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21/12 - Douste-Blazy et les familles pauvres (Le Monde)

21 décembre 2004 Version imprimable de cet article Version imprimable

Extrait du « Monde » du 21.12.04 : Douste-Blazy et la pauvreté des familles

Philippe Douste-Blazy veut lutter contre la pauvreté des familles et simplifier la procédure d’adoption. Chargé du dossier de la famille depuis le remaniement du 29 novembre, le ministre de la santé devait présenter ses priorités, lundi 20 décembre. Un million d’enfants sont considérés comme pauvres.

Améliorer le sort des familles pauvres, faciliter les procédures d’adoption, "accompagner le désir d’enfant des familles" et protéger les mineurs de la pédophilie et de la pornographie sur Internet : Philippe Douste-Blazy, qui suit le dossier de la famille depuis le remaniement ministériel de la fin novembre, devait détailler ses priorités, lundi 20 décembre. "Dans ce domaine, il faut se méfier des idéologies et de la politique politicienne, souligne le ministre. Mon premier dossier sera la lutte contre la pauvreté des familles. Tony Blair, en Grande-Bretagne, tente de lutter contre cette injustice. Nous ferons de même car la France n’a pas encore pris la mesure de cet enjeu."

Si l’on retient le critère traditionnel - un niveau de vie inférieur à la moitié du salaire médian -, près de 2,5 millions de personnes vivaient, en 2001, dans une famille pauvre. Selon un rapport du Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale, publié en février, 1 million d’enfants, soit près de 8 % des moins de 18 ans, sont considérés comme pauvres (Le Monde du 18 février).

Nombre d’entre eux vivent dans un habitat dégradé et un quart habitent dans un logement surpeuplé. La santé de ces enfants s’en ressent : 17,3 % des 5-6 ans scolarisés en zone d’éducation prioritaire (ZEP) souffrent d’obésité, contre 13,3 % pour les autres enfants. Et leurs parcours scolaires sont plus souvent marqués par l’échec. Les familles monoparentales sont particulièrement touchées : 23 % de ces enfants vivent avec un seul parent, leur mère dans 85 % des cas.

Pour poser les jalons d’une politique en faveur des familles en difficulté, M. Douste-Blazy a constitué une commission qui sera présidée par le président d’Emmaüs-France, Martin Hirsch, ancien membre du groupe de travail Camdessus (qui a publié un rapport intitulé "Le sursaut, vers une nouvelle croissance pour la France") et ex-directeur de cabinet de Bernard Kouchner. "Les acteurs de terrain et les pouvoirs publics doivent unir leurs forces, au-delà des clivages", note M. Douste-Blazy, qui a donné carte blanche à M. Hirsch.

Un rapport devrait être rendu en mars afin que la Conférence de la famille, qui a fait de 2005 l’année des "familles vulnérables", puisse se saisir du dossier, en juin. "Nous allons nous efforcer de proposer des politiques de moyen et long terme ayant des objectifs chiffrés de réduction du nombre de familles pauvres d’ici dix, quinze ou vingt ans, affirme M. Hirsch. Nous voulons également proposer des solutions d’urgence sur les enjeux que l’on peut déjà identifier, comme la prévention du surendettement chronique, la qualité de l’alimentation ou la lutte contre le saturnisme." (...)

Quant à la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE), qui remplace depuis le début de l’année plusieurs prestations familiales, elle devrait concerner, en 2004, 90 % des familles pour un budget de 8 milliards d’euros. (...)

Anne Chemin

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