces témoignages révèlent que, si l’analyse des pratiques de classe dans les REP est relativement poussée aujourd’hui, en revanche, en ce qui concerne l’organisation de structures permettant de placer au centre du système, et non à sa périphérie, l’objectif de mise en cohérence de ses différents éléments, tout le travail reste à faire sur le plan national.
La réalité actuelle est que chacun se débrouille comme il le peut (et comme il l’entend) aux différents niveaux de la hiérarchie, pour construire des liaisons
horizontales dans un système essentiellement dominé par des relations verticales.
D’où les propositions suivantes :
– un besoin général de cohérence d’ensemble du dispositif est exprimé de manière extrêmement forte par les participants à l’atelier : notamment, de cohérence entre la volonté politique affichée au plan national et les actions des gestionnaires, du ministère aux inspections académiques ;
– poser clairement le rôle et les missions de l’encadrement en ce qui concerne les REP. Établir ce rôle au moment du recrutement des cadres, de leur formation, et de leur information préalable. Prendre en compte le besoin de stabilité des équipes d’encadrement ;
– développer la réflexion sur le rôle et la place des acteurs intermédiaires en ce qui concerne la mise en œuvre des contrats de réussite : coordonnateurs, animateurs REP, postes de soutien. Porter une attention accrue au statut des coordonnateurs : définir partout et de manière claire leurs missions et leurs attributions, leur cadre de travail, leurs moyens matériels de travail, leur formation ;
– encourager et accompagner la mobilisation des enseignants sur le terrain, en posant les cadres de travail qui leur permettraient concrètement de mettre en cohérence leurs pratiques, sans exiger qu’ils les révolutionnent, grâce à de meilleures liaisons. Notamment, faire perdurer les stages REP ;
– éclaircir les ambiguïtés concernant les partenariats locaux autour de l’école, qui ont été dans de nombreux endroits relégués à l’arrière-plan par une conception restrictive de la place de l’école dans les quartiers, en décalage avec les réalités sociales.

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