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08/12 - Caméras dans la ZEP de Mantes-la-Jolie. (Le Parisien)

9 décembre 2004 Version imprimable de cet article Version imprimable

Extrait du « Parisien » du 08.12.04 : caméras dans la ZEP de Mantes-la-Jolie (Yvelines)

Le lycée va être truffé de caméras.

Le lycée d’enseignement professionnel Jean-Rostand de Mantes-la-Joile joue la carte de plus de sécurité. Dès la fin des vacances d’hiver, en janvier 2005, les absences et les retards seront contrôlés par un crayon optique, semblable au système qui permet de lire les codes-barres dans les grandes surfaces. Huit mois plus tard, à la rentrée de septembre, c’est une centaine de caméras vidéo qui viendront renforcer la surveillance.

Nous cherchons surtout un effet dissuasif, explique Catherine Marsaleix, proviseur de cet établissement important. « Nous accueillons 1 200 élèves et nous devons surveiller cinq bâtiments répartis sur 20 000 m 2 . La topographie n’est pas facile avec des recoins partout. Je suis responsable de la sécurité des personnes, des élèves, du personnel, des enseignants et des biens. Nous constatons des extincteurs percutés, des dégradations, des tags, des intrusions extérieures. Des fumeurs parviennent à s’isoler pour ne pas être repérés. Ces caméras auront cet effet dissuasif. Je ne sais pas combien il y en aura à terme. Les premières études réalisées par l’Apave, un bureau d’études, font état du besoin d’une centaine de caméras. Maintenant, reste à savoir combien la région Ile-de-France va en financer. Peut-être l’implantation se fera-t-elle en plusieurs tranches comme cela a déjà été réalisé au lycée Viollet-le-Duc à Villiers-Saint-Frédéric », ajoute le proviseur.

En revanche, Catherine Marsaleix dément une baisse des effectifs de surveillants. « Nous sommes en ZEP (zone d’éducation prioritaire), nous sommes mieux dotés que d’autres lycées. J’ai obtenu l’an dernier un demi-poste supplémentaire. Ce sont les aides-éducateurs qui ne sont pas remplacés, comme partout ailleurs. » Lors du dernier conseil d’administration, seuls les enseignants se sont opposés à cette décision, parents, élèves et personnel technique ayant voté positivement. « Le proviseur avait réuni avant chaque groupe séparément pour développer ses arguments, dénonce un enseignant. » C’était du genre « des caméras, il y en a bien dans les hypers et personne ne les remarque. Personne ne sait combien il y aura de caméras, si elles seront placées dans les couloirs, les salles de classe. Quand on lui a fait remarquer qu’il y avait aussi des problèmes dans la rue, devant le lycée, elle a répondu que ce n’était plus de sa compétence ». Si l’installation du crayon optique qui contrôlera les présences et absences des élèves au retour des vacances de Noël est financée par des crédits de la politique de Ville sur des fonds interministériels, la vidéosurveillance sera à la charge de la région Ile-de-France et de fonds du lycée.

Christian Thomas.

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